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PRIÈRE PRÉPARATOIRE : Père éternel, en union avec les intentions et les sentiments qui animaient la Très Sainte Vierge Marie sur le Calvaire, je Vous offre le Sacrifice de Lui-même que votre Fils bien-aimé, Jésus, Vous a offert sur la Croix et que maintenant Il renouvelle sur l'Autel :
• Pour Vous adorer et Vous rendre les honneurs qui Vous sont dus, pour reconnaître Votre souverain domaine sur toutes les créatures, leur dépendance complète de Vous ; et enfin, pour reconnaître que Vous êtes le Commencement et la Fin de tout et de tous.
• Pour Vous remercier des innombrables Bienfaits reçus.
• Pour calmer votre Justice offensée par le péché et pour satisfaire dignement aux peines méritées par nos péchés.
• Pour implorer votre Grâce et votre Miséricorde sur moi, ma famille et mes amis, les affligés et les éprouvés, les pauvres pécheurs, le monde entier et les âmes qui sont retenues dans le purgatoire.
Mon Dieu, je Vous offre les Messes qui, aujourd'hui, Vous sont offertes sur les Autels du monde entier, pour les pécheurs qui sont à l’agonie et qui aujourd'hui même doivent mourir.
Que Jésus-Christ, par son Sang précieux, obtienne pour eux Miséricorde. Ainsi soit-il.


I- « MESSE DES CATECHUMENES » ou « AVANT-MESSE »

L'Avant-Messe ou la Messe des Catéchumènes, ainsi appelée parce qu'Elle était autrefois la Seule à laquelle les catéchumènes étaient admis (ils se retiraient au début de la « Messe des Fidèles ». On l'appelle aussi : « Liturgie de la Parole ». Elle commence par des rites de préparation et de purification : c'est une rencontre avec le Christ,
qui prie avec nous (oraisons),
nous instruit (lectures)
pour nous mener à la Profession de Foi (Credo).

ASPERSION DE L’EAU BENITE
L’aspersion n’est faite que les Dimanches, dans les églises cathédrales, collégiales et paroissiales, et seulement à la Messe principale. Cette aspersion est un rite pénitentiel mais aussi un rappel de notre Baptême : il signifie la pureté tant intérieure qu’extérieure avec laquelle nous devons participer au Saint Sacrifice de la Messe. L’eau est un signe de purification de l’âme. L’hysope était une plante dont on se servait, dans l’Ancien Testament, comme d’un goupillon pour les aspersions. Se signer avec de l’Eau Bénite, notamment en entrant dans une église, est un sacremental qui, selon la mesure de notre foi, nous purifie de nos péchés et nous protège du démon.

Hors du Temps Pascal
Le Prêtre qui va célébrer, revêtu de la chape de la couleur convenant à l’Office, s’avance vers l’Autel, et là, à genoux sur le degré avec les ministres, même au Temps Pascal, il reçoit du diacre le goupillon, et il asperge d’abord trois fois l’Autel, puis lui-même, et s’étant mis debout, les ministres, en commençant l’antienne « Aspérges me ». Et le chœur poursuit : « Dómine, hyssópo etc. » comme ci-dessous. Pendant ce temps, le Célébrant asperge le Clergé, puis le peuple ».

Antienne : Aspérges me, * Dómine, hyssópo, et mundábor : lavábis me, et super nivem dealbábor. Ps. 50, 3. Miserére mei, Deus, secúndum magnam misericórdiam tuam.
(Aspergez-moi, * Seigneur, avec l’hysope et je serai pur ; lavez-moi, et je deviendrai plus blanc que la neige. Ps. 50, 3. Ayez pitié de moi, mon Dieu, dans votre grande Miséricorde)

V/. Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen (Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au Commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il)

Et on répète l’antienne « Aspérges me »

Au Temps de la Passion, on ne dit pas le « Glória Patri » après le psaume 50 « Miserére » mais on répète immédiatement l’antienne « Aspérges me »

Une fois l’antienne sur le mode ci-dessus terminée, le Prêtre qui a aspergé l’eau, revenu à l’Autel, debout devant les degrés de l’Autel, les mains joints dit :

V/. Osténde nobis Dómine, misericórdiam tuam (Seigneur, montrez-nous votre Miséricorde)
R/. Et salutáre tuum da nobis (Et donnez-nous votre Salut)
V/. Dómine, exáudi oratiónem meam (Seigneur, entendez ma prière)
R/. Et clamor meus ad te véniat (Et que mon cri parvienne jusqu’à Vous)
V/. Dóminus vobíscum (Le Seigneur soit avec vous)
R/. Et cum spíritu tuo (Et avec votre Esprit)

Orémus : Exáudi nos, Dómine sancte, Pater omnípotens, ætérne Deus : et míttere dignéris sanctum Angelum tuum de cælis ; qui custódiat, fóveat, prótegat, vísitet atque deféndat omnes habitántes in hoc habitáculo. Per Christum, Dóminum nostrum.
(Prions : Exaucez-nous, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, et daignez envoyer du Ciel votre saint Ange pour qu’il garde et soutienne, protège, visite et défende tous ceux qui sont rassemblés dans ce lieu. Par le Christ Notre-Seigneur).

R/. Amen (Ainsi soit-il)


Au Temps Pascal
Du Dimanche de Pâques jusqu’à la Pentecôte incluse, à la place de l’antienne « Aspérges me » et du psaume « Miserére », on chante la suivante :

Antienne : Vidi aquam * egrediéntem de templo, a látere dextro, allelúia : et omnes ad quos pervénit aqua ista, salvi facti sunt, et dicent : allelúia, allelúia. Ps. 117,1. Confitémini Dómino, quóniam bonus : quóniam in sǽculum misercórdia eius.
(J’ai vu une eau * sortir du temple du côté droit, alléluia ; et tous ceux qui furent touchés par cette eau furent sauvés et ils chantent : Alléluia, alléluia. Ps. 117,1. Louez le Seigneur, car Il est Bon, car sa Miséricorde est éternelle)

V/. Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen (Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au Commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il)

Et on répète l’antienne « Vidi aquam »

Une fois l’antienne sur le mode ci-dessus terminée, le Prêtre qui a aspergé l’eau, revenu à l’Autel, debout devant les degrés de l’Autel, les mains joints dit les versets et l'oraison comme ci-dessus après l'antienne « Aspérges me »


PRIERES AU BAS DE L’AUTEL
Le Célébrant étant préparé, comme il arrive au pied de l’Autel en signe d’humilité et de regret pour ses fautes, la révérence due à celui-ci ayant été faite, se signe du Signe de la Croix du front à la poitrine, et, sauf si une rubrique particulière indique autrement, dit d’une voix claire :

V/. Signe-de-Croix In nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti. Amen
(Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il)

Ensuite, les mains jointes devant la poitrine, il commence l’antienne :

V/. Introíbo ad altáre Dei
(Je m’avancerai jusqu’à l’Autel de Dieu)

Les ministres répondent :
R/. Ad Deum, qui lætíficat iuventútem meam
(Jusqu’au Dieu qui réjouit ma jeunesse).

Ensuite, alternativement avec les ministres, il dit le Psaume 42, 1-5 suivant :
V/. Iúdica me, Deus, et discérne causam meam de gente non sancta : ab hómine iníquo et dolóso érue me (Jugez-moi, ô Dieu, et distinguez ma cause de celles de la nation impie : arrachez-moi de l’homme inique et trompeur).

R/. Quia tu es, Deus, fortitúdo mea : quare me repulísti, et quare tristis incédo, dum afflígit me inimícus ? (Car, ô Dieu, Vous êtes ma Force : pourquoi m’avez-Vous repoussé, et pourquoi m’en vais-je triste, tandis que l’ennemi m’afflige ?)

V/. Emítte lucem tuam et veritátem tuam : ipsa me deduxérunt et adduxérunt in montem sanctum tuum, et in tabernácula tua (Envoyez votre Lumière et votre Vérité : Elles m’ont conduit et m’ont amené à Votre montagne sainte et dans Vos palais).

R/. Et introíbo ad altáre Dei : ad Deum qui lætíficat iuventútem meam (Et je m’avancerai jusqu’à l’Autel de Dieu, jusqu’au Dieu qui réjouit ma jeunesse).

V/. Confitébor tibi in cíthara, Deus, Deus meus : quare tristis es anima mea, et quare contúrbas me ? (Je Vous louerai sur la harpe, Dieu, mon Dieu : pourquoi es-tu triste, ô mon âme, et pourquoi me troubles-tu ?)

R/. Spera in Deo, quóniam adhuc confitébor illi : salutáre vultus mei, et Deus meus (Espère en Dieu, parce que je Le louerai encore : Il est le Salut de mon visage et Il est mon Dieu).

V/. Glória Patri, et Filio, et Spirítui Sancto (Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit).

R/. Sicut erat in princípio, et nunc, et semper : et in sǽcula sæculórum. Amen (Comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il).

