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« La Fête des Rameaux… une « Fête », vraiment ? Une Fête au goût amer. La même foule qui a acclamé Jésus comme le Messie réclamera sa Mort peu de jours après. Et la Liturgie des Rameaux nous fait revivre ce sinistre retournement. La Célébration commence exceptionnellement par une Lecture d'Évangile, celle de l’Entrée Triomphale de Jésus à Jérusalem. La rumeur avait circulé, le célèbre Galiléen, Prédicateur et Faiseur de Miracles, était aux portes de Jérusalem. Alors, spontanément, on L'a acclamé. Matthieu raconte : « Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d'autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des Cieux ! » (Mt 21, 8-9). Or ces exclamations : « Hosanna ! Béni soit Celui qui vient ... » étaient réservées à la Venue du Messie. Les autorités assistaient, impuissantes, à ce Triomphe ; mais elles auraient bientôt leur revanche. Après cette Lecture d'Évangile, la Célébration Eucharistique se poursuit normalement, et au cours de la Liturgie de la Parole, nous lirons le Récit de la Passion et de la Mort de Jésus. Le « Triomphe » aura été de courte durée ! » (Marie-Noëlle Thabut - Bibliste)


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Procession des Rameaux du Dimanche des Rameaux et de la Passion :


L’Entrée Messianique du Seigneur à Jérusalem :
Juste avant la Sainte Messe, les fidèles Catholiques se rassemblent en un lieu-dit hors de l'église vers laquelle doit se diriger la Procession des Rameaux. Ils tiennent en main des palmes ou des rameaux de palmier ou d’olivier, ou d’autres arbres.


Antienne d'ouverture de la Procession Solennelle du Dimanche des Rameaux en l’honneur du Christ Roi :

« Hosánna fílio David : benedíctus, qui venit in nómine Dómini. O Rex Israël : Hosánna in excélsis »

« Hosanna au fils de David ! Béni Celui qui vient au Nom du Seigneur. Ô Roi d’Israël ! Hosanna au plus haut des Cieux »

« Hosanna au fils de David ! Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des Cieux ! »

Le Saint Prêtre avec les ornements rouge (violets pour la Messe) fait d'abord une brève allocution pour saluer les Fidèles Catholiques et les inviter à participer activement à la Célébration, puis il dit ensuite sur l'Assemblée une des Prières de Bénédiction suivantes :


Prière de bénédiction des rameaux de la Procession Solennelle des Rameaux en l’honneur du Christ Roi :

« Bénedic, quǽsumus, Dómine, hos palmárum (seu olivárum ramos aut aliárum arbórum) : et præsta ; ut, quod pópulus tuus in tui veneratiónem hodiérno die corporáliter agit, hoc spirituáliter summa devotióne perfíciat, de hoste victóriam reportándo et opus misericórdiæ summópere diligéndo. Per Dóminum Nostrum qui vivis et regnas in sǽcula saeculórum ».

« Daignez, Seigneur, bénir ces branches de palmier (ou d’olivier ou d’autres arbres) et faites que votre Peuple accomplisse spirituellement, avec une dévotion véritable, ce qu’il fait extérieurement aujourd’hui en votre Honneur, et que, remportant la victoire sur l’ennemi, il réponde par l’amour à l’Œuvre de Miséricorde que Vous avez accomplie pour son Salut. Par Notre Seigneur Jésus-Christ, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles ».

Ou

« Dieu Tout-Puissant, daigne bénir ces rameaux que nous portons pour fêter le Christ notre Roi : accorde-nous d'entrer avec Lui dans la Jérusalem éternelle. Lui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles ».

Ou

« Augmente la foi de ceux qui espèrent en Toi, Seigneur, exauce la prière de ceux qui Te supplient : nous tenons à la main ces rameaux pour acclamer le Triomphe du Christ ; pour que nous portions en Lui des fruits qui Te rendent gloire, donne-nous de vivre comme Lui en faisant le bien. Lui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles ».

