La Prière de Josefa Menendez « Ô mon Dieu, pourquoi m’aimez-Vous tant ? » :

« Je me vois telle que je suis : froide, distraite, peu mortifiée, peu généreuse. Oh ! Mon Dieu, pourquoi m’aimez-Vous tant, Vous qui savez ce que je suis ? Mais, je ne perdrai pas confiance, Seigneur ! Ce que je ne pourrai pas, Vous le ferez, et avec votre Amour et votre Grâce, j’irai de l’avant.

Ta misère m’attire… sans Moi que serais-tu ? Plus tu seras petite, plus Je serai près de toi, ne l’oublie pas et laisse-Moi faire ce qui Me plaît. Unis toutes tes actions aux Miennes, soit que tu travailles, soit que tu te reposes. Unis à mon Cœur tes respirations et jusqu’aux battements du tien. Que d’âmes tu gagneras ainsi !

La méditation de l’Incarnation m’a donné courage. Je vois Jésus s’humilier pour faire la Volonté de son Père. C’est ainsi que je dois me soumettre humblement à la Sienne quelle qu’elle soit... aimer cette dépendance et cet assujettissement. Mon âme doit être dans la disposition habituelle de tout faire, de tout souffrir, de tout sacrifier pour accomplir la Volonté de Dieu. Je veux vivre dans un dénuement absolu, afin qu’Il puisse réaliser en moi ses Desseins.

L’âme qui fait de sa vie une constante union avec la Mienne, Me glorifie et travaille grandement au profit des âmes. Ainsi, fait-elle un travail qui, en soi, a peu de valeur ? Si elle le baigne dans mon Sang ou l’unit à celui que Je fis Moi-même durant ma Vie mortelle, de quel fruit ne sera-t-il pas pour les âmes ! Plus grand peut-être que si elle avait prêché au monde entier ! Je désire tant que les âmes comprennent cela ! Ce n’est pas l’action qui, en soi, a quelque valeur, c’est l’intention dans laquelle elle est faite. Quand Je balayais et travaillais dans l’atelier de Nazareth, Je donnais autant de gloire à mon Père que lorsque Je prêchais au cours de ma Vie publique.

Âmes que j’aime ! Apprenez de votre Modèle combien il est inutile et vain de chercher un soulagement auprès des créatures. Que de fois vous ne trouverez près d’elles qu’un accroissement d’amertume parce qu’elles sont endormies et qu’elles ne répondent ni à votre attente ni à votre amour.

Âmes que j’aime ! Apprenez de votre Modèle à ne pas reculer en face de la souffrance. Ne la croyez jamais inutile, même si vous n’en voyez pas le résultat : soumettez votre jugement et laissez la volonté divine agir et s’accomplir en vous. Pour Moi, Je ne voulus ni reculer, ni fuir, et, sachant que là, dans le Jardin de Gethsémani, Mes ennemis allaient Me saisir, J’y demeurai ».

Ainsi soit-il.


Sœur Josefa Menendez (1890-1923) - « Un appel à l'Amour »

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Voir également de Sœur Josefa Menendez :
La Prière de Josefa Menendez « Ô Mère tendre et aimante, je Vous salue jour et nuit, et dans le temps et dans l'éternité ! »
La Prière de Sr Josefa Menendez « Ce Dieu qui est votre Rédempteur, s’est fait votre Époux »
La Prière de Soeur Josefa Menendez « Je demande l’amour pour répondre à celui qui Me consume »
La Prière de Sœur Josefa Menendez « En Moi seul vous trouverez la Paix dans le Saint-Sacrement »
La Prière de Josefa Menendez « Ô Très Doux et Très Aimé Jésus, je Vous présente mon pauvre cœur tel qu’il est »
La Prière de Josefa Menendez « Ô mon Dieu, pourquoi m’aimez-Vous tant ? »