Le Prêtre répète l’antienne :
V/. Introíbo ad altáre Dei (Je m’avancerai jusqu’à l’Autel de Dieu)
R/. Ad Deum qui lætíficat iuventútem meam (Jusqu’au Dieu qui réjouit ma jeunesse).


CONFITEOR

On se signe lorsque le Prêtre dit :
V/. Adiutórium Signe-de-Croix nostrum in nómine Dómini (Notre secours est dans le Nom du Seigneur).
R/. Qui fecit cælum et terram (Qui a fait le Ciel et la terre).

Ensuite, les mains jointes, incliné profondément, le Prêtre s’accuse de ses péchés et invite les fidèles à prier pour lui
V/. Confíteor Deo omnipoténti, beátæ Maríæ semper Vírgini, beáto Michaéli Archángelo, beáto Ioánni Baptístæ, sanctis Apóstolis Petro et Páulo, ómnibus Sanctis, et vobis, fratres : quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, et ópere : (le Prêtre se frappe trois fois la poitrine en disant) mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. Ideo precor beátam Maríam semper Virginem, beátum Michaélem Archángelum, beátum Ioánnem Baptístam, sanctos Apóstolos Petrum et Páulum, omnes Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum.
(Je confesse à Dieu tout-puissant, à la bienheureuse Marie toujours vierge, à saint Michel Archange, à saint Jean-Baptiste, aux saints Apôtres Pierre et Paul, à tous les saints et à vous mes frères, que j’ai beaucoup péché, par pensées, par paroles et par actions : (le Prêtre se frappe trois fois la poitrine en disant) C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute. C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours vierge, saint Michel Archange, saint Jean-Baptiste, les saints Apôtres Pierre et Paul, tous les saints et vous mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu).

Les fidèles implorent la Miséricorde de Dieu pour le Prêtre en disant :
R/. Misereátur tui omnípotens Deus, et dimissis peccátis tuis, perdúcat te ad vitam ætérnam (Que le Dieu tout-puissant vous fasse miséricorde, qu’il vous pardonne vos péchés et vous conduise à la vie éternelle).
V/. Amen (Ainsi soit-il).

Les fidèles inclinent la tête en disant à leur tour :
R/. Confíteor Deo omnipoténti, beátæ Maríæ semper Vírgini, beáto Michaéli Archángelo, beáto Ioánni Baptístæ, sanctis Apóstolis Petro et Páulo, ómnibus Sanctis, et tibi pater : quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, et ópere : (on se frappe trois fois la poitrine en disant) mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. Ideo precor beátam Maríam semper Virginem, beátum Michaélem Archángelum, beátum Ioánnem Baptístam, sanctos Apóstolos Petrum et Páulum, omnes Sanctos, et te, pater, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum
(Je confesse à Dieu tout-puissant, à la bienheureuse Marie toujours vierge, à saint Michel Archange, à saint Jean-Baptiste, aux saints Apôtres Pierre et Paul, à tous les saints et à vous mon père, que j’ai beaucoup péché, par pensées, par paroles et par actions. C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute. C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours vierge, saint Michel Archange, saint Jean-Baptiste, les saints Apôtres Pierre et Paul, tous les saints et vous mon père, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu).

Après le Prêtre, les mains jointes, donne l’absolution en disant :
V/. Misereátur vestri omnípotens Deus, et dimíssis peccátis vestris, perdúcat vos ad vitam æternam (Que le Dieu tout-puissant vous fasse miséricorde, qu’il vous pardonne vos péchés et vous conduise à la vie éternelle)
R/. Amen (Ainsi soit-il).

Les fidèles font le Signe de la Croix quand le Prêtre demande à Dieu le Pardon de ses offenses et de celles des fidèles :
V/. Indulgéntiam, Signe-de-Croix absolutiónem, et remissiónem peccatórum nostrórum, tríbuat nobis omnípotens et miséricors Dóminus (Que le Dieu tout-puissant et miséricordieux nous accorde le pardon, l’absolution et la rémission de nos péchés).
R/. Amen (Ainsi soit-il).

Et incliné, le Prêtre poursuit ces versets pour lesquels les fidèles s’inclinent légèrement :
V/. Deus, tu convérsus vivificábis nos (Dieu, tournez-Vous vers nous et donnez-nous la Vie).
R/. Et plebs tua lætábitur in te (Votre peuple se réjouira en Vous).
V/. Osténde nobis Dómine, misericórdiam tuam (Montrez-nous, Seigneur, votre miséricorde).
R/. Et salutáre tuum da nobis (Accordez-nous votre Salut).
V/. Dómine, exáudi oratiónem meam (Seigneur, exaucez ma prière).
R/. Et clamor meus ad te véniat (Que mon appel parvienne jusqu’à Vous).
V/. Dóminus vobíscum (Le Seigneur soit avec Vous).
R/. Et cum spíritu tuo (Et avec votre Esprit).
V/. Oremus (Prions).


ORAISONS

Le Prêtre monte à l’Autel puis dit à voix basse :
Aufer a nobis, quǽsumus, Dómine, iniquitátes nostras : ut ad Sancta sanctórum puris mereámur méntibus introíre. Per Christum Dóminum nostrum. Amen (Enlevez nos fautes, Seigneur, pour que nous puissions pénétrer dans le Saint des Saints avec une âme pure. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il).

Ensuite, les mains jointes et incliné, le Prêtre baise l’Autel en disant la prière :
Orámus te, Dómine, per mérita Sanctórum tuórum, (le Prêtre baise l’Autel au milieu) quorum relíquiæ hic sunt, et ómnium Sanctórum : ut indúlgere dignéris ómnia peccáta mea. Amen (Nous Vous en prions, Seigneur, par les Mérites de vos Saints (le Prêtre baise l’Autel au milieu) dont nous avons ici les reliques et de tous les Saints, daignez pardonner tous mes péchés. Ainsi soit-il).

A la Messe solennelle, si ce n’est pas une Messe des défunts, avant que le Prêtre ne commence l’antienne d’Introït, il bénit l’encens, en disant :
Ab illo bene Signe-de-Croix dicáris, in cuius honóre cremáberis. Amen (Sois bé Signe-de-Croix ni par Celui en l’honneur de qui tu vas brûler. Ainsi soit-il).

Et ayant reçu l’encensoir du diacre, le Prêtre encense la Croix et l’Autel, sans rien dire. Après, le diacre, ayant reçu l’encensoir du célébrant, encense ce dernier seulement. Ensuite, le célébrant va à la droite de l’Autel en se signant du Signe de la Croix et commence l’antienne d’Introït. A la Messe des défunts, il n’y a pas d’encensement de l’Autel. En commençant l’introït, le Prêtre fait un Signe de Croix sur le Missel : cela signifie que les fruits de la Messe sont plus destinés aux âmes du purgatoire qu’aux vivants.


INTROÏT
Le chant d’entrée (introït, du verbe latin introire, entrer) donne le ton à la Messe qui commence. L’introït est propre à chaque Messe :

Introït : ……………………………………………


KYRIE
Le Prêtre revient au milieu de l’Autel pour réciter les mains jointes le Kyrie en alternant avec les fidèles :
V/. Kýrie eléison (Seigneur ayez pitié)
R/. Kýrie eléison (Seigneur ayez pitié)
V/. Kýrie eléison (Seigneur ayez pitié)
R/. Christe eléison (Christ ayez pitié)
V/. Christe eléison (Christ ayez pitié)
R/. Christe eléison (Christ ayez pitié)
V/. Kýrie eléison (Seigneur ayez pitié)
R/. Kýrie eléison (Seigneur ayez pitié)
V/. Kýrie eléison (Seigneur ayez pitié)


GLORIA
Ensuite, au milieu de l’Autel, étendant et joignant les mains, et inclinant quelque peu la tête, le Prêtre dit, si’il faut le dire, le « Glória in excélsis Deo », et il poursuit, les mains jointes. Lorsqu’il dit « Adorámus te, Gratias ágimus tibi » et « Iesu Christe », et « Súscipe deprecatiónem », le Prêtre et les fidèles inclinent la tête ; et à la fin, disant : « Cum Sancto Spíritu » ils se signent en même temps du front à la poitrine.
Glória in excélsis Deo et in terra pax homínibus bonæ voluntátis. Laudámus te. Benedícimus te. Adorámus te. Glorificámus te. Grátias ágimus tibi propter magnam glóriam tuam. Dómine Deus, Rex cœléstis, Deus Pater omnípotens. Dómine Fili unigénite, Iesu Christe. Dómine Deus, Agnus Dei, Fílius Patris. Qui tollis peccáta mundi, miserére nobis. Qui tollis peccáta mundi, súscipe deprecatiónem nostram. Qui sedes ad déxteram Patris, miserére nobis. Quóniam tu solus Sanctus. Tu solus Dóminus. Tu solus Altíssimus, Iesu Christe. Cum Sancto Spíritu Signe-de-Croix in glória Dei Patris. Amen.
(Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Nous Vous louons, nous Vous bénissons, nous Vous adorons, nous Vous glorifions et nous Vous rendons grâces pour votre Gloire immense, Seigneur Dieu, Roi du Ciel, Dieu Père Tout-Puissant. Seigneur Fils Unique, Jésus-Christ, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père, Vous qui enlevez les péchés du monde ayez pitié de nous, Vous qui enlevez les péchés du monde, accueillez notre prière, Vous qui siégez à la droite du Père, ayez pitié de nous. Car c’est Vous le seul Saint, Vous le seul Seigneur, Vous le seul Très-Haut, Jésus-Christ, avec le Saint-Esprit, dans la Gloire de Dieu le Père. Ainsi soit-il).