Ou

« Rédempteur Tout-Puissant et Éternel, qui avez daigné descendre du Ciel sur la terre et, en raison de Votre bon Vouloir, venir à la Passion, pour délivrer le genre humain par Votre précieux Sang : écoutez les Saints désirs de votre Église et nos supplications. Car c’est Vous, Seigneur – très doux, assis sur le dos de l’ânon, très doux animal –, qui êtes venu spontanément à la Passion pour notre rédemption, tandis que devant Vous les foules des disciples accourant à Votre rencontre, tapissaient à l’envi le chemin de branches d’arbres, et qu’avec des palmes triomphales et au chant de la louange, accouraient vers Vous de nombreuses troupes de peuples, se réjouissant d’un commun accord, en chantant : « Hosanna au fils de David ! Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! » ; et sur le Mont des Oliviers votre Chemin fut jonché de rameaux d’olivier. C’est Vous, qui jadis avez dirigé Noë dans l’arche sur les eaux du déluge et par l’entremise d’une colombe et par le moyen d’un rameau d’olivier, avez voulu annoncer que la paix était rendue à la terre. Mais c’est aussi au Mystère de votre Gloire que le Patriarche Jacob érigeant une pierre a répandu l’huile de bénédiction tirée des rameaux de cet arbre sur le sommet de la stèle ; huile dont Vous avez oint Vos rois et Vos prophètes. Car c’est Vous qui êtes le Christ de Dieu, à Vous appartient le Fruit de l’onction et de la paix. C’est en Votre louange ineffable que le Psalmiste a chanté en disant : « Dieu vous a oint, votre Dieu, de l’huile de joie et d’allégresse au-dessus de vos compagnons ». C’est pourquoi, Seigneur, nous Vous implorons en suppliant : bénissez ces rameaux d’arbre que Vos serviteurs tiennent dans leurs mains, et avec lesquelles ils désirent se hâter à Votre rencontre, pour Vous bénir et Vous glorifier. Voici, Jérusalem, qu’assis sur un ânon, votre doux Roi est venu. Venez donc, nous Vous en prions, aussi jusqu’à nous, demeurez au milieu de nous, que nous Vous sentions venir dans nos cœurs. Et Vous qui nous avez alors réparés par la Croix, réparez-nous après nos chutes nouvelles par la même bienheureuse Passion. Acceptez volontiers l’aveu de notre bouche et l’humiliation de notre jeûne, et accordez-nous d’avoir les fruits de la fleur de l’âge. Pour autant que nous sommes arrosés des eaux de votre Grâce, que nous méritions de Vous plaire par une abondance de fruits suaves. Et de même qu’ils s’avancèrent sortant à Votre rencontre avec des feuillages d’arbre, que nous de même nous méritions d’accourir joyeux avec les palmes de la victoire, ô Vous, Sauveur du monde, qui avec le Père dans l’unité du Saint-Esprit, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »


Distribution des Rameaux pour la Procession Solennelle des Rameaux en l’honneur du Christ Roi :

Tandis qu’on distribue les Rameaux, on chante les Antiennes I et II « Pueri Hebraeorum » et les Psaume 23 (Ps 23, 1-2 et 7-10) et Psaume 46 (Ps 46, 2-10) :

« Pueri Hebraeorum, portantes ramos olivarum, obviaverunt Domino, clamantes, et dicentes : « Hosanna in excelsis »

« Les enfants des Hébreux, portant des branches d’olivier, allèrent au-devant du Seigneur ; ils criaient et disaient : « Hosanna au plus haut des Cieux »

Psaume 23 (Ps 23, 1-2 et 7-10)


« Pueri Hebraeorum vestimenta prosternebant in via et clamabant, dicentes : « Hosanna filio David : benedictus qui venit in nomine Domini ! »

« Les enfants des Hébreux étendaient leurs vêtements sur le chemin ; ils criaient et disaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »

Psaume 46 (Ps 46, 2-10)


Lecture du Saint Évangile de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Luc (Lc 19, 28-40) sur l’Entrée Messianique du Seigneur à Jérusalem (Année « C »)

« Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »

« En ce temps-là, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem. Lorsqu’Il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé Mont des Oliviers, Il envoya deux de Ses disciples, en disant : « Allez à ce village d’en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous demande : « Pourquoi le détachez-vous ? » vous répondrez : « Parce que le Seigneur en a besoin » Les envoyés partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit. Alors qu’ils détachaient le petit âne, ses maîtres leur demandèrent : « Pourquoi détachez-vous l’âne ? » Ils répondirent : « Parce que le Seigneur en a besoin ». Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux dessus, et y firent monter Jésus. À mesure que Jésus avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin. Alors que déjà Jésus approchait de la descente du Mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les Miracles qu’ils avaient vus, et ils disaient : « Béni soit Celui qui vient, le Roi, au Nom du Seigneur. Paix dans le Ciel et Gloire au plus haut des Cieux ! » Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande Tes disciples ! » Mais Il prit la Parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront »


V/ Procedámus in pace
V/ Avançons dans la paix

R/ In nómine Christi. Amen.
R/ Au nom du Christ. Ainsi soit-il.


Et maintenant, après la proclamation de l’Évangile, avançons, comme les foules de Jérusalem heureuses d'acclamer le Messie en chantant :

- A l’Entrée du Seigneur dans la Ville Sainte, les enfants, portant des rameaux d'olivier et des palmes, annonçaient la Résurrection. Avec eux, nous chantons : Hosanna au plus haut des Cieux !

- Quand le peuple apprit que Jésus arrivait à Jérusalem, il sortit à sa Rencontre. Avec eux, nous chantons : Hosanna au plus haut des Cieux !

- Des foules viennent au-devant du Rédempteur avec des fleurs et des palmes ; elles rendent un digne hommage à ce Vainqueur triomphant. Les gentils publient la Grandeur du Fils de Dieu et l’air retentit d’acclamations à la Gloire du Christ : Hosanna !

- Fidèles, unissons-nous aux anges et aux enfants ; chantons le Vainqueur de la mort : Hosanna au plus haut des Cieux !

- Une foule nombreuse, qui était venue pour la Fête, acclama Notre Seigneur : Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des Cieux !

- Dans la joie, la foule de tous ceux qui descendaient se mit à louer Dieu d’une voix forte pour tous les Miracles qu’ils avaient vus. Ils disaient : Béni soit le Roi qui vient au Nom du Seigneur ! Paix sur terre et Gloire au plus haut des Cieux !

- Gloire, louange, honneur à Vous, Christ-Roi, Rédempteur, à qui l’élite des enfants chanta avec amour : Hosanna !

- Tous ensemble chantent votre Nom et disent : Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des Cieux !

- Omnes colláudant nomen tuum, et dicunt : Benedíctus qui venit in nómine Dómini : Hosánna excélsis !

- Dans l’éclat des palmes, nous nous prosternons devant le Seigneur qui arrive. Avec des hymnes et des cantiques, courons tous au-devant de Lui, Le glorifiant et disant : Béni soit le Seigneur !

- Fulgéntibus palmis prostérnimur adveniénti Dómino : huic omnes occurrámus cum hymnis et cánticis, glorificántes et dicéntes : Benedíctus Dóminus !

- Salut, notre Roi, Fils de David, Rédempteur du monde ! Vous dont les prophètes ont annoncé la Venue pour être le Sauveur de la maison d’Israël : C’est Vous que le Père a envoyé dans le monde comme Victime de Salut, Vous qu’attendaient tous les Saints depuis le commencement du monde, et maintenant : Hosanna au Fils de David ! Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des Cieux !

- Ave, Rex noster, Fili David, Redémptor mundi, quem prophétae praedixérunt Salvatórem dómui Israël esse ventúrum. Te enim ad salutárem víctimam Pater misit in mundum, quem exspectábant omnes sancti ab orígine mundi, et nunc : Hosánna Fílio David ! Benedíctus qui venit in nómine Dómini : Hosánna in excélsis !


