L’Hymne de l'Épiphanie de Caelius Sedulius « Crudélis Heródes, Deum Regem veníre quid times ? » :

Crudélis Heródes, Deum Regem veníre quid times ? Non éripit mortália, qui regna dat cæléstia.
Cruel Hérode, pourquoi crains-tu l’arrivée d’un Dieu Roi ? Il ne ravit pas les sceptres mortels, Celui qui donne les Royaumes célestes.

Ibant Magi, quam víderant, stellam sequéntes prǽviam ; lumen requírunt lúmine ; Deum faténtur múnere.
Les Mages s’avançaient, suivant l’étoile qu’ils avaient vue et qui marchait devant eux ; sa lumière leur fait trouver la (vraie) Lumière ; par leurs présents, ils reconnaissent un Dieu.

Lavácra puri gúrgitis cæléstis Agnus áttigit ; peccáta, quæ non détulit, nos abluéndo sústulit.
L’Agneau céleste a touché l’onde du lavoir de pureté ; par son ablution, Il lave et détruit en nous des péchés qu’Il n’a point commis.

Novum genus poténtiæ ; aquæ rubéscunt hýdriæ, vinúmque iussa fúndere, mutávit unda oríginem.
Nouveau prodige de puissance ! L’eau rougit dans les urnes (de Cana) ; obéissant au Rédempteur, elle change de nature, et s’écoule en flots de vin.

Iesu tibi sit glória, qui apparuísti Géntibus, cum Patre, et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula.
Ô Jésus, qui Vous êtes révélé aux Gentils, Gloire à Vous ainsi qu’au Père et à l’Esprit divin, dans les siècles éternels.

Ainsi soit-il.


Caelius Sedulius (vers 430) - Hymne de l'Épiphanie « Crudélis Heródes » ou « Hostis Herodes impie »