LITURGIE DE LA PAROLE
Ensuite, le Prêtre baise l’Autel au milieu, et dit tourné vers les fidèles :
V/. Dóminus vobíscum (Le Seigneur soit avec vous)
R/. Et cum spíritu tuo (Et avec votre Esprit)


COLLECTE
Ensuite, le Célébrant dit :
V/. Oremus (Prions)
Puis la Prière de Collecte de la Messe du jour, en ajoutant les éventuelles mémoires et les oraisons, une ou plusieurs selon que l’Ordo de l’Office le demande. Dans la Collecte, le Prêtre rassemble l’essentiel des prières et des aspirations des fidèles suggérées par la Fête célébrée. C’est la Première des trois grandes Prières propres à chaque Messe avec la Prière Secrète et la Prière après la Sainte Communion.
V/. La Prière de Collecte :

Prière de Collecte : ……………………………………

Le Prêtre joint les mains pour conclure la Collecte :
V/. Per Dominum nostrum Iesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen (Par Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il).
Lorsque l’Oraison est adressée directement au Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, le Prêtre conclut par :
V/. Qui vivis et regnas cum Deo Patre, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen (Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il).


LECTURES ET CHANTS
Suivent l’Épître, le Graduel, le trait ou l’Allelúia avec son verset, ou la Séquence, selon que le Temps l’exige.


ÉPITRE
Cette Lecture est généralement empruntée aux Épîtres des Apôtres (de epistola, « lettre » en latin) :

Épitre : …………………………………….

A la fin de la Lecture, les fidèles répondent :
R/. Deo gratias (Nous rendons Grâces à Dieu)


GRADUEL – ALLÉLUIA – TRAIT - SÉQUENCE
- Le Graduel est un chant que l’on exécutait sur les marches ou gradins (d’où son nom), afin d’être surélevé par rapport au peuple :
Graduel : …………………………………..

- L’Allelúia, qui est comme un refrain encadrant un verset de Psaume, est un cri de jubilation et signifie en hébreu : « Louez Dieu ! »
Alléluia : …………………………………..

- Pour certaines grandes Fêtes (Pâques, Pentecôte, Fête-Dieu…), l’Allelúia est suivi d’une Séquence qui signifie « suite » de l’Allelúia :
Séquence : …………………………………..

- Au Temps de la Septuagésime, l’Allelúia est remplacé par le Trait : chant à plusieurs strophes, exécuté sans refrain, « tout d’un trait » :
Trait : …………………………………..

Messe-Evangile.jpg
ÉVANGILE
Ceci étant terminé, si c’est une Messe Solennelle, le diacre dépose le livre des Evangiles sur le centre de l’Autel et le célébrant bénit l’encens comme plus-haut ; ensuite, le diacre, après avoir fait une génuflexion devant l’Autel, les mains jointes, dit :
Munda cor meum ac lábia mea, omnípotens Deus, qui lábia Isaíæ Prophétæ cálculo mundásti igníto : ita me tua grata miseratióne dignáre mundáre, ut sanctum Evangélium tuum digne váleam nuntiáre. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.
(Purifiez mon cœur et mes lèvres, Dieu Tout-Puissant qui avez purifié les lèvres du prophète Isaïe avec un charbon ardent. Daignez par Votre miséricordieuse Bonté me purifier pour que je sois capable de proclamer dignement Votre Saint Evangile. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il).

Après, le diacre prend le Livre de l’Autel, et après avoir fait de nouveau la génuflexion, il demande la bénédiction au Prêtre, disant :
Iube, domne, benedícere (Père, veuillez me bénir)

Le Prêtre répond :
Dóminus sit in corde tuo et in lábiis tuis : ut digne et competénter annúnties Evangélium suum. In nómine Patris, et Fílii, + et Spíritus Sancti. Amen (Que le Seigneur soit dans ton cœur et sur tes lèvres pour que tu proclames son Evangile d’une manière correcte et digne. Au Nom du Père, et du Fils, + et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il).

Et après avoir reçu la Bénédiction, il baise la main du célébrant, et avec les autres ministres, l’encens et les flambeaux, s’approchant de l’endroit de l’Evangile, se tenant debout, les mains jointes, il dit :
V/. Dóminus vobíscum (Le Seigneur soit avec Vous)
R/. Et cum spíritu tuo (Et avec votre Esprit)
V/. Sequéntia (ou Initium) sancti Evangélii secundim N (Suite (ou début) du Saint Evangile selon N.

Avec le pouce de la main droite, il signe Signe-de-Croix le Livre au commencement de l’Evangile qu’il va lire, ensuite il se signe lui-même sur le front, la bouche et la poitrine, et tandis que les fidèles répondent :
R/. Gloria tibi, Domine (Gloire à vous, Seigneur)

Puis le Célébrant ou le diacre encense trois fois le Livre, après quoi il poursuit l’Evangile, les mains jointes.

Evangile : ……………………………………..

A la fin de l’Evangile, les Fidèles répondent :
R/. Laus tibi, Christe (Louange à Vous, ô Christ)
Celui-ci étant achevé, le sous-diacre porte le Livre au Prêtre, qui baise l’Evangile, en disant :
V/ Per evangélica dicta deleántur nostra delícta (Que les Paroles de l’Evangile effacent nos péchés).
Ensuite le Prêtre est encensé par le diacre. Mais si le Prêtre célèbre sans diacre et sous-diacre, le Livre ayant été porté à l’autre extrémité de l’Autel, incliné au milieu, les mains jointes, il dit : « Munda cor meum », comme ci-dessus, et « Domine, benedícere. Dóminus sit in corde meo et in lábiis meis : ut digne et competénter annúntiem Evangélium suum. Amen (Seigneur, veuillez me bénir. Que le Seigneur soit dans mon cœur et sur mes lèvres pour que je proclame son Evangile d’une manière correcte et digne. Ainsi soit-il) ».
Aux Messes des Défunts, on dit « Munda cor meum », mais la Bénédiction n’est pas demandée, on ne porte pas les flambeaux et le Prêtre ne baise pas le Livre.

HOMÉLIE

CREDO
Ensuite, au milieu de l’Autel, étendant, élevant et joignant les mains, le Prêtre dit, s’il faut le dire, le « Credo in unum Deum », et il poursuit les mains jointes. Quand il dit « Deum », il incline la tête, ce qu’il fait pareillement lorsqu’il dit « Iesum Christum », et « simul adoratur ». Mais à ces mots « Et incarnátus est », il met le genou en terre jusqu’à ce qu’il soit dit « Et homo factus est ». A la fin, à « Et vitam ventúri sǽculi », il se signe du Signe de la Croix Signe-de-Croix, du front à la poitrine. Si la Messe est lue, les fidèles peuvent Le réciter avec le Célébrant en inclinant la tête, s’agenouillant et se signant en même temps que le Prêtre

Credo in unum Deum, Patrem omnipoténtem, factórem coeli et terræ, visibílium ómnium et invisibílium. Et in unum Dóminum Iesum Christum, Fílium Dei unigénitum. Et ex Patre natum ante ómnia sǽcula. Deum de Deo, lumen de lúmine, Deum verum de Deo vero. Génitum, non factum, consubstantiálem Patri : per quem ómnia facta sunt. Qui propter nos hómines, et propter nostram salútem descéndit de cœlis. (Hic genuflectitur) Et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Virgine : et homo factus est. Crucifíxus etiam pro nobis ; sub Póntio Pilato passus, et sepúltus est. Et resurréxit tértia die, secúndum Scripturas. Et ascéndit in coelum : sedet ad déxteram Patris. Et íterum ventúrus est cum glória iudicáre vivos et mórtuos : cuius regni non erit finis. Et in Spíritum Sanctum, Dóminum et vivificántem : qui ex Patre Filióque procédit. Qui cum Patre, et Filio simul adorátur et conglorificátur : qui locútus est per Prophétas. Et unam, sanctam, catholicam et Apostólicam Ecclésiam. Confíteor unum baptísma in remissiónem peccatórum. Et exspécto resurrectiónem mortuórum. Signe-de-Croix Et vitam ventúri sǽculi. Amen.
(Je crois en un seul Dieu le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, de toutes choses, visibles et invisibles. Je crois en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils Unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Dieu né de Dieu, Lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, engendré non pas créé, consubstantiel au Père, et par qui tout a été créé. C’est Lui qui, pour nous, les hommes, et pour notre Salut, est descendu des cieux ; (Ici, on fait la génuflexion) Il a pris chair de la Vierge Marie par l’action du Saint-Esprit et Il s’est fait homme. Puis Il fut crucifié pour nous sous Ponce-Pilate : Il souffrit sa Passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, suivant les Ecritures ; Il monta aux Cieux où Il siège à la droite du Père. De nouveau Il viendra dans la Gloire pour juger les vivants et les morts, et son Règne n’aura pas de fin. Je crois en l’Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui donne la Vie, qui procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils Il reçoit même adoration et même gloire. Il a parlé par les prophètes. Je crois à l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Je reconnais un seul Baptême pour la rémission des péchés et j’attends la Résurrection des morts et la vie du Monde à venir. Ainsi soit-il).