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« Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur » du 10 avril 2022 (année « C ») :


Parole de Dieu pour cette Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur (année « C ») : Jamais cavalier seul « Lors de son Entrée à Jérusalem, puis lors de sa Passion, le Christ n'est pas seul. Même si c'est uniquement par Lui que le Salut nous vient, des hommes et des femmes s'associent à Lui aux moments clés de Son parcours sauveur. Ces gens, peu nombreux certes, sont avec Lui les pionniers de la Vie qui vient. On pourrait dire que, sur l'âne qui Le conduit à Jérusalem, Jésus ne fait pas cavalier seul; à tout moment, Il s'avance en compagnie, comme si Sa chair était déjà accompagnée, chargée de « la moisson abondante» qu'Il mentionnait naguère à Ses disciples (cf. Mt 9, 37). Cela ne signifie en rien que tout est gagné : les disciples, qui acclament Jésus comme « le Roi qui vient » quand Il s'approche de Jérusalem, Le délaisseront quand Il sera arrêté. Mais avant que cela ne survienne, ces disciples auront mangé le pain et bu le vin; dans leur fuite lamentable, ils seront lestés de Celui qu'ils ont abandonné aux mains des pécheurs. Quand Il est emmené au Calvaire, Simon de Cyrène est réquisitionné pour porter sa Croix derrière Lui : Jésus et l'un d'entre nous portent la même Croix. Quand Jésus est crucifié, c'est avec deux autres condamnés. L'un d'eux prend Sa défense et s'adresse à Lui en une magnifique Prière : « Jésus, souviens-Toi de moi » (Lc 23, 42). Cet homme, sur la Parole de Jésus, sera le Jour même avec Lui au Paradis. Le Fils est sorti du Père, Il revient chez le Père avec un frère, le premier d'un Peuple nombreux, les prémices de notre humanité sauvée » (Frère Philippe Lefebvre, o.p.)



