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L’Hymne de Sainte Cassienne de Constantinople « Seigneur, mon cœur blessé Te reconnait pour Dieu » :

« Seigneur, mon cœur blessé Te reconnait pour Dieu.
Moi, femme pécheresse aux péchés si nombreux,
J’ai brisé mon orgueil sans cesser de frémir
Pour porter sur ma tête un lourd flacon de myrrhe.
J’apporte, dans mon deuil, et dans mon affliction,
Ce nard pour Tes pieds saints, et mon expiation.
Je pleurerai bientôt Ton dépôt dans la tombe ;
Malheur ! Malheur à moi ! Quelle nuit sur nous tombe !
Nuit obscure et sans lune où règne la folie
Et le désir bestial de ce qui avilit !
Daigne accueillir mes pleurs qui coulent en fontaine,
Ô Toi qui fais pleuvoir les nuées sur les plaines !
Penche-Toi vers mon cœur qui soupire après Dieu,
Toi qui permis qu’à nous s’inclinassent les cieux,
Que l’Empyrée si haut se penchât vers la terre,
Dans Ton Incarnation, ce sublime mystère.
Mes baisers laveront Ta peau immaculée,
Mes tresses sécheront Tes pieds inégalés,
Ces pieds dont Eve eut peur à la tombée du soir,
Tant qu’elle se cachât pour qu’Il ne put la voir.
Qui pourra mesurer l’ampleur de mes péchés,
Ou, de Ton jugement, la profondeur cachée ?
Si Ta miséricorde est bien surabondante,
Ô Sauveur, mon Sauveur, n’oublie pas Ta servante ! »

Ainsi soit-il.


Sainte Cassienne de Constantinople (805-865) – Hymne du Saint et Grand Mercredi

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