II – « MESSE DES FIDELES » ou « LITURGIE EUCHARISTIQUE »

La seconde partie de la Messe se nomme « Messe des Fidèles » parce qu’aux premiers siècles, seuls les fidèles pouvaient y assister ; les catéchumènes étaient alors congédiés. La « Messe des Fidèles » ou « Liturgie Eucharistique » c'est la réalisation du Sacrifice ; Elle se divise en trois parties :
l'Offertoire : c'est la préparation du Sacrifice, où nous nous offrons avec le pain et le vin dans la perspective du Sacrifice à venir,
le Canon : c'est l'Offrande du Sacrifice, le Cœur de la Messe, où nous nous unissons à l'Offrande du Christ à son Père,
la Communion : c'est notre participation au Sacrifice du Christ, où nous Le recevons réellement, afin de Le rayonner et Le donner aux autres.

OFFERTOIRE
Offertoire veut dire « présentation d’offrande à Dieu ». La quête ou les offrandes de Messe ont ce sens. Cette préparation au Sacrifice de la Messe signifie l’offrande même de l’Église, Celle du Ciel, du purgatoire et de la terre, et nous met dans les sentiments qui doivent être les nôtres devant un si grand Mystère.

Après le Credo, le Prêtre baise l’Autel, et tourné vers le peuple, dit :
V/. Dóminus vobíscum (Le Seigneur soit avec Vous)
R/. Et cum spíritu tuo (Et avec votre Esprit)

CHANT D’OFFERTOIRE (voir au propre)
Le Prêtre dit : Oremus (Prions) et l’antienne d’Offertoire qui figure au propre :

Offertoire : ……………………………………………

OFFRANDE DU PAIN
L’antienne d’Offertoire étant dite, si la Messe est Solennelle, le diacre présente au célébrant la patène avec l’hostie ; sinon, le Prêtre lui-même prend la patène avec l’hostie et l’offrant, dit :
Súscipe, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus, hanc immaculátam hóstiam, quam ego indígnus fámulus tuus óffero tibi, Deo meo vivo et vero, pro innumerabílibus peccátis, et offensiónibus, et negligéntiis meis, et pro ómnibus circumstántibus, sed et pro ómnibus fidélibus Christiánis vivis atque defúnctis : ut mihi, et illis profíciat ad salútem in vitam ætérnam. Amen.
(Recevez, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant, cette offrande sans tache que moi, votre indigne serviteur, je Vous présente à Vous mon Dieu vivant et vrai pour mes péchés, offenses et négligences sans nombre, pour tous ceux qui m’entourent ainsi que pour tous les fidèles vivants et morts : qu’elle serve à mon Salut et au leur pour la Vie éternelle. Ainsi soit-il).
Ensuite, faisant le Signe de la Croix Signe-de-Croix avec la même patène, il dépose l’hostie sur le corporal.

BÉNÉDICTION DE L’EAU
Le diacre sert le vin, le sous-diacre l’eau dans le calice : ou si la Messe est célébrée sans ministres sacrés, le Prêtre verse l’un et l’autre, et bénit l’eau Signe-de-Croix devant être mêlée dans le calice en disant :
Deus, qui humánæ substántiæ dignitátem mirabíliter condidísti, et mirabílius reformásti : da nobis per húius aquæ et vini mystérium, eius divinitátis esse consórtes, qui humanitátis nostræ fíeri dignátus est párticeps, Iesus Christus Fílius tuus Dóminus noster : Qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus : per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
(Dieu qui d’une manière admirable avez créé la nature humaine dans sa noblesse, et l’avez restaurée d’une manière plus admirable encore, accordez-nous, selon le Mystère de cette eau et de ce vin, de prendre part à la divinité de Celui qui a daigné partager notre humanité, Jésus-Christ votre Fils, notre Seigneur, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous en l’unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il).
Aux Messes des Défunts, on dit l’oraison précédente, mais l’eau n’est pas bénite.

OFFRANDE DU CALICE
Ensuite, il prend le calice et dit :
Offérimus tibi, Dómine, cálicem salutáris, tuam deprecántes cleméntiam : ut in conspéctu divínæ maiestátis tuæ, pro nostra et totíus mundi salúte, cum odóre suavitátis ascéndat. Amen (Nous Vous offrons, Seigneur, le calice du Salut, et nous demandons à votre Bonté qu’il s’élève en parfum agréable devant Votre divine Majesté, pour notre Salut et Celui du monde entier. Ainsi soit-il).
Ensuite, il fait le Signe de la Croix avec le calice Signe-de-Croix et le pose sur le corporal, et le couvre de la palle.

PRIÈRE D’HUMILITÉ
Les mains jointes sur l’Autel, un peu incliné, le Prêtre dit :
In spíritu humilitátis et in ánimo contríto suscipiámur a te, Dómine : et sic fiat sacrifícium nostrum in conspéctu tuo hódie, ut pláceat tibi, Dómine Deus (Voyez l’humilité de nos âmes et le repentir de nos cœurs ; accueillez-nous, Seigneur, et que notre sacrifice s’accomplisse aujourd’hui devant Vous de telle manière qu’il Vous soit agréable, Seigneur Dieu).

INVOCATIONS AU SAINT-ESPRIT
S’étant redressé, le Prêtre étend les mains et les joignant tendues en haut, les yeux levés au Ciel et aussitôt abaissés, il dit :
Veni, Sanctificátor, omnípotens ætérne Deus : (benedicit oblata, prosequendo) : et bene + dic hoc sacrifícium, tuo sancto nómini præparátum (Venez, Sanctificateur, Dieu éternel et tout-puissant, (il bénit les dons offerts en poursuivant) : et béniSigne-de-Croixssez ce Sacrifice préparé pour votre saint Nom).

ENCENSEMENT
Ensuite, s’il célèbre solennellement, il bénit l’encens Signe-de-Croix en disant :
Per intercessiónem beáti Michaëlis Archángeli, stantis a dextris altáris incénsi, et ómnium electórum suórum, incénsum istud dignétur Dóminus bene + dícere, et in odórem suavitátis accípere. Per Christum Dóminum nostrum. Amen (Par l’intercession de l’archange saint Michel qui se tient à la droite de l’Autel de l’encens, et par l’intercession de tous les élus, que le Seigneur daigne bé+nir cet encens et le recevoir comme un parfum agréable. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il).
Et ayant reçu l’encensoir du diacre, il encense les oblats, de la manière décrite dans les rubriques, disant :
Incénsum istud, a te benedíctum, ascéndat ad te, Dómine, et descéndat super nos misericórdia tua (Que cet encens béni par Vous, Seigneur, monte vers Vous, et que descende sur nous votre Miséricorde).
Ensuite, il encense l’Autel, en disant le Psaume 140, 2-4 :
Dirigátur, Dómine, oratio mea, sicut incénsum in conspéctu tuo : elevatio mánuum mearum sacrificium vespertínum. Pone, Dómine, custódiam ori meo, et óstium circumstántiæ lábiis meis : ut non declínet cor meum in verba malítiæ, ad excusándas excusatiónes in peccátis.
(Seigneur, que ma prière s’élève comme l’encens devant votre Face ; que mes mains levées soient comme l’offrande du soir. Placez, Seigneur, une garde à ma bouche et une barrière tout autour de mes lèvres. Que mon cœur ne se porte pas à des paroles mauvaises qui servent de prétexte au péché).
Tandis qu’il rend l’encensoir au diacre, le Prêtre dit :
Accéndat in nobis Dóminus ignem sui amóris, et flammam ætérne caritátis. Amen (Que le Seigneur allume en nous le feu de son amour et la flamme de l’éternelle charité. Ainsi soit-il).
Après, le Prêtre est encensé par le diacre, ensuite les autres par ordre.

