La Prière au Bienheureux Père Frédéric Janssoone « Ô Jésus, hâtez le jour où il nous sera permis de déclarer publiquement avec grande joie « Saint Père Frédéric » :

« Père de miséricorde infinie, Tu as accordé de nombreux charismes au bienheureux Frédéric Janssoone pour le bien de Ton peuple. Merci pour sa vie de missionnaire itinérant, pour sa prédication touchante et l’organisation de pèlerinages. Merci pour son animation mariale, pratiquée 14 ans durant, au Sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap. Par son intercession, donne, à ton Église, l’enthousiasme de vivre en chrétiens et l’ardent désir de toujours imiter ton Fils Jésus et sa mère, Marie de Nazareth. Ô Jésus, qui avez accordé de si fécondes bénédictions à l'apostolat de votre serviteur, le bon Père Frédéric, et qui avez voulu Vous servir de lui pour, prêcher de paroles et d'exemples le mépris des choses de la terre et la confiance en Votre paternelle Providence, accordez-nous les faveurs que nous sollicitons par son intercession, et daignez hâter le jour où il nous sera permis de déclarer publiquement avec grande joie « Saint Père Frédéric » car le Bon Père fut un apôtre de votre divine Passion et de votre sainte Mère, qu'il a tant aimée et priée au Cap-de-la-Madeleine. Ainsi-soit-il ! »

Bienheureux Père Frédéric Janssoone (1838-1916)

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La VIE du Bienheureux Père Frédéric Janssoone :

Faire aimer la Terre sainte fut l'affaire de sa vie. D'origine flamande, Frédéric Janssoone (1838-1916) entre tardivement chez les franciscains, après avoir été commis voyageur pour aider sa mère veuve. Frédéric affronte la guerre de 1870 comme aumônier militaire, avant d'être envoyé en Palestine où il devient l'assistant du custode de Terre sainte pendant douze ans. Son génie spirituel et pratique donne alors à plein : il pacifie les relations entre confessions chrétiennes au Saint-Sépulcre, fait bâtir l'église Sainte-Catherine à Bethléem, relance le chemin de croix sur la via Dolorosa et anime de nombreux pèlerinages. Envoyé au Québec pour préparer le retour des Frères mineurs, Frédéric finit par s'établir à Trois-Rivières, prédicateur populaire au meilleur sens du terme, il « ne cesse d'entraîner ceux qui l'écoutent à s'engager dans la vie évangélique » (saint Jean-Paul II), érigeant des chemins de croix, quêtant pour les Lieux saints, et développant le culte marial. Cet apôtre infatigable meurt le 4 août 1916 à Montréal. Les festivités du centenaire autour du « bon père Frédéric » ont commencé au Canada.


La grande PASSION du Bienheureux Père Frédéric Janssoone : Jésus de Nazareth
S’il est une toute première chose à dégager de la vie du Père Frédéric, c’est sa passion pour Jésus de Nazareth. Son éducation première l’a aiguillé vers les Évangiles. Puis, sa formation chez les Franciscains, ses démarches pour devenir missionnaire en Terre sainte, ses écrits et livres tout comme ses prédications sur Jésus fils de l’homme et fils de Dieu, tout nous révèle que le Bienheureux Frédéric est le missionnaire de Terre sainte par excellence. Son œuvre nous oriente à connaître Jésus dans les mystères de son humanité, sa naissance, sa vie publique, sa passion et sa Résurrection. Frédéric Janssoone est celui qui a marché dans le pays de Jésus en tous les sens lors des 14 années où il a vécu en Terre sainte. Alors que les chemins de croix sont interdits à Jérusalem depuis 1621, il négocie avec les Arabes musulmans le droit de prêcher le chemin de croix sur la Via dolorosa et dans les souks achalandés de Jérusalem. Il dirige les travaux de construction de l’église Sainte-Catherine près de la Basilique de la Nativité à Bethléem. Il est d’ailleurs allé quêter en France puis au Canada, lors de son premier séjour en 1881, pour cette construction. Il est un pionnier de la diffusion des évangiles au Canada. De 1893 à 1907, sa Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, un texte harmonisé des Évangiles, avait connu huit tirages, ce qui représente un total de 42 000 exemplaires ; « ce fut sans doute le plus grand succès de librairie au Canada» (Légaré – Baillargeon, Le Bon Père Frédéric, Montréal, éd. Paulines, 1988, p. 277). Le Bienheureux Frédéric pourrait être patron des chercheurs de sens et de vérité, qui se mettent à l’étude des Évangiles et surtout de la vie de Jésus de Nazareth, l’homme Jésus d’abord.


La DEVOTION MARIALE du Bienheureux Père Frédéric Janssoone :
La clef de la vie du Père Frédéric, c’est son passage en Terre sainte, ce qu’il y a vécu, et tout ce qu’il y a découvert : Jésus et sa mère. Sa mère, sous l’aspect de l’accueil de la Parole. Sa mère, comme réussite de vie et de fécondité : mettre Dieu lui-même au monde, lui donner un visage humain, faire passer toutes les promesses à leur réalisation. Il est uni mystiquement à Marie dans son mystère d’annonciation et de visitation. Le Bienheureux est sans cesse dans l’accueil de la Parole, comme le fut justement Marie. Il y est branché solidement, au point d’avoir lui-même un charisme de la parole. Le Bienheureux connait une grande centration mariale, et ce qu’il a vécu lors du « Prodige des yeux » à Notre-Dame-du-Cap, en 1888, a singulièrement enraciné cette union mystique à Marie. Cet événement en a fait un propagandiste de la Parole hors de l’ordinaire. Une parole qui touche, une parole qui est assimilée, une parole qui ne fait qu’un avec son être. Marie est toute entière ordonnée à la parole, en est toute imprégnée : elle méditait toute ces choses dans son coeur. Elle faisait des associations entre l’ancien et le nouveau, entre ce qu’elle vivait, et elle voyait l’action du Verbe dans sa vie et autour d’elle.


La FORCE du Bienheureux Père Frédéric Janssoone : inspirer confiance et motiver
Le Bienheureux Frédéric a tout d’un communicateur né. Il transmet aux foules son enthousiasme, sa confiance, sa fascination pour la vie de Jésus. Au chapitre de la confiance et de la motivation, il a encore ce qu’il faut, cent ans plus tard, pour motiver la jeunesse d’aujourd’hui. Mais il n’est pas une inspiration et un motivateur que pour la jeunesse, il l’est pour l’Église entière et pour les peuples. Son œuvre majeure est de nous découvrir Jésus et les lieux saints où il a vécu. Son passe-temps, c’était de conduire des pèlerins en priant et en chantant. Ce qu’il a commencé en Terre sainte, avec les pèlerins internationaux de là-bas, il l’a continué de façon remarquable au Canada. Il a grandement contribué à un essor des pèlerinages de Sainte-Anne de Beaupré et de l’Oratoire Saint-Joseph-du-Mont-Royal. Lorsque les Oblats de Marie-Immaculée prennent en charge le Sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap en 1902, sa fréquentation varie entre 30 000 et 40 000 personnes par an.