Plus sérieusement, alors que certains évêques préfèrent se soumettre aux « autorités publiques » incapables d’enrayer l'épidémie du coronavirus plutôt que de suivre le Redemptionis Sacramentum de mars 2004 et déclarent : « j’appelle les catholiques à être exemplaires et à suivre scrupuleusement les consignes des autorités publiques. En ce qui concerne nos assemblées eucharistiques, je demande pour éviter tout risque de contamination : que le « pain eucharistique » soit exclusivement donné dans les mains (et non dans la bouche) », Mgr Athanasius Schneider dénonce l'obligation faite de donner la communion dans la main en temps de pandémie !

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L’Instruction N° 92 du « Redemptionis Sacramentum » de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, du 25 mars 2004 : « Tout fidèle a toujours le droit de recevoir, selon son choix, la Sainte Communion dans la bouche ».


Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie à Astana au Kazakhstan, a en effet publié sur le site « Rorate Caeli » un texte – on pourrait parler d'une Lettre Pastorale – sur la réception de la Sainte Communion en temps de pandémie, dans le contexte de l'épidémie du Coronavirus. Il y dénonce l'interdiction faite dans certains diocèses de donner l’Hostie sur la langue, en imposant le communion dans la main. Il qualifie cette interdiction d'« Abus d'autorité », et recommande au contraire, si la Communion ne peut être reçue sur les lèvres, de faire une Communion Spirituelle au moyen d'une prière qu'il propose.

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« Personne ne peut nous contraindre à recevoir le Corps du Christ d'une manière qui comporte un risque de perte des fragments, et qui entraîne une diminution de la révérence, comme c'est le cas lorsqu'on reçoit la Communion dans la main. S'il est vrai que l'on pourrait recevoir la Communion sur un petit mouchoir blanc et propre (purificatoire ou petit corporal) directement dans la bouche, cette manière n'est pas toujours praticable et elle est même refusée par certains prêtres. Dans ces situations, il est préférable de faire une Communion spirituelle, qui emplit l'âme de Grâces particulières. Au cours des temps de persécution, de nombreux Catholiques ne pouvaient recevoir la Sainte Communion de manière sacramentelle pendant de longues périodes, mais ils faisaient une Communion Spirituelle dont il obtenait de nombreux bénéfices spirituels. La Communion dans la main n'est pas plus hygiénique que la Communion dans la bouche. En effet, elle peut être dangereuse sur le plan de la contagion. Du point de vue de l'hygiène, la main est porteuse d'une énorme quantité de bactéries. De nombreux agents pathogènes sont transmis par les mains. Que ce soit en serrant la main d'autres personnes ou en touchant fréquemment des objets, telles les poignées de porte ou les rampes et barres d'appui dans les transports en commun, les germes peuvent rapidement passer d'une main à une autre ; et les gens se portent alors souvent ces mains peu hygiéniques au nez et à la bouche. En outre, les germes peuvent parfois survivre pendant de plusieurs jours à la surface des objets touchés. Selon une étude de 2006, publiée dans la revue « BMC Infectious Diseases », les virus de la grippe et les virus similaires peuvent persister pendant quelques jours à la surface d'objets inanimés, comme par exemple les poignées de porte ou les rampes et les poignées dans les transports et les bâtiments publics. De nombreuses personnes qui viennent à l'église et reçoivent ensuite la Sainte Communion dans leurs mains ont d'abord touché les poignées de porte ou les rampes et les barres d'appui dans les transports en commun ou dans d'autres bâtiments. Ainsi, des virus s'impriment sur la paume et les doigts de leurs mains. Puis, pendant la Sainte Messe, ils se touchent parfois le nez ou la bouche avec ces mains et ces doigts. Avec ces mains et ces doigts, ils touchent l’Hostie consacrée, transférant ainsi le virus également sur l’Hostie, et ils transporteront ainsi les virus par l’Hostie dans leur bouche. La Communion dans la bouche est certainement moins dangereuse et plus hygiénique que la communion dans la main. En effet, la paume et les doigts de la main, à défaut de lavage intense, contiennent indéniablement une accumulation de virus. L'interdiction de la Communion dans la bouche n'est pas fondée par rapport aux grands risques sanitaires de la Communion dans la main en temps de pandémie. Une telle interdiction constitue un abus d'autorité. De plus, il semble que certaines autorités ecclésiastiques utilisent la situation d'une épidémie comme prétexte. Il semble également que certaines d'entre elles éprouvent une sorte de joie cynique à propager de plus en plus le processus de banalisation et de désacralisation du très saint et divin Corps du Christ dans le Sacrement Eucharistique, exposant le Corps du Seigneur Lui-même aux dangers réels de l'irrévérence (perte de fragments) et des sacrilèges (vol d’Hosties consacrées). Il y a aussi le fait qu'au cours des 2000 ans d'histoire de l'Église, on ne connaît pas de cas avéré de contagion due à la réception de la Sainte Communion. Dans l'Église byzantine, le Prêtre donne même la Communion aux fidèles avec une cuillère, la même cuillère pour tous. Et ensuite, le Prêtre ou le Diacre boit le vin et l'eau avec lesquels il a purifié la cuillère, qui parfois avait même été touchée par la langue d'un fidèle lors de la réception de la Sainte Communion. De nombreux fidèles des églises orientales sont scandalisés par le manque de foi qu'ils constatent chez des évêques et des prêtres de rite latin, lorsque ceux-ci mettent en place l'interdiction de recevoir la Communion par la bouche, interdiction faite finalement par manque de foi dans le caractère sacré et divin du Corps et du Sang du Christ Eucharistique. Si l'Église de notre temps ne s'efforce pas à nouveau avec le plus grand zèle d'accroître la foi, la révérence et les mesures de sécurité à l'égard du Corps du Christ, toutes les mesures de sécurité pour les êtres humains seront vaines. Si l'Église de nos jours ne se convertit pas et ne se tourne pas vers le Christ, en donnant la primauté à Jésus, et notamment à Jésus Eucharistique, Dieu montrera la vérité de Sa Parole qui dit : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent ; Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes » (Psaume 126, 1-2).