LAVEMENT DES MAINS
Pendant ce temps, le Prêtre se lave les mains, en disant le Psaume 25, 6-12 :
Lavábo inter innocéntes manus meas : et circúmdabo altáre tuum, Dómine. Ut áudiam vocem laudis : et enárrem univérsa mirabília tua. Dómine, diléxi decórem domus tuæ : et locum habitatiónis glóriæ tuæ. Ne perdas cum ímpiis, Deus, ánimam meam : et cum viris sánguinum vitam meam. In quorum mánibus iniquitátes sunt : déxtera eórum repléta est munéribus. Ego autem in innocéntia mea ingréssus sum : rédime me, et miserére mei. Pes meus stetit in dirécto : in ecclésiis benedícam te, Dómine. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc, et semper : et in sǽcula sæculórum. Amen.
(Je lave mes mains d’innocent et tourne autour de votre Autel en faisant retentir l’action de grâces, en racontant chacun de Vos prodiges. J’aime la beauté de votre Maison et le lieu du séjour de votre Gloire. Ne m’enlevez pas l’âme comme aux pécheurs ni la vie comme aux hommes de sang : ils ont dans les mains l’infamie, leur droite est comblée de présents. Mais moi, je marche intègre ; Rachetez-moi, Seigneur, pitié pour moi ! Mon pied se tient en droit chemin ; Je Vous bénis dans l’assemblée. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme Il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il).
Aux Messes des Défunts, et au Temps de la Passion, on omet le « Glória Patri ».

PRIÈRE À LA SAINTE TRINITÉ
Ensuite, un peu incliné au milieu de l’Autel, les mains jointes posées sur lui, le Prêtre dit :
Súscipe, sancta Trínitas, hanc oblatiónem, quam tibi offérimus ob memóriam passiónis, resurrectiónis, et ascensiónis Iesu Christi, Dómini nostri, et in honórem beátæ Maríæ semper Vírginis, et beáti Ioánnis Baptístæ, et sanctórum Apostolórum Petri et Páuli, et istórum, et ómnium sanctórum : ut illis profíciat ad honórem, nobis autem ad salútem : et illi pro nobis intercédere dignéntur in cælis, quorum memóriam ágimus in terris. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
(Recevez, Trinité sainte, cette offrande que nous Vous présentons en mémoire de la Passion, de la Résurrection et de l’Ascension de Jésus-Christ notre Seigneur ; en l’honneur aussi de la bienheureuse Marie toujours vierge, de saint Jean-Baptiste, des saints Apôtres Pierre et Paul, des Saints dont les reliques sont ici, et de tous les Saints ; qu’elle soit pour eux une source d’honneur et pour nous une cause de Salut, et qu’ils daignent intercéder pour nous au Ciel, eux dont nous célébrons la mémoire sur terre. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il).

PRIÈRE DES FIDÈLES
Après, le Prêtre baise l’Autel, et tourné vers le peuple, étendant et joignant les mains, en élevant un peu la voix, il dit :
V/. Oráte fratres, ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem (Priez, mes Frères, pour que mon Sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père Tout-Puissant).
Le servant, ou bien ceux qui sont proches répondent : autrement le Prêtre lui-même :
R/. Suscípiat Dóminus sacrifícium de mánibus tuis (vel meis) ad láudem et glóriam nóminis sui, ad utilitátem quoque nostram, totiúsque Ecclésiæ suæ sanctæ (Que le Seigneur reçoive de vos (ou mes) mains le Sacrifice, à la louange et à la gloire de son Nom, et aussi pour notre bien et celui de toute sa sainte Église).
Le Prêtre dit à voix basse : Ainsi soit-il.

PRIÈRE SECRÈTE
Ensuite, les mains étendues, sans dire « Orémus » le Prêtre ajoute les oraisons secrètes, les « choses mises à part » (secreta). Lesquelles étant finies, quand il est arrivé à la conclusion, il dit à voix hautes :
V/. … Per ómnia sæcula sæculórum (…Dans tous les siècles des siècles).
R/. Amen (Ainsi soit-il).
V/. Dóminus vobíscum (Le Seigneur soit avec vous).
R/. Et cum spíritu tuo (Et avec votre Esprit).
V/. Sursum corda (Élevons nos cœurs).
R/. Habémus ad Dóminum (Ils sont tournés vers le Seigneur).
V/. Grátias agámus Dómino Deo nostro (Rendons grâces au Seigneur notre Dieu).
R/. Dígnum et iústum est (C’est juste et nécessaire).

PRÉFACE
Le Prêtre commence la Préface les mains posées de chaque côté du corporal et il les élève un peu quand il dit « Sursum corda », les joints devant la poitrine et incline la tête quand il dit : « Grátias agámus Dómino, Deo nostro » puis sépare les mains et les tient séparées jusqu’à la fin de la Préface. La Préface varie selon le Jour liturgique et voici la Préface commune :
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus : Per Christum Dóminum nostrum. Per quem maiestátem tuam laudant Angeli, adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes. Cæli cælorúmque Virtútes ac beáta Séraphim sócia exsultatióne concélebrant. Cum quibus et nostras voces ut admítti iúbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicentes :
(Il est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre Salut, de Vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant, par le Christ notre Seigneur. Par Lui les Anges louent votre Majesté, les Dominations L’adorent, les Puissances La révèrent, les Cieux et les Forces des Cieux avec les bienheureux Séraphins La célèbrent, unis dans une même allégresse. A leurs chants nous Vous prions de laisser se joindre aussi nos voix pour proclamer dans une humble louange) :

SANCTUS
La Préface finie, le Prêtre les joint de nouveau, et incliné il dit :
Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth. Pleni sunt cæli et terra glória tua. Hosánna in excélsis. Benedíctus Signe-de-Croix qui venit in nómine Dómini. Hosánna in excélsis.
(Saint, Saint, Saint le Seigneur, Dieu des Forces célestes, le ciel et la terre sont remplis de votre Gloire. Hosanna au plus haut des Cieux. Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des Cieux).
Et lorsqu’il dit : « Benedíctus qui venit », il fait le Signe de la Croix du front à la poitrine.


CANON DE LA MESSE
La Préface terminée, le Prêtre, étendant, élevant et joignant les mains, levant les yeux vers le Ciel, et les abaissant aussitôt, profondément incliné devant l’Autel, les mains posées sur lui, dit d'abord la Prière pour l'Église :

PRIÈRE POUR L'ÉGLISE
Te ígitur, clementíssime Pater, per Iesum Christum, Fílium tuum, Dóminum nostrum, súpplices rogámus ac pétimus, uti accépta hábeas, et benedícas, hæc + dona, hæc + múnera, hæc + sacrifícia illibáta. in primis quæ tibi offérimus pro Ecclésia tua sancta cathólica ; quam pacificáre, custodíre, adunáre, et régere dignéris toto orbe terrárum : una cum fámulo tuo Papa nostro N. , et Antístite nostro N., et ómnibus orthodóxis, atque cathólicæ et apostólicæ fídei cultóribus.
(Père très Bon, nous Vous prions humblement et nous Vous demandons par Jésus-Christ votre Fils, notre Seigneur, d’accepter et de bénir ces dons, ces présents, ces offrandes saintes et sans tache. Tout d’abord nous Vous les offrons pour votre Sainte Eglise Catholique - daignez, à travers le monde entier, Lui donner la paix, La protéger, La rassembler dans l’unité et La gouverner, - et aussi pour votre serviteur notre pape N., pour notre évêque N., et pour tous ceux qui, fidèles à la vraie doctrine, ont la garde de la Foi catholique et apostolique).

MEMENTO DES VIVANTS
Les mains jointes, le Prêtre prie quelques instants pour ceux pour lequels il a l’intention de prier ; ensuite, il poursuit les mains étendues :
Meménto, Dómine, famulórum famularúmque tuarum N. et N. et ómnium circumstántium, quorum tibi fides cógnita est et nota devótio, pro quibus tibi offérimus : vel qui tibi ófferunt hoc sacrifícium laudis, pro se suísque ómnibus : pro redemptióne animárum suárum, pro spe salútis et incolumitátis suæ : tibíque reddunt vota sua ætérno Deo, vivo et vero.
(Souvenez-Vous, Seigneur, de Vos serviteurs et de Vos servantes N. et N. et de tous ceux qui nous entourent : Vous connaissez leur foi, Vous avez éprouvé leur attachement. Nous Vous offrons pour eux, ou ils Vous offrent eux-mêmes, ce sacrifice de louange pour eux et pour tous les leurs : afin d’obtenir la rédemption de leur âme, la sécurité et le salut dont ils ont l’espérance ; et ils Vous adressent leurs prières, à Vous. Dieu éternel, vivant et vrai).

NOS INTERCESSEURS AU CIEL
Le Prêtre s’unit par la pensée à tous les Saints du Ciel avec la liste des 12 Apôtres et des 12 Martyrs, les 24 vieillards de l’Apocalypse :
Communicántes, et memóriam venerántes, in primis gloriósæ semper Vírginis Maríæ, Genitrícis Dei et Dómini nostri Iesu Christi : Sed et beáti Ioseph, eiúsdem Vírginis Sponsi, et beatórum Apostolórum ac Mártyrum tuórum, Petri et Páuli, Andréæ, Iacóbi, Ioánnis, Thómæ, Iacóbi, Philíppi, Bartholomǽi, Matthǽi, Simónis, et Thaddǽi : Lini, Cleti, Cleméntis, Xysti, Cornélii, Cypriáni, Lauréntii, Chrisógoni, Ioánnis et Páuli, Cosmæ et Damiáni : et ómnium Sanctórum tuórum ; quorum méritis precibúsque concédas, ut in ómnibus protectiónis tuæ muniámur auxilio. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
(Unis dans une même communion, nous vénérons d’abord la mémoire de la glorieuse Marie toujours vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ, puis du bienheureux Joseph, époux de cette même Vierge, et de vos bienheureux Apôtres et Martyrs, Pierre et Paul, André, Jacques, Jean, Thomas, Jacques, Philippe, Barthélémy, Matthieu, Simon et Jude, Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille, Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien, — et de tous vos Saints. Par leurs mérites et leurs prières, accordez-nous en toute occasion le secours de votre Force et de votre Protection. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il).

