• Deuxième Mystère Douloureux : « La Flagellation de Jésus-Christ »


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« Il était méprisé et déconsidéré, or, c’étaient nos souffrances qu’ 'ils supportaient.... Et c'est grâce à ses plaies que nous sommes guéris. » (Is 53, 3-5)

« II pardonne toutes tes offenses, et te guérit de toute maladie ! » (Ps 103 (102), 3)




Fruit du Mystère : la mortification des sens : c'est-à-dire éviter d’écouter, de voir, de sentir ou de toucher tout ce qui peut nous pousser ou nous suggérer le péché.



Textes de méditation sur « La Flagellation de Jésus-Christ » de Saint Bernard de Clairvaux :

Regarde-le donc sous des haillons sales, meurtris de coups, couverts de crachats, mortellement pâle.
Consulte le bienheureux Isaïe, et il te décrira comment il l'a vu en esprit : l'homme de douleur, connaissant la souffrance et qui n'avait ni éclat ni beauté. Celui dont parle le prophète, qui pourrait-il être, sinon le Seigneur ? Et il ajoute : « Nous l'avons considéré comme un lépreux, frappé par Dieu et humilié. Mais il a été transpercé par nos fautes, broyé pour nos crimes ; et nous avons été guéris par ses blessures ». Bref, il s'est fait lui-même péché.
O homme, reconnais là combien sont graves tes blessures puisqu'il n'y a que celles de Notre Seigneur Jésus-Christ qui puisse les guérir.
Mais lorsqu'on s'est tissé bien inutilement une ceinture de feuilles pour cacher son iniquité, que reste-t-il à l'homme sinon de ne pas voir ses blessures cachées, et qu'il a cachées dans le seul but de ne pas les voir ?
Faut-il donc s'étonner si l'âme ne sent pas sa propre blessure, quand oublieuse de soi et totalement absente d'elle-même, elle est partie pour un pays lointain.
O Seigneur, toi qui allumes ma lampe, grâce à laquelle je vois déjà mes ténèbres et qui me fais trembler devant elles, mon Dieu, illumine aussi même mes ténèbres, pour que je voie en moi une charité ordonnée.
Ainsi touché de repentir pour tes fautes avouées humblement, tu es certain de retrouver la vie, et tu es également certain, je pense, que Jésus ne porte pas son nom en vain. Il n'est pas venu en vain parce qu'il n'est pas venu les mains vides. Et comment serait-il venu les mains vides, lui en qui réside la plénitude de la divinité. Il venait oindre nos blessures et adoucir nos souffrances. Et parce que les infirmités étaient nombreuses, ce médecin prévoyant a pris soin d'apporter de nombreux remèdes.
Où donc notre fragilité peut-elle trouver repos et sécurité, sinon dans les plaies du Sauveur ?
Point de crainte à avoir : il ne peut manquer à Dieu ni le pouvoir de remettre les péchés, ni la volonté de le faire, lui qui a souffert, et tant souffert pour les pécheurs.
Afin de blanchir la multitude, un seul homme s'est laissé noircir, car il est bon, dit l'Ecriture, qu'un seul homme meurt pour le peuple. Il est bon qu'un seul prenne la ressemblance de la chair de péché, et que toute la race ne soit pas condamnée pour le péché. La splendeur de l'essence divine se voile donc en la forme d'esclave, pour sauver la vie de l'esclave. L'éclat de la vie éternelle s'assombrit dans la chair pour purifier la chair. Pour éclairer les fils des hommes, le plus beau des enfants des hommes doit s'obscurcir dans sa Passion.
Ne point pécher, voilà la justice de Dieu ! Le pardon de Dieu, voilà la justice de l'homme !
(Textes extraits des sermons, homélies, lettres et écrits de Saint Bernard de Clairvaux)

1 Pater + 10 Ave + Gloria Patri

La Prière de Saint Bernard de Clairvaux : « SOUVENEZ-VOUS, ô très miséricordieuse Vierge Marie »


Les 5 Mystères Douloureux du Chapelet de Saint Bernard de Clairvaux :
« L’Agonie de Jésus-Christ » avec Saint Bernard de Clairvaux
« La Flagellation de Jésus-Christ » avec Saint Bernard de Clairvaux
« Le Couronnement d'épines de Jésus-Christ » avec Saint Bernard de Clairvaux
« Le Portement de la Croix de Jésus-Christ » avec Saint Bernard de Clairvaux
« Le Crucifiement de Jésus-Christ » avec Saint Bernard de Clairvaux