Pour faire une Communion Spirituelle, il est recommandé de dire la Prière suivante :

« A vos pieds, ô mon Jésus, je me prosterne, et je Vous offre le repentir de mon cœur contrit, qui s'abaisse dans son néant et en Votre Sainte Présence. Je Vous adore dans le Sacrement de Votre Amour, l’ineffable Eucharistie. Je désire Vous recevoir dans la pauvre demeure que Vous offre mon âme. En attendant le bonheur de la Communion sacramentelle, je veux Vous posséder en esprit. Venez chez moi, ô mon Jésus, puisque moi je viens chez Vous ! Que Votre Amour embrase tout mon être pour la vie et pour la mort. Je crois en Vous, j'espère en Vous, je Vous aime ».

Ainsi soit-il.

Mgr Athanasius Schneider - Évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie à Astana au Kazakhstan

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Coronavirus : « Non, ne fermons pas nos églises ! »

Alors que l’on prive les fidèles du sacramentel de l’Eau bénite, des Sacrements de Confession et même de l’Eucharistie, on est en droit de se demander où est le sens de Dieu ! Faut-il rappeler à nos épiscopes que l’Eglise a toujours rassemblé dans l’espérance et cru dans ce qu’elle disait ? Le Primat des Gaules devrait redire à tous ses confrères que sa ville a été préservée grâce à la Prière et aux Sacrements et non par la trouille élevée au rang de dogme laïciste ! Enfin un peu de bon sens dans le débat actuel : Non à la propagation de « l’épidémie de la peur » ! Alors que les autorités civiles exigent la suspension des Messes dans certaines régions d’Italie et de France pour lutter contre le coronavirus Covid-19, Andrea Riccardi proteste. Fondateur de la communauté de Sant’Egidio mais aussi historien du christianisme, il rappelle que les Catholiques n’ont jamais cessé de se rassembler, même pendant la peste de Milan et sous les bombes de la Seconde Guerre mondiale. Les nombreuses églises fermées dans le nord de l’Italie, la suspension des Messes, les obsèques célébrées en présence des seuls proches et d’autres mesures de ce genre m’ont laissé une certaine amertume. Je ne suis pas épidémiologiste, mais nous trouvons-nous vraiment face à des risques si grands qu’il faille renoncer à notre vie religieuse communautaire ? La prudence est de mise, mais sans doute nous sommes-nous laissé prendre la main par le grand protagoniste de l’époque : la peur. Par ailleurs, commerces, supermarchés et bars sont en partie ouverts, tandis que bus et métros fonctionnent. Et à juste titre. Quant aux églises, elles ont été quasiment traitées à l’égal des théâtres et des cinémas, contraints à la fermeture. Elles peuvent rester ouvertes, mais sans prière commune. Dans les temps où l’on avait la foi, en cas d’épidémie on emplissait les églises pour prier Dieu de nous en préserver. Aujourd’hui, on se calfeutre chez soi en espérant être assez chanceux pour s’en tirer. Et l’Eglise elle-même collabore à cette écœurante laïcisation.