PRIÈRE POUR TOUTE LA FAMILLE DE DIEU
Tenant les mains étendues sur les dons offerts, le Prêtre dit :
Hanc ígitur oblatiónem servitútis nostræ, sed et cunctæ famíliæ tuæ, quǽsumus, Dómine, ut placátus accípias : diésque nostros in tua pace dispónas, atque ab ætérna damnatióne nos éripi, et in electórum tuórum iúbeas grege numerári. Iungit manus. Per Christum, Dóminum nostrum. Amen.
(Voici donc l’offrande que nous Vous présentons, nous Vos serviteurs et avec nous Votre famille entière, acceptez-la, Seigneur, avec bienveillance; disposez dans votre Paix les jours de notre vie, veuillez nous arracher à l’éternelle damnation et nous compter au nombre de Vos élus. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il).

PRIÈRE AVANT LA CONSÉCRATION
Quam oblatiónem tu, Deus, in ómnibus, quǽsumus, bene + díctam, adscríp + tam, ra + tam, rationábilem, acceptabilémque fácere dignéris : ut nobis Cor + pus, et San + guis fiat dilectíssimi Fílii tui, Dómini nostri Iesu Christi (Cette offrande, daignez, Vous, notre Dieu la bénir, l’agréer et l’approuver pleinement, la rendre parfaite et digne de Vous plaire ; et qu’elle devienne ainsi pour nous, le Corps et le Sang de votre Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ).

Messe-Consecration.jpg
CONSÉCRATION DU PAIN
Le Prêtre prend l’hostie dans les mains et dit :
Qui prídie quam paterétur, accipit hostiam, accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas, et elevátis óculis in cælum ad te Deum Patrem suum omnipoténtem, tibi grátias agens, bene + díxit, fregit, dedítque discípulis suis, dicens : Accípite, et manducáte ex hoc omnes (la veille de sa Passion, Il a pris du pain dans Ses mains saintes et adorables, et les yeux levés au Ciel vers Vous, Dieu, son Père tout-puissant, Vous rendant grâces, Il bé+nit ce pain, le rompît et le donna à Ses disciples en disant : Prenez et mangez-en tous).
Tenant l’hostie de ses deux mains, entre les index et les pouces, il prononce distinctement et attentivement les Paroles de la Consécration sur l’hostie, et en même temps sur toutes, si plusieurs doivent être consacrées :
HOC EST ENIM CORPUS MEUM (CAR CECI EST MON CORPS)
Ces Paroles proférées, aussitôt, génuflectant, il adore l’Hostie consacrée, il se relève, La montre au peuple, La replace sur le corporal, et de nouveau adore en genuflectant : et il ne sépare plus les pouces et les index, sauf quand il doit toucher l’Hostie, jusqu’à l’ablution des doigts.

Messe-Elevation.jpg
CONSÉCRATION DU VIN
Alors, ayant découvert le calice et le prenant dans ses mains, le Prêtre dit :
Simili modo póstquam cenátum est, accípiens et hunc præclárum cálicem in sanctas ac venerábiles manus suas : item tibi grátias agens, bene + díxit, dedítque discípulis suis, dicens : Accípite, et bíbite ex eo omnes.
(De même, après le repas, Il prit ce précieux calice dans Ses mains saintes et adorables, Vous rendit grâces encore, le bé+nit et le donna à Ses disciples en disant : Prenez et buvez-en tous).
Le Prêtre s’incline profondément en continuant :
HIC EST ENIM CALIX SÁNGUINIS MEI, NOVI ET ÆTÉRNI TESTAMÉNTI : MYSTÉRIUM FIDEI : QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS EFFUNDÉTUR IN REMISSIÓNEM PECCATÓRUM (CAR CECI EST LE CALICE DE MON SANG, LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE : LE MYSTÈRE DE LA FOI : QUI SERA VERSÉ POUR VOUS ET POUR BEAUCOUP EN REMISSION DES PÉCHÉS).
Ces Paroles de consécration proférées, il pose le Calice sur le corporal et dit :
Hæc quotiescúmque fecéritis, in mei memóriam faciétis
(Toutes les fois que vous ferez cela, vous le ferez en mémoire de moi).
Genuflextant, il adore : il se relève, Le montre au peuple, Le dépose, Le couvre, et L’adore de nouveau en genuflectant.

SOUVENIR DES MYSTERES DU CHRIST
Le Célébrant continue le Canon à voix basse :
Unde et mémores, Dómine, nos servi tui, sed et plebs tua sancta, eiúsdem Christi Fílii tui, Dómini nostri, tam beátæ passiónis, nec non et ab ínferis resurrectiónis, sed et in cælos gloriósæ ascensiónis : offérimus præcláræ maiestáti tuæ de tuis donis ac datis, hóstiam + puram, hóstiam + sanctam, hóstiam + immaculátam, Panem + sanctum vitæ ætérnæ, et calicem + salútis perpétuæ.
(C’est pourquoi, en mémoire, Seigneur, de la bienheureuse Passion du Christ votre Fils, notre Seigneur, de sa Résurrection du séjour des morts et aussi de son Ascension dans la gloire des Cieux, nous Vos serviteurs, et avec nous Votre peuple saint, nous présentons à Votre glorieuse Majesté, cette offrande choisie parmi les biens que Vous nous avez donnés, la Victime parfaite, la Victime sainte, la Victime sans tache, le Pain sacré de la Vie éternelle et le Calice de l’éternel Salut).

RAPPEL DES SACRIFICES ANCIENS
Les mains étendues, le Prêtre poursuit :
Supra quæ propítio ac seréno vultu respícere dignéris : et accépta habére, sícuti accépta habére dignátus es múnera púeri tui iusti Abel, et sacrifícium Patriárchæ nostri Abrahæ : et quod tibi óbtulit summus sacérdos tuus Melchísedech, sanctum sacrifícium, immaculátam hóstiam.
(Sur ces offrandes, daignez jeter un Regard favorable et bienveillant ; acceptez-les comme Vous avez bien voulu accepter les présents de Votre serviteur Abel le Juste, le sacrifice d’Abraham, le père de notre race, et celui de Melchisédech, votre souverain Prêtre, Offrande sainte, Sacrifice sans tache).
Profondément incliné, les mains jointes et posées sur l’Autel, le Prêtre dit :
Supplices te rogámus, omnípotens Deus, iube hæc perférri per manus sancti Angeli tui in sublíme altáre tuum, in conspéctu divínæ maiestátis tuæ : ut quoquot osculatur altare, ex hac altáris partecipatióne sacrosánctum Fílii tui Cor + pus, et Sán + guinem sumpsérimus, omni benedictióne + cælésti et grátia repleámur. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
(Nous Vous en supplions, Dieu tout-puissant, faites porter ces offrandes par les mains de Votre saint ange, là-haut, sur votre Autel, en présence de Votre divine Majesté. Et quand nous recevrons, en communiant à l’Autel le Corps et le Sang infiniment Saints de votre Fils, puissions-nous tous être comblés des Grâces et des Bénédictions du Ciel. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il).

PRIÈRE POUR LES DÉFUNTS
Meménto étiam, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N., qui nos præcessérunt cum signo fídei, et dórmiunt in somno pacis. Ipsis, Dómine, et ómnibus in Christo quiescéntibus, locum refrigérii, lucis et pacis, ut indúlgeas , deprecámur. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
(Souvenez-Vous aussi, Seigneur, de Vos serviteurs et de Vos servantes... N. et N. qui sont partis avant nous, marqués du sceau de la foi, et qui dorment du sommeil de la paix. A ceux-là, Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui reposent dans le Christ, accordez, nous Vous en supplions, le Séjour du bonheur, de la lumière et de la paix. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il).

LA COMMUNION DES SAINTS
Le Prêtre se frappe la poitrine de la main droite pour souligner qu’il fait partie des pécheurs dont il parle, en disant d’une voix un peu élevée :
Nobis quoque peccatóribus fámulis tuis, de multitúdine miseratiónum tuárum sperántibus, partem áliquam et societátem donáre dignéris, cum tuis sanctis Apóstolis et Martýribus : cum Ioánne, Stéphano, Matthía, Bárnaba, Ignátio, Alexándro, Marcellíno, Petro, Felicitáte, Perpétua, Agatha, Lúcia, Agnéte, Cæcília, Anastásia, et ómnibus Sanctis tuis : intra quorum nos consórtium, non æstimátor mériti, sed véniæ, quǽsumus, largítor admítte. Per Christum, Dóminum nostrum.
(A nous aussi pécheurs, Vos serviteurs, qui mettons notre confiance dans Votre infinie Miséricorde, daignez accorder une place dans la Communauté de vos Saints Apôtres et Martyrs, avec Jean, Etienne, Matthias, Barnabé, Ignace, Alexandre, Marcellin, Pierre, Félicité, Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie, et avec tous vos Saints. Pour nous admettre dans leur compagnie, ne pesez pas la valeur de nos actes, mais accordez-nous largement votre Pardon. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il).

