La Prière de l’Abbé Jean-Marie Bossard « Comment peut-on espérer quand la mort frappe aveuglément ? » :

« Comment peut-on espérer dans la nuit ? Comment peut-on espérer quand la mort frappe aveuglément ? Comment peut-on espérer quand la folie tue ? Comment peut-on espérer quand s’élèvent les cris de guerre plus forts que ceux de paix ? Peut-on espérer ? Qu’est-ce que l’espérance ? Écoute... et vois... Vois cet enfant fragile, c’est elle. Vois cette foi habitée de Dieu, c’est elle. Vois cette charité en actes, c’est elle. Vois cette promesse réalisée, c’est elle. Vois ce marcheur dans la nuit, c’est elle. Vois cette lueur dans le noir, c’est elle. Choisis l’espérance et ton regard sera changé. Reçois-la comme un don de Dieu, une promesse qui se réalisera puisqu’il l’a dit. Tu seras alors le veilleur qui voit poindre l’aube, tu seras le prophète qui voit et annonce au-delà des apparences la venue d’un Règne nouveau. Le prêtre qui célèbre un monde réconcilié au cœur même de la haine et des souffrances humaines. Le roi qui se bat pour que déjà la terre des hommes soit plus conforme au Royaume attendu... L’espérance est née un jour du temps dans ce petit enfant appelé Emmanuel « Dieu avec nous ! » Amen. »

Père Jean-Marie Bossard (Ṫ 2006)


Voir également de Monsieur l’Abbé Jean-Marie Bossard :
La Prière du Père Jean-Marie Bossard « J’ai pleuré, Seigneur »
La Prière de l’Abbé Jean-Marie Bossard « Aimer et être aimé, c’est prendre la route à la rencontre des autres »
La Prière de l’Abbé Jean-Marie Bossard « Comment peut-on espérer quand la mort frappe aveuglément ? »
La Prière pour les Sans-abri de l’Abbé Jean-Marie Bossard « Jésus, où crèches-Tu ? »
La Prière d’une Conversion de l’Abbé Jean-Marie Bossard « Je me suis marié à l’Eglise simplement parce que j’adhérais à des valeurs chrétiennes »
La Prière à l’heure de la mort de l’Abbé Jean-Marie Bossard « Des larmes coulent sur son visage quand elle reçoit le Sacrement des malades »
La Prière du P. Jean-Marie Bossard « Ton visage, mon frère est le voyage qui me porte sur les rives de ta vie »