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La Catéchèse sur la « Sainte Liturgie de la Semaine Sainte » donnée par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque :


LE DIMANCHE DES RAMEAUX cf. « Sainte Messe du 2ème Dimanche de la Passion ou des Rameaux » (Dominica II Passionis seu in Palmis)

Il célèbre la Royauté que le Christ s’est conquise par la Croix. Cf. Mal 9, 9 : Sois transportée d'allégresse, fille de Sion, pousse des cris de joie, fille de Jérusalem. Voici que ton roi vient à toi, Juste et Sauveur ; Il est pauvre, et monté sur une ânesse et sur le petit d'une ânesse.

A) La Cérémonie des Rameaux, ou le Christ Roi (couleur rouge : rouge des rois)
Les oliviers et les palmes : c'est une branche d'olivier qui annonce la fin du déluge, et le peuple sorti d'Égypte campe à l'ombre de 70 palmiers. Palmes et oliviers annoncent donc la fin d'un châtiment, une délivrance. Les palmes sont donc signe de joie (Lev. 23, 40).
La Procession commémore l’événement historique. La Présence du Christ est manifestée par la Croix de Procession dévoilée. Au XI° siècle, en Angleterre, le Saint Sacrement y était porté, prélude lointain de la Fête-Dieu. Mais cette marche de Notre Seigneur Jésus-Christ vers la Jérusalem terrestre ouvre celle vers la Jérusalem Céleste, qu'Il conquiert par la Croix. Le Gloria Laus est donc le sommet de cette Liturgie. La Procession se rend à la porte de l'église (symbolisant ici le Ciel) qui est fermée. Derrière, un chœur invisible chante la Gloire de Dieu (les Anges). Notre louange ne pourra s'unir à la Leur qu'à partir du moment où le Ciel sera ouvert par la Rédemption de la Croix (on fait ouvrir la porte de l'église en frappant avec la hampe de la Croix).

B) La Messe : le Christ a régné par le bois de la Croix (d'où le violet)
Isaïe l'avait prophétisé : Il portera sur Son épaule la marque de Sa principauté (Is. 9, 5). La Croix, instrument de Sa royauté, est le centre de la Liturgie. D’où l’épître (Phil. 2, 5 à 11), le Psaume 21 du Trait (Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-Vous abandonné ? … Je suis un ver et non un homme, honte du genre humain et dérision du peuple. Tous ceux qui me voient me bafouent, ils grimacent des lèvres, hochent la tête : "Il a compté sur le Seigneur, qu'Il le sauve ! Qu’Il le délivre, puisqu'Il l'aime !". Ils partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique…) et le Chant de la Passion (mélodie datant du XIV° siècle).

LE JEUDI SAINT

Cette Journée comptait autrefois Trois Messes distinctes, dont Deux seulement demeurent.
- La Messe Chrismale, où l'évêque consacre les Saintes Huiles destinées à l’administration des Sacrements. Elles sont Bénies en ce Jour pour rappeler que toutes les Grâces découlent de la Croix. Avant le Samedi Saint, ces huiles sont communiquées aux paroisses et utilisées à la Veillée Pascale.
- La Messe pour la Réconciliation des Pénitents : les pécheurs qui faisaient Pénitence publique depuis le début du Carême étaient réintégrés parmi les Fidèles. Il ne reste trace de cette Cérémonie qu'à Rome, avec la Bénédiction Urbi et Orbi. Celle-ci, qui accorde une Indulgence Plénière aux conditions requises, n'était primitivement conférée que le Jeudi Saint. Récemment Elle fut étendue au Jour de Pâques et aux autres grandes Fêtes. En procédant à la Réconciliation des Pénitents avant la Messe Chrismale, l’Eglise rappelle qu’autant que faire se peut, notre Confession Pascale doit être faite avant les Grandes Cérémonies du Triduum Sacré afin de pouvoir s’y unir plus profondément.
- La Messe Vespérale, mémorial de la Cène du Seigneur, qui se célèbre en fin d'après-midi : la « Sainte Messe Solennelle du Soir en la Cène du Seigneur » (De Missa Solemni Vespertina in Cena Domini)

