SC 61 (Sacrosanctum Concilium = Constitution sur la Sainte liturgie) : « Valeur pastorale de la liturgie et sa relation avec le Mystère Pascal » : C’est pourquoi la liturgie des Sacrements et des Sacramentaux fait que, chez les fidèles bien disposés, presque tous les événements de la vie sont sanctifiés par la grâce divine qui découle du mystère pascal de la passion, de la mort et de la résurrection du Christ ; car c’est de lui que tous les Sacrements et Sacramentaux tirent leur vertu ; et il n’est à peu près aucun usage honorable des choses matérielles qui ne puisse être orienté vers cette fin : la sanctification de l’homme et la louange de Dieu.

Dans l’Eucharistie se réalise le mémorial de la Nouvelle Alliance, en laquelle le Christ s’est uni pour toujours à l’Église, son épouse bien-aimée pour laquelle il s’est livré (cf. Lumen Gentium 6 : « Les diverses images de l’Église »). Il est donc convenable que les époux scellent leur consentement à se donner l’un à l’autre par l’offrande de leurs propres vies, en l’unissant à l’offrande du Christ pour son Église, rendue présente dans le sacrifice eucharistique, et en recevant l’Eucharistie, afin que, communiant au même Corps et au même Sang du Christ, ils « ne forment qu’un corps » dans le Christ (cf. 1 Co 10, 17 : « Parce qu'il n'y a qu'un pain, à plusieurs nous ne sommes qu'un corps, car tous nous participons à ce pain unique »).


CEC 1622 : « En tant que geste sacramentel de sanctification, la célébration liturgique du mariage ... doit être par elle-même valide, digne et fructueuse » (FC 67). Il convient donc que les futurs époux se disposent à la célébration de leur mariage en recevant le sacrement de pénitence.

FC 67, « Familiaris Consortio » N°67, « La célébration du Mariage » : Le mariage chrétien requiert - telle est la norme - une célébration liturgique qui exprime de façon sociale et communautaire la nature essentiellement ecclésiale et sacramentelle du pacte conjugal entre les baptisés.
En tant que geste sacramentel de sanctification, la célébration du mariage, insérée dans la liturgie qui est le sommet de toute l'action de l'Eglise et la source de sa force sanctificatrice (cf. SC 10), doit être par elle-même valide, digne et fructueuse. La sollicitude pastorale trouve ici un vaste champ d'application si l'on veut répondre pleinement aux exigences découlant de la nature du pacte conjugal élevé au rang de sacrement, et aussi observer fidèlement la discipline de l'Eglise pour tout ce qui regarde le libre consentement, les empêchements, la forme canonique et le rite même de la célébration. Ce rite doit être simple et digne, accompli selon les normes des Autorités compétentes de l'Eglise; il revient d'ailleurs à celles-ci - selon les circonstances concrètes de temps et de lieu et en conformité avec les normes établies par le Siège Apostolique (Cf. Ordo celebrandi Matrimonium 17 : « La préparation au Mariage chrétien ») - d'assumer éventuellement dans la célébration liturgique les éléments propres à chaque culture susceptibles de mieux exprimer la profonde signification humaine et religieuse du pacte conjugal, pourvu qu'ils ne contiennent rien qui s'écarte de la foi et de la morale chrétiennes.
En tant que signe, la célébration liturgique doit se dérouler de manière à constituer, même dans sa réalité extérieure, une proclamation de la Parole de Dieu et une profession de foi de la communauté des croyants. L'effort pastoral portera ici sur l'utilisation intelligente et diligente de la « Liturgie de la Parole », et sur l'éducation de la foi de ceux qui participent à la célébration et, en premier lieu, des futurs époux.
En tant que geste sacramentel de l'Eglise, la célébration liturgique du mariage doit engager la communauté chrétienne, grâce à une participation pleine, active et responsable de toutes les personnes présentes, chacune selon sa place et son rôle: les époux, le prêtre, les témoins, les parents, les amis, les autres fidèles, bref tous les membres d'une assemblée qui manifeste et vit le mystère du Christ et de son Eglise.
Pour la célébration du mariage chrétien dans le cadre des cultures ou des traditions ancestrales, il faut suivre les principes énoncés ci-dessus.


CEC 1623 : Selon la tradition latine, ce sont les époux qui, comme ministres de la grâce du Christ, se confèrent mutuellement le sacrement du Mariage en exprimant devant l’Église leur consentement. Dans la tradition des Eglises orientales, les prêtres ou évêques qui officient sont les témoins du consentement mutuel échangé par les époux, mais leur bénédiction est nécessaire aussi à la validité du sacrement.


CEC 1624 : Les diverses liturgies sont riches en prières de bénédiction et d’épiclèse demandant à Dieu sa grâce et la bénédiction sur le nouveau couple, spécialement sur l’épouse. Dans l’épiclèse de ce sacrement les époux reçoivent l’Esprit Saint comme Communion d’amour du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 32 : « Ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Église »). C’est Lui le sceau de leur alliance, la source toujours offerte de leur amour, la force où se renouvellera leur fidélité.


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