La Prière est un avant-goût du Ciel !
Voici une apologie de la Prière « La Prière est un avant-goût du Ciel » de Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Curé d’Ars dans la petite paroisse des Dombes de 230 âmes à 40 km de Lyon qui fut un véritable marathonien du confessionnal (parfois jusqu'à 17 h) et un grand amoureux du Saint-Sacrement.
La Méditation sur la Prière de Saint Jean-Marie Vianney « La Prière est un avant-goût du Ciel » :
« Voyez, mes enfants : le trésor d'un chrétien n'est pas sur la terre, il est dans le ciel. Eh bien ! Notre pensée doit aller où est notre trésor.
L'homme a une belle fonction, celle de prier et d'aimer. Vous priez, vous aimez : voilà le bonheur de l'homme sur la terre !
La prière n'est autre chose qu'une union avec Dieu. Quand on a le cœur pur et uni à Dieu, on sent en soi un baume, une douceur qui enivre, une lumière qui éblouit. Dans cette union intime, Dieu et l'âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble ; on ne peut plus les séparer. C'est une chose bien belle que cette union de Dieu avec sa petite créature. C'est un bonheur qu'on ne peut comprendre.
Nous avions mérité de ne pas prier ; mais Dieu, dans sa Bonté, nous a permis de Lui parler. Notre prière est un encens qu’Il reçoit avec un extrême plaisir.
Mes enfants, vous avez un petit cœur, mais la prière l'élargit et le rend capable d'aimer Dieu. La prière est un avant-goût du ciel, un écoulement du paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. C'est un miel qui descend dans l'âme et adoucit tout. Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le soleil.
La prière fait passer le temps avec une grande rapidité, et si agréablement, qu'on ne s'aperçoit pas de sa durée. Tenez, quand je courais la Bresse, dans le temps que les pauvres curés étaient presque tous malades, je priais le bon Dieu le long du chemin. Je vous assure que le temps ne me durait pas.
On en voit qui se perdent dans la prière comme le poisson dans l'eau, parce qu'ils sont tout au bon Dieu. Dans leur cœur, il n'y a pas d'entre-deux. Oh ! Que j'aime ces âmes généreuses ! Saint François d'Assise et sainte Colette voyaient notre Seigneur et Lui parlaient comme nous nous parlions. Tandis que nous, que de fois nous venons à l'église sans savoir ce que nous venons faire et ce que nous voulons demander ! Et pourtant, quand on va chez quelqu'un, on sait bien pourquoi on y va. Il y en a qui ont l'air de dire au bon Dieu « Je m'en vais Vous dire deux mots pour me débarrasser de Vous... » Je pense souvent que, lorsque nous venons adorer notre Seigneur, nous obtiendrions tout ce que nous voudrions, si nous le Lui demandions avec une foi bien vive et un cœur bien pur ».
Ainsi soit-il.
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
Les événements principaux de la Vie de Saint Jean-Marie Vianney sont connus de tous : son enfance à Dardilly (non loin de Lyon), où il naquit en 1786, les difficultés qu'il rencontra pour accéder au Sacerdoce (1815),tant il était peu apte aux études ecclésiastiques, son arrivée dans la petite paroisse des Dombes, qu'il rendrait un jour célèbre dans le monde entier (1818), la transformation d'Ars grâce à son zèle, à son enseignement catéchétique, mais surtout à sa prière et aux pénitences qu'il s'imposait, puis la venue des foules qui, pendant des années, battraient de leur flot sans cesse renouvelé les rues du village et rempliraient l’église dès l’aube, enfin la mort du Prêtre épuisé de fatigue et transfiguré par la joie intérieure, un matin brûlant d'août 1859 : « Qu'il fait bon mourir quand on a vécu sur la Croix ». Mais il faut sans doute avoir fait le pèlerinage d'Ars, avoir vu le pauvre lit et les gros sabots, la petite église et la chaire au pied de laquelle Lacordaire vint s'asseoir, le confessionnal où le Saint passait parfois quatorze heures par jour ; il faut avoir médité sur les feuillets des sermons avec leur écriture enfantine et leurs fautes d'orthographe, pour saisir une fois de plus combien le Seigneur se plaît à choisir « ce qui n’est pas », afin de « réduire à rien ce qui est » (1 Co 1, 28).
Voir également sur le Saint Curé d'Ars :
- La « Catéchèse de Benoît XVI » sur Saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars
- La Prière « Je Vous aime, Ô mon Dieu » de Saint Jean-Marie Vianney
- La « Prière pour les Prêtres » à Saint Jean-Marie Vianney
- La Prière de Mgr Guy Bagnard à « Jean-Marie Vianney, le Saint Curé d'Ars »
- La Prière du Saint Curé d'Ars « Sans le Saint-Esprit, nous sommes comme une pierre du chemin »
- Quelques citations du Curé d'Ars sur « la Miséricorde de Dieu et le Sacrement de Réconciliation »
- La Prière du Saint Curé d'Ars « Bonjour, mon Ange gardien ! »
- La Prière du Saint Curé d'Ars « Notre-Seigneur est sur la terre comme une mère qui porte son enfant sur ses bras »
- La Prière de Saint Jean-Marie Vianney « Il y a deux manières de souffrir : souffrir en aimant et souffrir sans aimer »
- Les « Méditations » du Saint Curé d’Ars
- Le Sermon du Saint Curé d'Ars sur le Premier Commandement « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur et de toutes vos forces » (Deut., VI, 5)
- Le Sermon de Saint Jean-Marie Vianney sur le Mariage « Quelles sont les conditions qu'il faut pour qu'un Mariage soit Bon devant Dieu et devant les hommes ? »
- La Prière de Saint Jean-Marie Vianney « Mon Dieu, je crois fermement que Vous êtes présent partout »
- Quelques « Citations » du Saint Curé d'Ars
- Le Conseil du Saint Curé d'Ars « Devant le Saint Sacrement, fermons nos yeux et ouvrons notre cœur »
- La Méditation sur la Prière de Saint Jean-Marie Vianney le Curé d’Ars « La Prière est un avant-goût du ciel »
- Le Sermon du Curé d’Ars pour la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie « De qua natus est Jesus »
- La Prière d'offrande et d'amour du Saint Curé d'Ars « Ô mon Dieu, je T’aime ! »
- Le « Signe de Croix » du Saint Curé d’Ars
- La Prière du Curé d’Ars à Marie pour nous Sanctifier « Ô Vierge Immaculée, qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez »