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La Prière de M. l'abbé Pierre-Joseph César Bulo « Pendant ce jour qui finit, Seigneur, je Vous remercie de votre Secours dans mes souffrances » :

« Très-sainte Trinité, Dieu en trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore comme Principe éternel de tout ce qui existe, et je reconnais avec humilité que je suis devant Vous moins encore que cendre et poussière. Vous êtes la Source de tout bien, et je Vous remercie de toutes les faveurs que Vous m'avez accordées pendant ce jour qui finit : je Vous rends mille actions de grâces, quant à mon âme, pour toutes les bonnes pensées que Vous m'avez inspirées, afin de me ranimer et de me consoler dans mes douleurs et défaillances ; je Vous remercie de tous les secours que Vous m'avez accordés pendant mes tentations pour m'en faire triompher ; et, quant à mon corps, je Vous bénis aussi avec la plus vive reconnaissance des soins et de l'assistance que Vous m'avez fait prodiguer par ceux à qui Vous avez inspiré une active compassion pour moi. Grâces Vous soient rendues, ô mon Dieu, pour les douleurs mêmes auxquelles Vous m'avez soumis ; car tout ce que Vous faites et tout ce que Vous permettez, Vous ne le faites et Vous ne le permettez que pour le plus grand bien de notre âme : je Vous remercie donc de ma maladie et de mes souffrances, puisque par elles Vous voulez opérer mon salut en me faisant méditer sur mon passé et mon avenir, pour me ramener à Vous, et me donner les moyens d'expier mes péchés et de rentrer dans la voie qui conduit au Ciel. Mais ai-je bien répondu aux Vues miséricordieuses de votre Providence ? Ai-je pleinement profité de votre Don, et cette journée qui devait être si féconde pour moi en œuvres de vertus, pourrez-Vous l'inscrire en ma faveur au livre de vie ? Hélas ! Je ne puis que craindre, ô mon souverain Juge, si Vous me traitez dans Votre juste sévérité selon les droits de votre Sainteté offensée ; car que d'impatiences j'ai encore commises malgré toutes les promesses que je Vous avais faites ce matin, et les bonnes résolutions que Vous m'aviez inspirées ? Que d'imperfections, que de réserves même dans ma résignation, que d'autres infidélités encore qui Vous ont souverainement déplu, que de froideur dans ma prière ! Je l'avoue avec confusion, et, en me frappant la poitrine dans les sentiments de l'humble publicain, je confesse que j'ai péché, je le confesse avec un profond repentir, comme je me repens de la multitude de mes iniquités anciennes toujours présentes à mon esprit pour me désoler de Vous avoir offensé, ô Dieu infiniment Saint, infiniment Bon et Aimable ! Je Vous en demande pardon selon la multitude de vos Miséricordes et en considération de la Croix de mon Sauveur Jésus, à Laquelle j'attache toutes les miennes pour qu'elles me soient méritoires par ma contrition et ma patience. C'est avec ces sentiments de repentir et d'amour, de confiance et de résignation que j'entre dans cette nouvelle nuit, résolu de Vous bénir dans mes douloureuses insomnies comme dans les heureux effets d'un bienfaisant sommeil, selon qu'il Vous plaira de disposer à mon égard. »

Ainsi soit-il.


Abbé Pierre-Joseph César Bulo (1818-1871) - « Le Chrétien souffrant » dirigé et sanctifié dans la maladie et les infirmités ; Manuel d'instructions, de prières et de lectures pieuses dans ces heures d'épreuves, pages 103-105, chez H. Dessain, 1866


Voir également de l’Abbé Pierre-Joseph César Bulo :
- La Prière du matin pour une personne malade de M. l'abbé Bulo « Seigneur, je Vous offre toutes mes souffrances dès l'aube du jour »
- La Prière du soir pour une personne malade de M. l'abbé Bulo « Pendant ce jour qui finit, Seigneur, je Vous remercie de votre Secours dans mes souffrances »
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