LA MESSE VESPÉRALE
Cette Messe est d'allégresse au souvenir de ce Jour où Notre-Seigneur institua les si beaux Sacrements de l'Eucharistie et de l'Ordre. L’Eglise mêle cependant cette joie de tristesse, ne pouvant oublier la trahison de Judas. Elle ne fait dans toute cette Cérémonie que reprendre les deux sentiments dominants de l'Âme de Notre Seigneur Jésus-Christ : J'ai désiré d'un grand désir manger cette Pâque avec vous (Lc. 22, 15) d'une part, mais aussi le Trouble de Notre Seigneur Jésus-Christ devant la trahison de Judas. D'où la singulière gravité de cette Cérémonie qui, si Elle laisse exprimer sa joie en entonnant le Gloria in excelsis Deo qui n'avait pas résonné depuis le début du Carême, fait taire ensuite ses cloches en signe de deuil.

A) Le Plan de la Cérémonie suit les Événements tels que Notre Seigneur Jésus-Christ les a vécus : le Lavement des Pieds, l'Institution de l'Eucharistie (la Messe), le départ au Jardin des Oliviers en compagnie de ses Apôtres (Procession au Reposoir), l’anéantissement du Christ pendant Son agonie (dépouillement des Autels), la Prière du Christ au Jardin des Oliviers (l’Adoration au Reposoir : Veillez et priez) et enfin l’arrestation de Notre Seigneur Jésus-Christ dans la nuit (fermeture du Reposoir).

B) Le Lavement des Pieds : Notre Seigneur Jésus-Christ répond à la querelle des Apôtres pour savoir qui était le plus grand. C'est donc une leçon d'humilité et de charité. C'est surtout une marque de la singulière grandeur des Évènements qui vont suivre : en Orient, on se lavait les pieds avant de prendre part au festin. Et le plus haut degré de l'hospitalité était que le maître de maison accomplît lui-même cet office pour ses hôtes. Notre Seigneur Jésus-Christ introduit ainsi l’invitation à participer à l’Eucharistie. Ce geste résume encore le Mystère de l'Incarnation et de la Rédemption. Jésus se lève de table (Il "sort" du Ciel), dépose Son vêtement (cache Sa divinité), revêt un tablier (prend notre humanité), et lave les pieds de Ses disciples (lave, expie nos péchés).

C) La Trahison de Judas et la Liturgie : Saint Jean, en son Évangile, rapporte la Communion Sacrilège de Judas : Cependant, voici que la main de celui qui me trahit est avec moi à cette table… Quand Judas eut pris cette bouchée, Satan entra en lui (Lc 22, 21). C'est en raison de ce triste souvenir que la Liturgie d'aujourd'hui, par son épître, fustige ceux qui mangent indignement d'un tel Aliment : Quiconque mange de ce Pain ou boit de la Coupe du Seigneur indignement devra répondre du Corps et du Sang du Seigneur. C'est également au souvenir du baiser de paix par lequel Judas livra le Christ au Jardin des Olivers que toute trace de Paix est supprimée en cette Messe. A l’Agnus Dei, on dit trois fois miserere nobis pour éviter le dona nobis pacem et on supprime la 1ère Prière avant la Communion relative à la Paix.

LA FONCTION LITURGIQUE DU VENDREDI SAINT : la « Sainte Cérémonie Liturgique Solennelle du Vendredi après-midi en la Passion et la Mort du Seigneur » (De Solemni Actione Liturgica postmeridiana in Passione et Morte Domini)

La Cérémonie se déroule vers l’heure des Vêpres, autrement dit après la Mort de Notre Seigneur Jésus-Christ commémorée par le Chemin de Croix. La Mort du Christ est signifiée par le Prêtre qui, dès le début de la Fonction Liturgique, fait la grande Prostration à l’entrée du Chœur. La Fonction Liturgique est donc essentiellement mémoriale. On y revient, par la méditation, sur les évènements qui se sont déroulés, pour en saisir plus avant le sens. Elle se déroule en quatre temps :
. Récit de la Passion (introduite par Deux Leçons de l’Ancien Testament). On chante la Passion selon Saint Jean, La plus contemplative des Quatre.
. Grandes Oraisons : l’Église fait Sienne la grande Prière Salvatrice de Notre Seigneur Jésus-Christ en Croix.
. Adoration de la Croix : imiter les Saintes femmes plutôt que fuir.
. Communion.

