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La Prière de l’Abbé de Genoude « Faites, ô mon Dieu, que je n'oublie jamais que les maux d'ici-bas n'ont aucune proportion avec les Biens de l’Éternité » :

« Dieu de mon cœur, Dieu mon trésor et mon partage, si la Jérusalem céleste n'était pas toujours le principal objet de ma joie et de mes désirs ; si je pouvais considérer comme une demeure stable la Tente sous laquelle je m'abrite en passant ; si je ne regardais pas comme une preuve de vos Miséricordes les amertumes et les dégoûts que Vous répandez sur les affections du monde. Ah ! Que ma langue sèche dans mon palais ! Faites, ô mon Dieu, que je n'oublie jamais que les maux d'ici-bas n'ont aucune proportion avec les Biens de l’Éternité, et que je ne cesse pas un moment d'aspirer au Lieu où l'on vit véritablement, Lieu où résident la vie, la science, l'amour. Ô mon Dieu ! Je Le vois maintenant, Vous m'avez créé pour me faire entrer en participation de votre Félicité éternelle, c'est à jouir de votre Bonheur même que Vous me destinez. Je partagerai votre Puissance, je contemplerai votre Bonheur, je serai inondé de vos Délices. Vous avez voulu aimer en moi, comme en Vous, votre Verbe incréé et votre divin Esprit, et, pour me communiquer votre Parole et votre Amour, Vous êtes sorti de votre Silence et de votre Éternité. »

Ainsi soit-il.


Abbé Antoine Eugène Genoud (1792-1849) - « Sermons sur le Ciel », page 274 dans Collection intégrale et universelle des orateurs sacrés du premier et du second ordre, chez Jacques-Paul Migne, 1863

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