CONCLUSION DU CANON
Le Prêtre signe trois fois sur l’Hostie et le Calice en disant :
Per quem hæc ómnia, Dómine, semper bona creas, sanctí + ficas, viví + ficas, bene + dícis et præstas nobis (Par Lui, Seigneur, Vous ne cessez de créer tous ces biens et Vous les sancti+fiez, Vous leur donnez + vie et Vous les béni+ssez pour nous en faire don).
Puis il découvre le calice, fait la génuflexion, prend l’Hostie entre le pouce et l’index de la main droite : et tenant le Calice de la main gauche, il fait trois fois le Signe de la Croix avec l’Hostie d’un bord à l’autre du Calice, en disant :
Per ip + sum, et cum ip + so, et in ip + so, est tibi Deo Patri + omnipoténti, in unitáte Spíritus + Sancti, omnis honor, et glória. Per omnia sǽcula sæculórum (Par + Lui, avec + Lui, en + Lui, Vous soient donnés, + Dieu Père tout-puissant, dans l’unité + du Saint-Esprit, tout Honneur et toute Gloire, dans tous les siècles des siècles).
R/. Amen (Ainsi soit-il).

LA COMMUNION
Le Prêtre joint les mains et dit :
Orémus. Præcéptis salutáribus móniti, et divína institutióne formáti, audémus dícere (Prions. Éclairés par le Commandement du Sauveur et formés par l’Enseignement d’un Dieu, nous osons dire :

La PRIERE DU SEIGNEUR
Le Prêtre étend les mains et récite le Pater Noster :
Pater noster, qui es in cælis : sanctificétur nomen tuum ; advéniat regnum tuum ; fiat volúntas tua, sicut in cælo, et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hódie ; et dimítte nobis débita nostra, sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris ; et ne nos indúcas in tentatiónem.
(Notre Père qui êtes aux Cieux, que votre Nom soit sanctifié, que votre Règne arrive, que votre Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour ; pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas entrer en tentation)
R/. Sed líbera nos a malo (Mais délivrez-nous du mal).
Le Prêtre dit à voix basse : « Ainsi soit-il ». Ensuite, de la main droite il prend entre l’index et le majeur la patène, qu’il tient verticale sur l’Autel et dit à voix basse :
Líbera nos, quǽsumus Dómine, ab ómnibus malis, prætéritis, præséntibus et futúris : et intercedénte beáta et gloriósa semper Vírgine Dei Genitríce María, cum beátis Apóstolis tuis Petro et Páulo, atque Andréa, et ómnibus Sanctis, + da propítius pacem in diébus nostris : ut, ope misericórdiæ tuæ adiúti, et a peccáto simus semper líberi et ab omni perturbatióne secúri.
(Délivrez-nous, Seigneur, de tous les maux passés, présents et à venir, et par l’intercession de la bienheureuse et glorieuse Marie, Mère de Dieu, toujours vierge, de Vos bienheureux apôtres Pierre et Paul et André et de tous les Saints, daignez nous accorder la paix en notre temps, qu’avec le soutien de votre Miséricorde nous soyons à jamais délivrés du péché et préservés de toute sorte de troubles).
Puis il place la patène sous l’Hostie, découvre le Calice, fait la génuflexion, se lève, prend l’Hostie, et La tenant au-dessus du Calice avec les deux mains, il La fractionne par le milieu en disant :
Per eúndem Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus. Per omnia sǽcula sæculórum (Par notre Seigneur Jésus-Christ votre Fils qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous en l’unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles).
R/. Amen (Ainsi soit-il).
Avec la Particule, il fait trois fois le Signe de la Croix sur le Calice en disant :
Pax Signe-de-Croix Dómini sit Signe-de-Croix semper vobís Signe-de-Croix cum (La Paix + du Seigneur + soit toujours avec + vous).
R/. Et cum spiritu tuo (Et avec votre Esprit).
Il laisse tomber la Particule dans le Calice, en disant à voix basse :
Hæc commíxtio et consecrátio Córporis et Sánguinis Dómini nostri Iesu Christi, fiat accipiéntibus nobis in vitam ætérnam. Amen (Que ce mélange sacramentel du Corps et du Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, que nous allons recevoir, nous serve pour la Vie éternelle. Ainsi soit-il).

AGNUS DEI
Le Prêtre couvre le Calice, fait la génuflexion, se lève, et incliné devant le Sacrement, il joint les mains, et se frappe trois fois la poitrine, et dit à voix haute :
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi : miserére nobis (Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous).
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi : miserére nobis (Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous).
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi : dona nobis pacem (Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, donnez-nous la paix).

PRIERES AVANT LA COMMUNION
Ensuite, les mains jointes sur l’Autel, incliné, le Prêtre dit à voix basse les Oraisons suivantes :
Domine Iesu Christe, qui dixísti Apóstolis tuis : Pacem relínquo vobis, pacem meam do vobis : ne respícias peccáta mea, sed fidem Ecclésiæ tuæ ; eámque secúndum voluntátem tuam pacificáre et coadunáre dignéris : Qui vivis et regnas Deus per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
(Seigneur Jésus-Christ qui avez dit à vos Apôtres : c’est la Paix que je vous laisse en héritage, c’est ma Paix que je vous donne, ne regardez pas mes péchés mais la foi de votre Église ; daignez, comme Vous l’avez voulu, Lui donner la Paix et La rassembler dans l’unité, Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.)

Aux Messes des Défunts, on ne donne pas la Paix et on ne dit pas l’Oraison précédente.
S’il faut donner la Paix, le Prêtre baise l’Autel, et donnant la Paix, il dit :
V/. Pax tecum (la Paix soit avec vous).
R/. Et cum spíritu tuo (et avec votre Esprit)

Puis le Prêtre dit les deux Prières suivantes en restant incliné :
Domine Iesu Christe, Fili Dei vivi, qui ex voluntáte Patris, cooperánte Spíritu Sancto, per mortem tuam mundum vivificásti : líbera me per hoc sacrosánctum Corpus et Sánguinem tuum ab ómnibus iniquitátibus meis et univérsis malis : et fac me tuis semper inhærére mandátis, et a te numquam separári permíttas : Qui cum eódem Deo Patre et Spiritu Sancto vivis et regnas Deus in sǽcula sæculórum. Amen.
(Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui, accomplissant la Volonté du Père dans une Œuvre commune avec le Saint-Esprit, avez par votre Mort donné la Vie au monde, délivrez-moi par votre Corps et votre Sang infiniment Saints de tous mes péchés et de tout mal. Faites que je reste toujours attaché à vos Commandements et ne permettez pas que je sois jamais séparé de Vous, qui étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.)

Percéptio Córporis tui, Dómine Iesu Christe, quod ego indígnus súmere præsúmo, non mihi provéniat in iudícium et condemnatiónem : sed pro tua pietáte prosit mihi ad tutaméntum mentis et córporis, et ad medélam percipiéndam : Qui vivis et regnas cum Deo Patre in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
(Si j’ose recevoir votre Corps malgré mon indignité, Seigneur Jésus-Christ, que cela n’entraîne pour moi ni jugement ni condamnation, mais par votre Miséricorde me serve de sauvegarde et de remède pour l’âme et pour le corps, Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.)

COMMUNION DU PRÊTRE
Le Prêtre fait la génuflexion, se lève et dit :
Panem cæléstem accípiam, et nomen Dómini invocábo (Je prendrai le Pain du Ciel et j’invoquerai le Nom du Seigneur)

Ensuite, légèrement incliné, le Prêtre prend les deux parties de l’Hostie entre le pouce et l’index de la main gauche, et la patène entre le même index et le majeur, et se frappant trois fois la poitrine, en élevant un peu la voix, il dit trois fois avec dévotion et humilité :
Dómine, non sum dignus, (Seigneur je ne suis pas digne)
Et il continue à voix basse :
ut intres sub tectum meum : sed tantum dic verbo, et sanábitur ánima mea (que Vous entriez sous mon toit ; mais dites seulement une Parole et mon âme sera guérie)
Ensuite, se signant de la main droite avec l’Hostie au-dessus de la patène, le Prêtre dit :
Corpus Dómini nostri Iesu Christi custódiat ánimam meam in vitam ætérnam. Amen. (Que le Corps de notre Seigneur Jésus-Christ garde mon âme pour la Vie éternelle. Ainsi soit-il.)
Et s’inclinant, le Prêtre consomme avec révérence les deux parties de l’Hostie : cela fait, il pose la patène sur le corporal, et se redressant il joint les mains, et se repose un peu dans la médiation du Très Saint Sacrement. Ensuite, il découvre le Calice, fait la génuflexion, ramasse les fragments, s’il y en a, essuie la patène au-dessus du Calice, disant pendant ce temps :
Quid retríbuam Dómino pro ómnibus quæ retríbuit mihi ? Cálicem salutáris accípiam, et nomen Dómini invocábo. Láudans invocábo Dóminum, et ab inimícis meis salvus ero (Que rendrai-je au Seigneur pour tous ses Bienfaits ? Je prendrai le Calice du Salut et j’invoquerai le Nom du Seigneur. Je louerai le Seigneur en L’invoquant et je serai délivré de mes ennemis).
Le Prêtre prend le Calice de la main droite, et se signant, dit :
Sanguis Dómini nostri Iesu Christi custódiat ánimam meam in vitam ætérnam. Amen (Que le Sang de notre Seigneur Jésus-Christ garde mon âme pour la Vie éternelle. Ainsi soit-il)
Et de la main gauche, plaçant la patène sous le Calice, le Prêtre consomme avec révérence tout le Sang avec la Particule. Ceci fait, s’il y a des fidèles à communier, il leur donne la Communion avant de se purifier.