La Méditation Dominicale pour la Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur (année C) : Bientôt Pâque, et notre passage C'est bientôt la Fête de Pâques. Fête de notre passage en Dieu avec le Christ dans l'Esprit Saint. Pâque : Dieu passe et fait passer de l'enfermement à la Naissance, de l'esclavage à la Liberté, de l'idolâtrie à la Louange. Dans la Bible, le mot Pâque peut avoir deux sens. Il désigne l'ensemble de la Célébration : il s'agit de faire « la Pâque » et de La célébrer, en ce sens cela peut aussi désigner la Victime Pascale. Pâque peut aussi être interprété comme « passer par-dessus » ou comme « passage », et c'est le deuxième sens. Ainsi, le jour de la Pâque juive on célèbre le Passage de Dieu pour son Peuple lors de la sortie d'Égypte. Esclave en Égypte, le peuple vivait en sécurité sous la coupe d'un maître, mais cette vie n'était pas une vie : c'était un tombeau. Moïse invite son peuple à passer vers une vie nouvelle qui s'offre par-delà la mer, et c'est le passage de la mer Rouge (Seconde Lecture de la Vigile Pascale). Cette libération est vécue comme une naissance et un jour nouveau vers lequel il faut se hâter. Car la mer - la mort - n'est pas le terme du chemin. En célébrant cette Pâque - passage, le peuple (et nous avec) est entraîné dans un mouvement de libération. C'est un dynamisme qui soulève : c'est une action divine. Dieu sauve son Peuple, Le délivre, Le fait passer de l'esclavage à la Liberté, pour faire Alliance avec Lui. Un commentaire de la tradition juive exprime la signification particulière que prend la fête de la Pâque : « Chacun est obligé de se considérer comme s'il était lui-même sorti de l'Égypte, car il est écrit (Ex 13,8) : « En ce jour-là, raconte ainsi à ton fils : c'est pour cela que le Seigneur est intervenu pour moi, quand je sortis d'Égypte. C'est pourquoi nous Lui disons actions de grâces, louange, bénédiction, glorification, hommages, vénération et adoration. Lui qui fit pour nous et pour nos pères toutes ces merveilles, qui nous conduisit de l'esclavage à la Liberté, de la peine à la Joie, de l'affliction à la Jubilation, des ténèbres à la grande Lumière et de la servitude à la Rédemption. Chantons devant Lui : Alléluia ! » La Pâque offre ainsi l'occasion de raconter comment le Seigneur est « passé » et continue de passer. Pour nous Chrétiens, la délivrance du péché, par la mort et la Résurrection du Christ, se vit lors de la Fête de Pâque. Jésus notre Pâque pour passer de ce monde au Père, de l'obscurité à la Lumière, de la vie à la Vie éternelle. La phrase solennelle qui ouvre le chapitre 13 de l'Évangile de Jean donne le sens de Pâque : « Avant la Fête de la Pâque, Jésus sachant que son Heure était venue, l'Heure de passer de ce monde au Père, Lui qui avait aimé les siens qui sont dans le monde, les aima jusqu'à l'extrême ». Saint Augustin commente ce passage : « Voici la Pâque, voici le passage. Passage d'où ? Et vers quoi ? De ce monde au Père ». De même, le Christ va passer et nous faire passer avec Lui de ce monde captif du péché vers le Père, dans la vraie Terre promise. La Résurrection est un acte de Dieu arrachant le Christ à la mort tout entière pour Le faire passer à la vraie Vie. Toute la vie du chrétien et de l'Église est aussi une sortie d'Égypte marquée de différents passages. Chaque fois que le Christ invite à se relever et à se tenir debout, Il appelle à une forme de Résurrection : ne reste pas couché, relève-toi d'entre les morts, sors du tombeau dans lequel tu t'es enfermé. C'est bien là l'Appel de Pâque, l'Appel à la Pâque. (Sœur Catherine Aubin)


Signe-de-Croix Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


Antienne d'ouverture de la « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur » :

Six jours avant la Fête de la Pâque, lorsque le Seigneur fit son Entrée à Jérusalem, les enfants allèrent à sa Rencontre. Ils tenaient en main des branches de palmier, et criaient à pleine voix :
« Hosanna au plus haut des Cieux! Sois béni, Toi qui viens tout rayonnant de Bonté ! Portes, levez vos frontons, élevez-vous, portes éternelles : qu’Il entre, le Roi de Gloire ! Qui donc est ce Roi de Gloire ? C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ; c'est Lui, le Roi de Gloire. Hosanna au plus haut des Cieux ! Sois béni, Toi qui viens tout rayonnant de Bonté ! »


Prière d’Ouverture de la « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion » du 10 avril 2022 (année « C ») :

« Dieu Éternel et Tout-Puissant, pour montrer au genre humain quel abaissement il doit imiter, Tu as voulu que notre Sauveur, dans un corps semblable au nôtre, subisse la Mort de la Croix : accorde-nous cette Grâce de retenir les Enseignements de sa Passion et d'avoir part à sa Résurrection. Lui qui vit et règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles » Ainsi soit-il.


Lectures de la Sainte « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion » du 10 avril 2022 (année « C ») :




Première Lecture du Livre du prophète Isaïe (Is 50, 4-7) de la Sainte « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion » du 10 avril 2022 (année « C ») :

« Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu »

« Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, Il éveille, Il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu ».

Le sens de cette Première Lecture du prophète Isaïe__ (Is 50, 4-7) : Ce passage fait partie d'un ensemble de quatre textes, insérés dans le Livre d'Isaïe : on les appelle communément les « Chants du Serviteur », car ils dessinent le portrait d'un personnage envoyé par Dieu pour accomplir son Œuvre de Salut. Cet envoyé, aux yeux du prophète, c'est le petit peuple d'Israël lui-même, exilé à Babylone. Il ne doit jamais oublier que Dieu compte sur lui pour réaliser son Projet de Salut pour l'humanité. Il puisera ses forces dans l'écoute de la Parole.


