La Prière « Lors du Jugement redoutable » d’ Adam Scot à la Vierge Marie :

« Ô Vierge douce, ô Vierge tendre, ô Vierge chère, Celui que tu as conçu sans atteinte à ton intégrité, tu l'as porté sans peine et tu l'as enfanté sans souffrance. Viens à notre secours, et justifie-nous, Mère aimante et clémente, lors du Jugement redoutable, afin que Celui que nous accueillons dans la joie comme Rédempteur, nous le voyions venir sans trembler comme Juge. Amen. »

Adam Scot (vers 1150-1213/14)


Voir également d’Adam Scot :
La Prière à la Vierge Marie « Lors du Jugement redoutable » d’Adam Scot
La Prière à Dieu « Comme ils sont heureux vos élus » d’Adam Scot
La Prière d’Adam Scot « Ô notre Jésus, sois béni dans tous les siècles »


Adam Scot naquit à Berwichshire vers 1150. Attiré par la vie contemplative, Adam Scot brûlait du désir de mener une telle existence. Sa profession lui laissa un souvenir qu’il évoquait souvent : « Un bon religieux ne perd jamais ou rarement de vue les promesses par lesquelles il s'est obligé » , disait-il.

A 24 ans, Adam Scot fut ordonné prêtre. Il avait beaucoup lu la sainte Bible et les Pères de l’Eglise. Jeune prêtre, il commença à prêcher et à écrire. En 1180, il fut choisi comme coadjuteur de son abbé de Dryburgh, et lui succéda en 1184. Son activité dans le domaine temporel ne dut pas être importante : le cartulaire ne mentionne aucun acte de lui. C’était la vie spirituelle et contemplative qui l’intéressait. Adam Scot rédigea quatorze sermons Sur l’Ordre, l’habit et la religion des chanoines de l’Ordre de Prémontré. Il y expliquait la formule de notre profession, dont la caractéristique est la communion des esprits et la concorde. La vie du cloître est une lente purification des passions et une école de persévérante conversion. Adam Scot rédigea une autre oeuvre : Du tabernacle en trois parties, et son chef-d’œuvre : De la triple contemplation, qu’on peut comparer aux Confessions de saint Augustin. Il y écrit : « L’âme qui se livre à la contemplation quotidienne et se laisse pénétrer par la grâce ne peut demeurer dans l’obstination du péché » . Selon Adam : « Il faut faire l’impossible pour contribuer au bonheur des frères. C’est faire plaisir à Dieu ».

A la suite du chapitre général de 1188 ou 1189, Adam, qui accompagnait l’abbé de Prémontré, passa par la chartreuse de Val-Saint-Pierre (dans l’Aisne). Adam Scot y prêcha et fut si édifié qu’il résolut de se faire chartreux. Il entra dans la maison de Witham et y vécut encore vingt-quatre ans dans la contemplation. Le jour des Rameaux 1213 ou 1214, il fit ses adieux à son prieur Robert. Le mardi-saint, vêtu d’un cilice et couché sur la cendre bénite, Adam Scot mourut sans souffrance.

Aux Prémontrés, Adam Scot a rappelé de mille manières que le propre des chanoines réguliers est d’enraciner le ministère des âmes dans la vie contemplative, dont les observances ne sont que le cadre, et qu’il faut atteindre à force de pureté, de désir et de prière.