Laurent Dandrieu - samedi 29 février 2020


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Epidémie du coronavirus ou épidémie de peur ?

Plus que l’épidémie du coronavirus, nous devons craindre l’épidémie de la peur ! Pour ma part, je me refuse de céder à la panique collective et de m’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles. Je n’entends donc pas édicter de consignes particulières pour mon diocèse : les Catholiques vont-ils cesser de se rassembler pour prier ? Vont-ils renoncer à fréquenter et à secourir leurs semblables ? Hormis les mesures de prudence élémentaire que chacun prend spontanément pour ne pas contaminer les autres lorsqu’il est malade, il n’est pas opportun d’en rajouter. Nous devrions plutôt nous souvenir que dans des situations bien plus graves, celles des grandes pestes, et alors que les moyens sanitaires n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les populations Catholiques se sont illustrées par des démarches de prière collective, ainsi que par le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture des défunts. Bref, les disciples du Christ ne se sont ni détournés de Dieu ni dérobés au semblable. Bien au contraire ! La panique collective à laquelle nous assistons aujourd’hui n’est-elle pas révélatrice de notre rapport faussé à la réalité de la mort ? Ne manifeste-elle pas les effets anxiogènes de la perte de Dieu ? Nous voulons nous cacher que nous sommes mortels et, nous étant fermés à la dimension spirituelle de notre être, nous perdons pied. Parce que nous disposons de techniques de plus en plus élaborées et plus performantes, nous prétendons tout maîtriser et nous occultons que nous ne sommes pas les maîtres de la vie ! Au passage, notons que l’occurrence de cette épidémie au moment des débats sur les lois de bioéthique nous rappelle fort heureusement notre fragilité humaine ! Et cette crise mondiale présente au moins l’avantage de nous rappeler que nous habitons une maison commune, que nous sommes tous vulnérables et interdépendants, et qu’il est plus urgent de coopérer que de fermer nos frontières ! Et puis nous semblons tous avoir perdu la tête ! En tous cas nous vivons dans le mensonge. Pourquoi focaliser soudainement notre attention sur le seul coronavirus ? Pourquoi nous cacher que chaque année, en France, la banale grippe saisonnière fait entre 2 à 6 millions de malades et provoque environ 8.000 décès ? Nous semblons avoir également évacué de notre mémoire collective le fait que l’alcool est responsable de 41.000 décès par an, tandis qu’on estime à 73.000 ceux qui sont attribués au tabac ! Loin de moi donc, l’idée de prescrire la fermeture des églises, la suppression de Messes, l’abandon du geste de paix lors de l’Eucharistie, l’imposition de tel ou tel mode de Communion réputé plus hygiénique (ceci dit, chacun pourra toujours faire comme il voudra !), car une église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de Salut. C’est un espace où l’on accueille celui qui est la Vie, Jésus-Christ, et où par Lui, avec Lui et en Lui, on apprend ensemble à être des vivants. Une église doit demeurer ce qu’elle est : un lieu d’espérance ! Faut-il se calfeutrer chez soi ? Faut-il dévaliser le supermarché du quartier et constituer des réserves afin de se préparer à tenir un siège ? Non ! Car un Catholique ne craint pas la mort. Il n’ignore pas qu’il est mortel, mais il sait en qui il a mis sa confiance. Il croit en Jésus qui Lui affirme : « Moi, je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vite et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26). Il se sait habité et animé par « l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » (Romains 8, 11). Et puis un Catholique ne s’appartient pas à lui-même, sa vie est donnée, car il suit Jésus, qui enseigne : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Marc 8, 35). Il ne s’expose certes pas indûment, mais il ne cherche pas non plus à se préserver. A la suite de son Maître et Seigneur crucifié, il apprend à se donner généreusement au service de ses frères les plus fragiles, dans la perspective de la Vie éternelle. Alors, ne cédons pas à l’épidémie de la peur ! Ne soyons pas des morts-vivants ! Comme dirait le Pape François : « ne vous laissez pas voler votre espérance ! »

Ainsi soit-il.