Psaume 21 (Ps 21, 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a) de la Sainte « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion » du 10 avril 2022 (année « C ») :

R/ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? (cf. Ps 21, 2a)

Tous ceux qui me voient me bafouent,
Ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’Il le délivre !
Qu’Il le sauve, puisqu’il est son Ami ! »

Oui, des chiens me cernent,
Une bande de vauriens m’entoure.
Ils me percent les mains et les pieds ;
Je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits
Et tirent au sort mon vêtement.
Mais Toi, Seigneur, ne sois pas loin :
Ô ma force, viens vite à mon aide !

Tu m’as répondu !
Et je proclame ton Nom devant mes frères,
Je Te loue en pleine Assemblée.
Vous qui Le craignez, louez le Seigneur.


Deuxième Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Philippiens (Ph 2, 6-11) de la « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion » du 10 avril 2022 (année « C ») :

« Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu L’a exalté »

« Mes frères : Ayez en vous les mêmes sentiments dont était animé le Christ Jésus : bien qu’Il fût Dieu par nature, Il n’a pas retenu avidement Son égalité avec Dieu, mais Il s’est anéanti Lui-même en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes, à l’extérieur absolument comme un homme. Il s’est abaissé Lui-même, se faisant obéissant jusqu’à la Mort de la Croix. C’est pourquoi Dieu L’a souverainement élevé et Lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom (ici on fléchit le genou), afin qu’au Nom de Jésus tout genou fléchisse, au Ciel, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, à la Gloire de Dieu le Père, que Jésus-Christ est Dieu ».


Gloire et louange à Toi, Seigneur Jésus

« Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la Mort de la Croix. C’est pourquoi Dieu L’a exalté : Il L’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom » (cf. Ph 2, 8-9)

Gloire et louange à Toi, Seigneur Jésus


Saint Évangile de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Luc : « La PASSION de NOTRE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST » (Lc 22, 14 à 23, 56) de la « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion » du 10 avril 2022 (année « C ») :


Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

''L. Quand l’heure fut venue, Jésus prit place à table, et les Apôtres avec lui. Il leur dit :
X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie dans le royaume de Dieu. »
L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce, il dit :
X « Prenez ceci et partagez entre vous. Car je vous le déclare : désormais, jamais plus je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »
L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant :
X « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :
X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous. Et cependant, voici que la main de celui qui me livre est à côté de moi sur la table. En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux cet homme-là par qui il est livré ! »
L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela. Ils en arrivèrent à se quereller : lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ? Mais il leur dit :
X « Les rois des nations les commandent en maîtres, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler bienfaiteurs. Pour vous, rien de tel ! Au contraire, que le plus grand d’entre vous devienne comme le plus jeune, et le chef, comme celui qui sert. Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves. Et moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi. Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu sera revenu, affermis tes frères. »
L. Pierre lui dit :
D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller en prison et à la mort. »
L. Jésus reprit :
X « Je te le déclare, Pierre : le coq ne chantera pas aujourd’hui avant que toi, par trois fois, tu aies nié me connaître. »
L. Puis il leur dit :
X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales, avez-vous donc manqué de quelque chose ? »
L. Ils lui répondirent :
D. « Non, de rien. »
L. Jésus leur dit :
X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse, qu’il la prenne, de même celui qui a un sac ; et celui qui n’a pas d’épée, qu’il vende son manteau pour en acheter une. Car, je vous le déclare : il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture : Il a été compté avec les impies. De fait, ce qui me concerne va trouver son accomplissement. »
L. Ils lui dirent :
D. « Seigneur, voici deux épées. »
L. Il leur répondit :
X « Cela suffit. »
L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Arrivé en ce lieu, il leur dit :
X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »
L. Puis il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. S’étant mis à genoux, il priait en disant :
X « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. »
L. Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre. Puis Jésus se releva de sa prière et rejoignit ses disciples qu’il trouva endormis, accablés de tristesse. Il leur dit :
X « Pourquoi dormez-vous ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. »
L. Il parlait encore, quand parut une foule de gens. Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze, marchait à leur tête. Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser. Jésus lui dit :
X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »
L. Voyant ce qui allait se passer, ceux qui entouraient Jésus lui dirent :
D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »
L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite. Mais Jésus dit :
X « Restez-en là ! »
L. Et, touchant l’oreille de l’homme, il le guérit. Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :
X « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple, et vous n’avez pas porté la main sur moi. Mais c’est maintenant votre heure et le pouvoir des ténèbres. »
L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre. Pierre suivait à distance. On avait allumé un feu au milieu de la cour, et tous étaient assis là. Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux. Une jeune servante le vit assis près du feu ; elle le dévisagea et dit :
A. « Celui-là aussi était avec lui. »
L. Mais il nia :
D. « Non, je ne le connais pas. »
L. Peu après, un autre dit en le voyant :
F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »
L. Pierre répondit :
D. « Non, je ne le suis pas. »
L. Environ une heure plus tard, un autre insistait avec force :
F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui, et d’ailleurs il est Galiléen. »
L. Pierre répondit :
D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »
L. Et à l’instant même, comme il parlait encore, un coq chanta. Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le rouaient de coups. Ils lui avaient voilé le visage, et ils l’interrogeaient :
F. « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? »
L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes. Lorsqu’il fit jour, se réunit le collège des anciens du peuple, grands prêtres et scribes, et on emmena Jésus devant leur conseil suprême. Ils lui dirent :
F. « Si tu es le Christ, dis-le nous. »
L. Il leur répondit :
X « Si je vous le dis, vous ne me croirez pas ; et si j’interroge, vous ne répondrez pas. Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »
L. Tous lui dirent alors :
F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »
L. Il leur répondit :
X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »
L. Ils dirent alors :
F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ? Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »
L. L’assemblée tout entière se leva, et on l’emmena chez Pilate. On se mit alors à l’accuser :
F. « Nous avons trouvé cet homme en train de semer le trouble dans notre nation : il empêche de payer l’impôt à l’empereur, et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »
L. Pilate l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus répondit :
X « C’est toi-même qui le dis. »
L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :
A. « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation. »
L. Mais ils insistaient avec force :
F. « Il soulève le peuple en enseignant dans toute la Judée ; après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »
L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen. Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode, il le renvoya devant ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. À la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. Il lui posa bon nombre de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. Les grands prêtres et les scribes étaient là, et ils l’accusaient avec véhémence. Hérode, ainsi que ses soldats, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux. Alors Pilate convoqua les grands prêtres, les chefs et le peuple. Il leur dit :
A. « Vous m’avez amené cet homme en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple. Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation. D’ailleurs, Hérode non plus, puisqu’il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. »
L. Ils se mirent à crier tous ensemble :
F. « Mort à cet homme ! Relâche-nous Barabbas. »
L. Ce Barabbas avait été jeté en prison pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre. Pilate, dans son désir de relâcher Jésus, leur adressa de nouveau la parole. Mais ils vociféraient :
F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
L. Pour la troisième fois, il leur dit :
A. « Quel mal a donc fait cet homme ? Je n’ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. »
L. Mais ils insistaient à grands cris, réclamant qu’il soit crucifié ; et leurs cris s’amplifiaient. Alors Pilate décida de satisfaire leur requête. Il relâcha celui qu’ils réclamaient, le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, et il livra Jésus à leur bon plaisir.
L. Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit :
X « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : ‘Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !’ Alors on dira aux montagnes : ‘Tombez sur nous’, et aux collines : ‘Cachez-nous.’ Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? »
L. Ils emmenaient aussi avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait :
X « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. »
L. Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. Le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :
F. « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
L. Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant :
F. « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :
A. « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :
A. « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
L. Et il disait :
A. « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »
L. Jésus lui déclara :
X « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ; l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri :
X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »
L. Et après avoir dit cela, il expira.
(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)
À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu :
A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »
L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, observant ce qui se passait, s’en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ses amis, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée, se tenaient plus loin pour regarder. Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste, qui n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d’Arimathie, ville de Judée, et il attendait le règne de Dieu. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un linceul et le mit dans un tombeau taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé. C’était le jour de la Préparation de la fête, et déjà brillaient les lumières du sabbat. Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit ». ''


