« Depuis le XIX siècle, avec l’émancipation de l’individu et la liberté de la personne, le mariage n’est plus basé sur la volonté des autres, mais sur le choix personnel; le fait d’être amoureux précède, puis ce sont les fiançailles et ensuite le mariage.

Dans ce temps-là tous étaient convaincus que c’était l’unique modèle juste et que l’amour en soi garantissait le « toujours », parce que l’amour est absolu, il veut tout et donc aussi la totalité du temps : il est « pour toujours ».

Malheureusement, la réalité n’était pas ainsi : on voit qu’être amoureux c’est beau, mais que ce n’est pas toujours perpétuel, comme est le sentiment : il ne demeure pas pour toujours. Donc, on voit que le passage du fait d’être amoureux aux fiançailles et ensuite au mariage exige diverses décisions, expériences intérieures. Comme je l’ai dit, ce sentiment de l’amour est beau, mais il doit être purifié, il doit prendre un chemin de discernement, c’est-à-dire que la raison et la volonté doivent aussi intervenir ; raison, sentiment et volonté doivent s’unir. Dans le Rite du Mariage, l'Église ne dit pas « Es-tu amoureux ? » mais « Veux-tu ? », « Es-tu décidé ?». C’est-à-dire : le fait d’être amoureux doit devenir un véritable amour impliquant la volonté et la raison sur un chemin, qui est celui des fiançailles, de purification, de plus grande profondeur, si bien que réellement tout l’homme, avec toutes ses capacités, avec le discernement de la raison, la force de la volonté, dit : « Oui, celle-ci est ma vie ».

Je pense souvent aux noces de Cana. Le premier vin est très beau : c’est le fait d’être amoureux. Mais il ne dure pas jusqu’à la fin : un second vin doit venir, c’est-à-dire doit fermenter et grandir, mûrir. Un amour définitif qui devienne réellement « second vin » est plus beau, meilleur que le premier vin. Et ceci nous devons le chercher. Et ici il est important que le moi ne soit pas isolé, le moi et le toi, mais que soient aussi impliqués la communauté de la paroisse, l’Église, les amis. Ceci, toute la juste personnalisation, la communion de vie avec les autres, avec les familles qui s’appuient l’une sur l’autre, est très important et seulement ainsi, dans cette implication de la communauté, des amis, de l’Église, de la foi, de Dieu lui-même, grandit un vin qui est pour toujours ! »

Benoît XVI a également évoqué le douloureux problème du divorce : « Je voudrais aussi réserver un mot aux fidèles qui, tout en partageant les enseignements de l’Église sur la famille, sont marqués par des expériences douloureuses d’échec et de séparation. Sachez que le Pape et l’Église vous soutiennent dans votre peine. Je vous encourage à rester unis à vos communautés, tout en souhaitant que les diocèses prennent des initiatives d’accueil et de proximité adéquates ». Voir à ce sujet : Séparés ou Divorcés fidèles au Sacrement du Mariage


Benoît XVI - VIIe rencontre mondiale des Familles à Milan en juin 2012

Récitons également notre Chapelet en méditant avec Benoît XVI sur :
Le 2ième Mystère Douloureux de la « Flagellation de Jésus-Christ » avec Benoît XVI
Le 4ième Mystère Douloureux du « Portement de la Croix par Jésus-Christ » avec Benoît XVI
Le 5ième Mystère Douloureux du « Crucifiement de Jésus-Christ » avec Benoît XVI
Le 1er Mystère Joyeux de « L'Annonciation » avec Benoît XVI
Le 2ième Mystère Joyeux de la « Visitation de la Vierge Marie à Elisabeth » avec Benoît XVI

LE PAPE BENOIT XVI CELEBRE L'EPIPHANIE

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La Prière du « Credo » du Pape Benoît XVI
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La Prière de Benoît XVI « Seigneur Jésus, aide les familles et la société à apprécier la présence et le rôle des grands-parents »
La Prière de Benoît XVI à Auschwitz « Notre Dame de Dachau, dans notre extrême détresse, montre-Toi Mère »