LA VEILLÉE PASCALE : la « Vigile Pascale du Samedi Saint » (De Vigilia Paschali in Sabbato Sancto)

I- LE MESSAGE PASCAL (l’exaltation du Christ)
Que la Lumière soit (Ge 1, 3, 1ère Parole de Dieu dans la Bible) C'est moi, Jésus, l'étoile du matin (Ap 22, 16, Dernière Parole de Notre Seigneur Jésus-Christ dans l’Apocalypse). Un Poème de Lumière, c'est ainsi qu'on pourrait définir le début de la Veillée Pascale.

1) Le Feu Nouveau
La Lumière symbolise l’Ineffable qui échappe à nos sens. Impalpable et insaisissable, elle méta-morphose ce qu'elle atteint. Elle est source de Joie, de Paix, de Santé. Il n’y a qu’un pas à franchir pour en faire le Symbole de Dieu : Dieu est Lumière et en Lui il n'y a pas de ténèbres (1 Jn 1, 5). Il était la Vraie Lumière éclairant tout homme venu en ce monde (Jn 1, 9). Je suis la Lumière du monde. Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres (Jn 8, 12).
La Nuit Pascale commence donc près d’un feu, comme la 1ère Pâque avait commencé au buisson ardent où Dieu révéla à Moïse son dessein salvifique. C’est encore le feu qui, à la prière d'Elie, était descendu du Ciel en signe d’acceptation du sacrifice offert à Jéhovah (3 R 18, 36).

2) Le Cierge Pascal
Ce Feu, représentant Dieu de manière générale, prend un symbolisme plus précis avec le Cierge Pascal. Il est normal que le Christ Glorieux nous soit montré sous le Symbole de la Lumière : C'est moi, Jésus, Étoile splendide du matin (Ap 22, 16) ; Et il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront point besoin de la lumière d’une lampe ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu les éclairera (Ap 22, 5). Le Cierge Pascal qui éclaire cette Nuit symbolise donc le Christ, Splendeur du Père et le Rayonnement de la Lumière éternelle (He 3, 3). Ce Cierge, qui sera allumé pendant tous les Offices du Temps Pascal, rappelle la Présence du Christ Ressuscité au milieu des Siens. Il sera éteint le matin de l'Ascension, après le chant de l'Evangile.
Le Cierge Pascal reçoit sa Bénédiction par l’incrustation des cinq grains d’encens, Symbole des Cinq Plaies du Christ, cause de sa Glorification : Il s’est fait obéissant jusqu'à la mort, c’est pourquoi Dieu L’a exalté.

3) La Procession du Cierge Pascal
Elle rappelle la colonne de feu qui avait conduit le peuple de Dieu à travers le désert jusqu’à la Terre promise. Yahweh allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer afin qu’ils pussent marcher de jour comme de nuit. Cette nuée lumineuse dans le désert n’était que la figure du Christ. Aujourd’hui, c’est à la suite du Christ, Lumière pour éclairer les nations (Lc. 2, 32) qu’il nous est proposé de marcher : Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres (Jn. 8, 12).
Cette Procession à la suite du Christ Glorieux ouvre les portes de la Jérusalem Céleste, jusqu'à présent closes, symbolisée par l’édifice de l’église. Cette marche est comme le Triomphe du Christ Glorieux, exaltation glorieuse manifestée par les gestes qui accompagnent cette Procession. A l’image des Anges du Matin de Pâques, le Diacre (c’est à lui qu’il revient d’annoncer l’Evangile) est revêtu de blanc, et par trois fois, en s’avançant dans la nef, chante sur un ton toujours plus haut le Lumen Christi, à la suite Duquel tous font la génuflexion : afin qu’au Nom de Jésus tout genoux fléchisse, et que toute langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la Gloire de Dieu le Père (Ph 2, 8).
Cette Procession s’achève dans le Sanctuaire, devenu pour un instant le Symbole du Ciel. Le Christ, Glorieux, y prend place au centre. Il n’y a plus qu’à unir nos voix humaines à la louange céleste qui accueille cette Victoire Glorieuse du Christ Ressuscité : ce sera le Chant de l’Exsultet.

