Le « Message de Mgr Pontier » à Emmanuel Macron aux Bernardins le 9 avril 2018 :

« Vous le savez, l’Église Catholique avec bien d’autres considère la Famille comme un des piliers de la vie en société. En elle, s’expérimentent l’accueil inconditionnel de chacun, la fidélité, l’intergénérationnel, les transmissions de valeurs et le soutien en toutes circonstances. Les Français plébiscitent la Famille parmi les réalités qui leur paraissent essentielles. Leur désir est de former une Famille unie, porteuse d’amour et d’affection.

Faut-il aujourd’hui permettre que la loi prive des enfants de père ? Cette reconnaissance produirait une inégalité entre les enfants, ouvrirait un grand risque de marchandisation du corps et remettrait en cause le critère thérapeutique actuel, garant que ne se forme pas un grand marché de la procréation. Accueillir une situation quand elle existe n’est pas l’organiser. C’est pourquoi nous soutenons activement les politiques en faveur de la Famille. Elles sont un investissement sûr pour le bien de tous et celui de notre pays.

Nous avons déjà des lois récentes sur d’autres sujets essentiels pour la société qui n’ont pas eu le temps de porter leurs fruits et voilà que certains souhaiteraient qu’on légifère encore. Est-ce bien raisonnable ?

Nous nous sommes exprimés déjà sur tous ces sujets et le ferons encore, conscients de notre responsabilité dans la vigilance pour la sauvegarde des droits de l’enfant, pour la défense des plus faibles, de l’embryon au nouveau-né, de la personne ayant un handicap au paralysé, du vieillard à celui qui est dépendant en toutes choses.

On ne peut laisser personne seul. Ce sont nos relations, nos affections qui nous permettent de vivre. Il y va, sans nul doute, du caractère humain de nos sociétés et de nos vies, de celui de savoir puiser en soi les forces de la fraternité vécue. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la solitude ou de l’abandon de celui qui verrait comme une issue enviable, celle de se donner la mort. La société se doit d’offrir des perspectives de vie, d’amitié, de tendresse, de compassion, de solidarité. Les pensées de mort peuvent-elles subsister lorsque s’expriment l’affection des proches, les soins assidus et l’accompagnement qui lutte contre toute douleur ?

Peut-on qualifier de « dernier soin » l’acte de donner la mort ?

Il y a des limites et des confusions qu’on ne saurait franchir ».


Mgr Georges Pontier (1943-….) - Collège des Bernardins, le 9 avril 2018

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Voir également sur la Mascarade des « Etats Généraux de la Bioéthique en 2018 » :
Pour voter CONTRE un « Marché mondialisé de la procréation humaine » ou la « Pétition d’Alliance VITA contre le Marché de la Procréation »
Pour voter CONTRE la proposition de loi sur la « Création d’embryons humains dédiés à la recherche »
Pour voter POUR le « Principe d’interdiction de donner la mort »
Pour voter CONTRE « l'Assistance Médicale à Procréation (AMP) aux couples de femmes homosexuelles et aux femmes seules »
Pour voter POUR « l’inscription des Géniteurs homme et femme de tout enfant dans son Acte de Naissance dans tout cadre parental »


Et sur Monseigneur Georges Pontier :
La Prière pour la France de Mgr Pontier « Dieu, que sur la terre de France, placée sous la protection de la Vierge Marie, s’affermissent avec Ta grâce la sécurité et la paix »
La Prière de Mgr Pontier pour le Synode de son diocèse de La Rochelle et Saintes en 2005 « Seigneur Jésus, Tu nous envoies pour jeter les filets »
Le « Message de Mgr Pontier » à Emmanuel Macron aux Bernardins le 9 avril 2018