Communion-Elevation-du-Calice.jpg

La Prière de M. l’abbé Civet « Je crois fermement, ô mon Sauveur, que Vous êtes véritablement Présent dans la Sainte Eucharistie » :

« Je crois fermement, ô mon Sauveur, que Vous êtes véritablement Présent dans la Sainte Eucharistie. J'ignore absolument comment il est possible que Vous existiez sous de si faibles apparences ; je ne comprends pas comment il se fait que Vous soyez en même temps tout entier en un seul lieu et dans une multitude d'autres à la fois ; mais je fais avec joie le sacrifice de ma raison à l’Autorité toute-puissante de Votre divine et infaillible Parole. Oui, je crois, ô Jésus, Fils unique du Dieu vivant, ô Verbe divin engendré de toute éternité dans le sein du Père éternel, et conçu dans le temps dans le sein très-pur de Marie, que c'est Vous-même que je vais recevoir dans la Sainte Communion, et je suis prêt à donner mille fois ma vie en témoignage de ma foi. Mais ce qui me ravit d'admiration et qui me remplit de joie, c'est que Vous m'avez établi le Ministre de ces merveilles ; Vous m'avez conféré le pouvoir de consacrer votre Corps et votre Sang précieux. Oui, Vous m'avez associé à votre Sacerdoce, Vous avez imprimé en moi ce sublime caractère ; je crois fermement, ô mon Dieu, les Merveilles que la vertu de votre Esprit a opérées en moi à cet égard. Vous l'avez dit, ô mon Sauveur, en instituant cet adorable Sacrement : « Faites ceci pour vous souvenir de moi, agissez comme j'ai agi moi-même ». Que l'impie me raille, que l'incrédule se rie de ma foi. Pour moi, ô mon Sauveur, docile à Votre voix et à l'enseignement de votre Église, qui est la colonne et la règle de toute vérité, je croirai toujours avec Elle et comme Elle que ces Paroles établissent le pouvoir étonnant que Vous avez donné à vos Ministres, de changer le pain et le vin en la substance de votre Corps adorable et de votre Sang précieux. Or, Vous m'avez, ô mon Dieu, élevé à la dignité sacerdotale, donc ne permettez pas que je déshonore jamais mon caractère par une vie dont votre Esprit ne serait pas le principe ; ne souffrez pas que, montant tous les jours à l’Autel, me trouvant au milieu des saints Anges, m'approchant tous les jours de votre Personne sacrée, Vous recevant dans mes mains et dans mon cœur, je me trouve jamais devant Vous en un autre état que l'état de sainteté ».

Ainsi soit-il.


Jean-Baptiste Nicaise Civet (1801-1846) – « Méditations sur la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ », pages 30-31, chez Le Clere, 1858


Voir également de M. l’abbé Jean-Baptiste Nicaise Civet :
- La Prière de M. l’abbé Civet sur la Consécration « Je crois fermement, ô mon Sauveur, que Vous êtes véritablement Présent dans la Sainte Eucharistie »
- La Prière de M. l’abbé Nicaise Civet au Christ mort sur la Croix « Ô divin Jésus, que je suis obligé de Vous aimer ! »