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COMMUNION DES FIDÈLES
S’il y a des communiants, le Prêtre prend le ciboire, se retourne vers les fidèles et présente une Hostie en disant :
V/. Ecce Agnus Dei ecce qui tollit peccata mundi (Voici l’Agneau de Dieu, Celui qui enlève les péchés du monde).
Les fidèles répondent par trois fois en se frappant la poitrine :
R./ Dómine, non sum dignus ut intres sub tectum meum, sed tantum dic verbo et sanábitur ánima mea (Seigneur je ne suis pas digne que Vous entriez sous mon toit ; mais dites seulement une Parole et mon âme sera guérie).

Pour chaque communiant, le Prêtre trace un Signe de Croix avec l'Hostie en disant :
Corpus Signe-de-Croix Domini nostri Iesu Christi custodiat ânimam tuam in vitam aetérnam. Amen (que le Corps Signe-de-Croix de notre Seigneur Jésus-Christ garde votre âme pour la Vie éternelle. Ainsi soit-il).
Dans le Rite Romain, les fidèles reçoivent la Communion sous la seule Espèce du pain. Notre-Seigneur y est présent tout entier avec son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité. On communie à genoux (sauf infirmité) : c'est un acte de foi en la Présence Réelle. Le plateau de communion est destiné à recueillir les Parcelles d’Hosties qui tombent parfois au moment de la Sainte Communion. La table de communion, et la nappe qui y est parfois attachée, sont comme un prolongement de l'Autel et de sa nappe. Pour communier, on lève légèrement la tête, tout en gardant le regard baissé ou en fermant les yeux ; on ne regarde donc pas le Prêtre et on ne répond pas « Amen ».

Chant de Communion (voir au propre) : …………

Revenu à l’Autel, le Prêtre fait glisser dans le Calice les Parcelles qui se trouveraient dans le ciboire ou le plateau. Le Prêtre absorbe le Vin versé par le servant en disant :
Quod ore súmpsimus, Dómine, pura mente capiámus : et de múnere temporáli fiat nobis remédium sempitérnum (Ce que notre bouche a reçu, Seigneur, que notre âme L’accueille avec pureté, et que ce Don fait dans cette vie nous soit un Remède pour la Vie éternelle.)

Pendant ce temps, le Prêtre tend le Calice au servant, qui verse dedans un peu de Vin avec Lequel il se purifie : ensuite il continue :
Corpus tuum, Dómine, quod sumpsi, et Sanguis, quem potávi, adhǽreat viscéribus meis : et præsta ; ut in me non remáneat scélerum mácula, quem pura et sancta refecérunt Sacraménta : Qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen. (Votre Corps que j’ai mangé et votre Sang que j’ai bu, Seigneur, qu’ils adhèrent à mes entrailles, et accordez que le péché ne laisse aucune tache en moi, quand je viens d’être restauré par ce Sacrement si Pur et si Saint, Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.)

Le Prêtre lave et essuie ses doigts et consomme l’ablution : il essuie sa bouche et le Calice, qu’une fois plié le corporal, il couvre et place sur l’Autel comme auparavant : ensuite il poursuit la Messe avec l’Antienne de Communion :

Antienne de Communion : ………………………….

Une fois dite, le Prêtre baise l’Autel, et tourné vers le peuple dit :
V/. Dóminus vobíscum (Le Seigneur soit avec vous).
R/. Et cum spíritu tuo (Et avec votre Esprit).

POSTCOMMUNION
Ensuite, retourné vers l’Autel, le Prêtre dit la Prière PostCommunion :

Prière après la Communion : ……………..


RENVOI
V/. Dóminus vobíscum (Le Seigneur soit avec vous).
R/. Et cum spíritu tuo (Et avec votre Esprit).
V/. Ite, Missa est ((allez, c’est le renvoi).
R/. Deo gratias (Nous rendons Grâces à Dieu).


PRIERE AVANT DE QUITTER L’AUTEL
Le Prêtre s’incline et dit à voix basse les mains jointes posées sur lui :

Pláceat tibi, sancta Trinitas, obséquium servitútis meæ : et præsta ; ut sacrifícium, quod óculis tuæ maiestátis indígnus óbtuli, tibi sit acceptábile, mihíque et ómnibus, pro quibus illud óbtuli, sit, te miseránte, propitiábile. Per Christum Dóminum nostrum. Amen (Agréez, Trinité Sainte, l’hommage de votre serviteur : ce Sacrifice que malgré mon indignité j’ai présenté aux regards de votre Majesté, rendez-le digne de Vous plaire et capable, par l’effet de votre Miséricorde, d’attirer votre Faveur sur moi-même et tous ceux pour qui je l’ai offert. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.)


BÉNÉDICTION
Ensuite le Prêtre baise l’Autel, et les yeux levés, étendant, élevant et joignant les mains et inclinant la tête à la Croix, il dit :
V/. Benedícat vos omnípotens Deus (Que Dieu tout-puissant vous bénisse)

Et tourné vers le peuple, bénissant une seule fois, même aux Messes Solennelles, il poursuit :
Pater, et Fílius, Signe-de-Croix et Spíritus Sanctus (le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit)
R/. Amen (Ainsi soit-il.)


DERNIER ÉVANGILE
Le Prêtre revient vers le coin gauche de l’Autel et dit :

V/. Dóminus vobíscum (Le Seigneur soit avec vous).
R/. Et cum spíritu tuo (Et avec votre Esprit).

Et signant de la Croix Signe-de-Croix d’abord l’Autel ou le Livre, ensuite lui-même au front, sur la bouche et la poitrine, il dit :
V./ Inítium sancti Evangélii secúndum Ioánnem (Début du saint Evangile selon St Jean)
R/. Gloria tibi, Domine (Gloire à Vous, Seigneur)

Les mains jointes, il poursuit l'Evangile (Jn 1, 1-14)
In princípio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum. Hoc erat in princípio apud Deum. Omnia per ipsum facta sunt : et sine ipso factum est nihil, quod factum est : in ipso vita erat, et vita erat lux hóminum : et lux in ténebris lucet, et ténebræ eam non comprehendérunt. Fuit homo missus a Deo, cui nomen erat Ioánnes. Hic venit in testimónium, ut testimónium perhibéret de lúmine, ut omnes créderent per illum. Non erat ille lux, sed ut testimónium perhibéret de lúmine. Erat lux vera, quæ illúminat omnem hóminem veniéntem in hunc mundum. In mundo erat, et mundus per ipsum factus est, et mundus eum non cognóvit. In propria venit, et sui eum non recepérunt. Quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri, his, qui crédunt in nómine eius : qui non ex sanguínibus, neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, sed ex Deo nati sunt. Et Verbum caro factum est, et habitávit in nobis : et vídimus glóriam eius, glóriam quasi Unigéniti a Patre, plenum grátiæ et veritátis.
(Au Commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au Commencement en Dieu. Tout par Lui a été fait, et sans Lui n’a été fait rien de ce qui existe. En Lui était la Vie, et la Vie était la lumière des hommes. Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. Il y eut un homme, envoyé de Dieu ; son nom était Jean. Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous crussent par lui : non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la Lumière. La Lumière, la Vraie, Celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde. Il était dans le monde, et le monde par Lui a été fait, et le monde ne L’a pas connu. Il vint chez Lui, et les Siens ne L’ont pas reçu. Mais quant à tous ceux qui L’ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir Enfants de Dieu, à ceux qui croient en son Nom, Qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu sont nés. (le Prêtre génuflecte en disant) Et le Verbe s’est fait chair, (et se relevant, il poursuit) et Il a habité parmi nous, et nous avons vu sa Gloire, Gloire comme Celle qu’un Fils Unique tient de son Père tout plein de Grâce et de Vérité)
On fait la génuflexion en même temps que le Prêtre.

R/. Deo grátias (Rendons Grâces à Dieu)