4) Le Chant de l’Exsultet (union à la louange céleste décrite en Ap 4, 2 ss.)
Exultez foule des Anges dans le Ciel, exultez, Anges de Dieu, et pour saluer la Victoire d’un tel Roi, retentis, trompette du Salut ! A cette Joie triomphale du Ciel, s’associe le chant de la terre : Joie sur la terre, irradiée de telles Clartés ! Que l’univers entier, illuminé de la Splendeur du Roi éternel, voie s’enfuir les ténèbres ! Joie sur l’Eglise notre Mère, parée de l’éclat d’une telle Lumière ! Et que ce Sanctuaire retentisse de la grande voix des peuples.

II- LA RÉSURRECTION BAPTISMALE (notre participation à la Gloire du Christ)

Ayez en vous les sentiments qui habitaient le Cœur de Jésus (Phil 2, 3). Comment retracer en nous cette Résurrection du Christ ? Deux moyens sont donnés par le Christ Lui-même :
- Le Baptême : cf. entretien (de nuit !) de Jésus avec Nicodème : Aucun homme, s’il ne renaît de nouveau, ne peut voir le Royaume de Dieu. Nicodème Lui dit : Comment un homme peut-il naître de nouveau, lorsqu’il est vieux ? Peut-il entrer dans le sein de sa mère et naître à nouveau ? Jésus répondit : En Vérité, en Vérité, je te le dis, nul, s’il ne renaît de l’Eau et de l’Esprit Saint, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. (Jn 3, 3-5). D’où les Cérémonies Baptismales
- La Communion : Je suis le Pain vivant descendu du Ciel. Si quelqu’un mange de ce Pain, il vivra éternellement ; et le Pain que je donnerai, c’est ma Chair pour la Vie du monde (Jn. 6, 51). D’où la Messe.

1) Chant des Leçons : introduction au Rite Baptismal : c’est un reste des antiques Veillées, toutes de Lectures entrecoupées de Cantiques et d’Oraisons. Dernière instruction destinée aux Catéchumènes. D’où le choix des Lectures, retraçant l’économie du Salut :
• Le Récit de la Création : 1ère Leçon de Catéchisme qui les contient toutes ; 1ère Création image de la Seconde (l’esprit qui planait sur les eaux), d’où l’oraison : Ô Dieu qui avez créé l’homme d’une manière admirable et l’avez restauré d’une manière plus admirable encore, donnez à Vos enfants raisonnables la Grâce de résister aux attraits du péché afin que nous puissions parvenir aux Joies de l’éternité.
• Le passage de la mer Rouge, figuration du Rite Baptismal.
• Isaïe : Le petit reste d’Israël, résumé des Promesses Messianiques, décrivant la noblesse du nouveau Chrétien : Ceux qui resteront dans Sion, on les appellera Saints ; eux Tous qui, dans Jérusalem, seront inscrits pour vivre. Quand le Seigneur aura lavé la souillure des filles de Sion et purifié Jérusalem du sang par un souffle de Jugement, le Seigneur créera, sur toute l’étendue du mont Sion, et sur le lieu de Ses assemblées, une nuée durant le jour et un éclat de feu qui flamboie durant la nuit. Au-dessus de tout, sera la Gloire du Seigneur.
• Le Testament de Moïse, rappelant à Israël ses devoirs avant l’entrée dans la Terre Promise. L’Eglise rappelle à Ses futurs membres le grave devoir qu’ils auront de respecter leur vocation nouvelle, au risque d’encourir les châtiments divins.

2) Les Litanies : Union de l’Eglise triomphante et de l’Eglise militante qui toutes Deux entourent de leur Prières ces futurs membres de l’Eglise qui demain feront Sa joie. Cela marque la Solennité de la Cérémonie qui va suivre, puisque ces Litanies sont réservées aux Actes Liturgiques les plus éminents : Sacre des évêques, Ordination des Prêtres, Consécration des églises.
Celles-ci, divisées en deux, encadrent le Rit Baptismal lui-même : restes de la pratique antique. Autrefois, les Fidèles restaient dans l’église à chanter les Litanies des Saints, tandis que seuls les Catéchumènes et le Clergé se rendaient au Baptistère pour les Cérémonies du Baptême.

