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Le commentaire de Mgr P. Debergé sur « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » :

« Un point est ici important : « Ce que Dieu a uni ». Comme nulle part ailleurs, Jésus affirme en effet que l'union conjugale ne dépend pas uniquement de la décision des conjoints - pas plus d'ailleurs que de la reconnaissance de la société - mais de l'acte « gracieux » par lequel Dieu fait Un ceux qui sont deux.

Au fondement de la relation qui unit l'homme et la femme dans leurs identités sexuées, il y a donc l’Amour créateur de Dieu, et le don d'une unité, fondatrice de la conjugalité. Pour Jésus, aucun législateur biblique ne peut dès lors décider la rupture d'une union conjugale, car personne ne peut séparer ceux que la Grâce de Dieu a unis.

Davantage encore, parce qu’Il connaît les injustices dont elles sont victimes, Jésus rétablit ici les femmes comme partenaires à part entière à l'intérieur du couple, et Il rappelle qu'aucune rupture du lien conjugal n'est innocente, aucune casuistique ne pouvant justifier la mise en échec volontaire du dessein originel de Dieu.

À l'opposé de ceux qui, à cause de la dureté du cœur de l'homme, ont autorisé la répudiation, Jésus affirme donc que l'indissolubilité est une promesse inscrite au cœur de l'union conjugale, en même temps qu'elle est une dimension essentielle de la manière dont Dieu se lie aux hommes, c'est-à-dire pour toujours.

Mais encore faut-il ne jamais fermer son cœur à la Grâce de Dieu, et ne jamais désespérer de son Amour ».

Ainsi soit-il.


Mgr Pierre Debergé (1956-….)

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