Mgr Pascal Roland (1951-….) - Évêque de Belley-Ars, département de l'Ain (01), depuis 2012

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Mgr Ginoux : « interdire la Communion sur la langue est absurde »
Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, département du Tarn-et-Garonne (82) a déclaré le 4 mars 2020 : « interdire les gens à Communier directement sur la langue, alors qu’il n’y a aucune preuve que ce soit plus hygiénique dans la main, c’est absurde ». « Je me refuse à ce que des mesures soient appliquée à l’Église Catholique, alors qu’elles ne sont pas appliquées à d’autres structures, comme les supermarchés et les cinémas »

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Voir également l’Acte de Communion Spirituelle afin de permettre aux Fidèles Catholiques de Communier spirituellement face au Coronavirus dans un Jeûne Eucharistique en ce Temps de Carême « Seigneur Jésus, puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement » composé par Monseigneur Raymond Centène

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Voir aussi le Sermon pour la Messe votive « en temps d’épidémie » du Coronavirus (Covid-19) « Les épidémies ont quelque chose toujours d’inquiétant puisque tels les démons, on ne voit pas ce qui vous attaque » prononcé par Monsieur l’abbé Denis Puga, Prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), le samedi 7 mars 2020 en l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, 23 rue des Bernardins à Paris 5ème


- La Lettre du Cardinal Sarah face au Coronavirus « Levons les mains vers Dieu et supplions-Le, confions-Lui le monde et son Église… Son Cœur s’attendrira et nous sauvera ! »
- La Prière de Mgr Joseph Giudice face au Coronavirus « Je reste à la maison, Seigneur ! »
- La Prière en ce temps d’épidémie du Coronavirus du diocèse d’Aix-en-Provence-Arles de Mgr Dufour « Saint Roch et Saint Sébastien, nous recourons à vous avec confiance pour demander votre intercession »
- La Prière de Mgr Dominique Rey face à l’épidémie de Covid-19 « Mère de la divine Grâce, en ce temps d’épidémie, nous sollicitons votre Intercession »
- La Prière de Monsieur l’Abbé Christophe Beaublat à Saint Joseph le 19 mars au temps du Coronavirus « Grand Saint Joseph, époux de la Mère de Dieu, nous Te confions aujourd'hui spécialement les malades du Coronavirus »
- La Prière de Mgr Michel Aupetit face au Coronavirus « Saint Joseph, daigne implorer pour nous la Miséricorde de Dieu en ce temps d’épidémie que nous connaissons »
- La Prière du Diocèse d’Annecy de Laure Pipien-Yout « Notre Dame de la Bénite Fontaine, comme nos ancêtres face aux épidémies de jadis, nous Te prions »
- La Prière de Mgr Roland Minnerath contre la propagation du virus covid-19 « Notre Dame de Bon Espoir, nous nous tournons vers Vous pour qu’en ces temps d’épidémie et d’inquiétude nous partagions notre espérance avec nos prochains qui sont dans l’angoisse »
- La Prière de Mgr Marc Stenger pour la cessation de l'épidémie de coronavirus « Dieu Notre Père, devant l’épidémie qui secoue notre monde, nous recourons à Toi »
- La Prière de M. l'Abbé Jean Kadende « Père éternel, Tu sais la véritable origine de cette épidémie du Coronavirus qui sème la panique au milieu de Tes enfants »
- La Prière du Cardinal Rafael Merry del Val pour une Communion Spirituelle « Ô mon Jésus, dans l’attente du bonheur de la Communion sacramentelle, je veux Te posséder en esprit » prononcée par le Pape François lors de sa Messe matinale à Sainte-Marthe le lundi 23 mars 2020…
- La Prière de Mgr Jean-Pierre Cattenoz de Consécration du Diocèse d’Avignon au Cœur de Marie « Sous ta Protection, nous cherchons Refuge, Sainte Mère de Dieu »
- La Prière de Mgr François Jacolin au Cœur Immaculé de Marie pour consacrer son Diocèse « Ô Cœur Immaculé, défendez notre Église de Luçon et tous les Vendéens contre les dangers notamment contre cette épidémie »
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