3) Bénédiction de l'Eau Baptismale
Baptisés dans l’Eau et dans l’Esprit. Pour rendre Baptismale cette eau toute matérielle, le Célébrant, par la Préface Consécratoire, invoque l’Esprit de Dieu. Cette Préface constitue une véritable Épiclèse, destinée à Sanctifier non plus l’Hostie Immaculée et le Calice du Salut, mais l’Eau de la Régénération. Le Cierge Pascal, Symbole du Christ, y est plongé, tout comme le Christ Sanctifia les Eaux du Jourdain lors du Baptême par Jean-Baptiste. C’est avec cette Eau que seront effectués tous les Baptêmes de l’année à venir.

4) Le Baptême
C’est là que prend place le Baptême des adultes, puis le renouvellement de leurs Promesses par tous les Baptisés, qui alors sont aspergés d’Eau Pascale.

III- LA MESSE
1) La Messe des Catéchumènes : Pas de prières au bas de l'Autel, pas d'Introït ; Gloria avec cloches ; après l'Épître, trois Alleluia pascals ; pas de Credo. Cette première partie de la Messe est résumée en raison de la Vigile qui vient de précéder : il n’y a plus de Catéchumènes, et l’instruction a déjà été donnée. Il ne reste qu’à transmettre un ultime message aux néophytes tout de blancs vêtus : Si vous êtes Ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en Haut, où siège le Christ à la droite de Dieu ; attachez-vous aux choses d’en Haut, non à celles de la terre.
Le centre de cette 1ère partie de la Messe est le triple Alleluia entonné par le Célébrant. Cet Alleluia et le Cantique qui suit est la réponse à la vision prophétique qu’avait eu Tobie (Tb 13, 21 ss.) : Mon âme, bénis le Seigneur, parce qu’Il a délivré Jérusalem, Sa cité, de toutes Ses tribulations, Lui le Seigneur notre Dieu. Les portes de Jérusalem seront bâties de saphirs et d’émeraudes, et toute l’enceinte de Ses murailles de pierres précieuses. Toutes Ses places publiques seront pavées de pierres blanches et pures ; et l’on chantera dans Ses rues l’Alleluia.

2) La Messe des Fidèles
Pas d'Antienne d'Offertoire ; pas d'Agnus Dei, ni de Prière Domine Iesu Christi qui dixisti..., ni de Baiser de Paix. L’absence de ces Morceaux Liturgiques manifeste l’Ancienneté des Rites. Nous sommes là face à la structure de la Messe telle qu’Elle existait à la fin du IV° siècle !

3) Les Laudes sont raccourcies en raison de la longueur de la Veillée. De plus, l’Église veille sur ceux qui depuis quarante jours s’adonnent plus spécialement à la Prière et la Pénitence. Pendant toute cette Semaine de Pâques, Elle abrège l’Office Divin, pour que Ses ministres se reposent.

Ainsi soit-il.


Abbé Patrick de La Rocque (FSSPX) - Catéchèse sur la Liturgie de la Semaine Sainte

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Voir également de Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque :
- Le Sermon sur « L’Infaillibilité du Magistère de l’Église Catholique Romaine » donné par Monsieur l’Abbé Patrick de la Rocque
- La « Lettre à un Fidèle Catholique de la Tradition sur le sédévacantisme » de Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- Le Commentaire de l’Évangile du Dimanche de la Passion (Jn 8, 46-59) sur « L’Altercation avec les Pharisiens » de l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Catéchèse sur la « Sainte Liturgie de la Semaine Sainte » donnée par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Première Station « Jésus est condamné à mort » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Deuxième Station « Jésus est chargé de sa Croix » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Troisième Station « Jésus tombe pour la Première fois » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Quatrième Station « Jésus rencontre Sa Très Sainte Mère » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Cinquième Station « Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa Croix » du Chemin de Croix méditée par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Sixième Station « Véronique essuie la Face de Jésus » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Septième Station « Jésus tombe pour la Deuxième fois » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Huitième Station « Jésus reprend les filles de Jérusalem » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Neuvième Station « Jésus tombe pour la Troisième fois » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Dixième Station « Jésus est dépouillé de Ses vêtements » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Onzième Station « Jésus est cloué à la Croix » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Douzième Station « Jésus meurt sur la Croix » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Treizième Station « Jésus est remis à Sa Mère » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque
- La Quatorzième Station « Jésus est mis au Tombeau » du Chemin de Croix médité par Monsieur l’Abbé Patrick de La Rocque