Credo


Prière Universelle de la « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur » du 10 avril 2022 (année « C ») :

R/ Seigneur, écoute la prière de ton Peuple.

Pour que le Seigneur Jésus, qui sur la Croix a pardonné à ceux qui L'avaient insulté, ait pitié de nous, pécheurs, et nous accorde un cœur repentant, prions le Seigneur. R/

Pour que le Sang du Christ versé sur la Croix réconcilie avec Dieu ceux qui en sont encore éloignés par ignorance, indifférence ou méchanceté, prions le Seigneur. R/

Pour que le Seigneur, qui sur la Croix a éprouvé l'amertume de se sentir triste et abandonné, ait pitié des malades, des affligés, des opprimés, et envoie Son ange pour les réconforter, prions le Seigneur. R/

Pour que le Seigneur, qui a reçu dans son Royaume le larron repentant, ait pitié de nous, nous donne des sentiments de contrition et nous admette, après la mort, dans le Paradis, prions le Seigneur. R/


Prière sur les Offrandes de la « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur » du 10 avril 2022 (année « C ») :

« Par la Passion de ton Fils unique, nous Te prions, Seigneur : ne tarde pas à nous réconcilier avec Toi ; et même si nos œuvres ne méritent pas ton Pardon, nous comptons sur ta Miséricorde pour Le recevoir, grâce à l'unique Sacrifice du Christ. Lui qui vit et règne. »


Préface de la « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur » du 10 avril 2022 (année « C ») :
Vraiment, il est juste et bon de Te rendre gloire, de T'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à Toi, Père Très Saint, Dieu Éternel et Tout-Puissant, par le Christ, notre Seigneur. Alors qu’Il était innocent, Il a voulu souffrir pour les coupables, et sans avoir commis le mal Il s'est laissé juger comme un criminel ; en mourant, Il détruit notre péché ; en Ressuscitant, Il nous fait vivre et nous sanctifie. C'est par Lui que la terre et le ciel, le peuple de Dieu avec tous les anges ne cessent de T'acclamer en chantant : …

« Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth. Pleni sunt caeli et terra gloria tua. Hosanna, in excélsis. Benedictus qui venit in nomine Domini. Hosanna, in excélsis ! »

Communion-Salutaris-Hostia.jpg

Antienne de la Sainte Communion de la « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur » du 10 avril 2022 (année « C ») :

« Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que Ta volonté soit faite ! » (cf. Mt 26, 42)


Prière après la Sainte Communion de la « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur » du 10 avril 2022 (année « C ») :

« Rassasiés par ce Don sacré, nous Te supplions humblement, Seigneur : Toi qui nous as donné, dans la mort de ton Fils, d'espérer les biens auxquels nous croyons, donne-nous, par sa Résurrection, de parvenir au But vers lequel nous tendons. Par le Christ, notre Seigneur ».


Et que Dieu Tout-Puissant, vous bénisse...
Signe-de-Croix Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


V/ Ite Missa est.
R/ Deo gratias.

V/ Allez, dans la Paix du Christ.
R/ Nous rendons Grâce à Dieu.



Vidéo de la « Messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur » du 10 avril 2022 (année « C ») célébrée et prêchée par Mgr Thibault Verny, Vicaire général de l'archidiocèse de Paris, en l'église Saint-Germain l'Auxerrois :