La Prière de l'indigent de Lamartine « Ô Toi dont l'oreille s'incline » :

« Ô Toi dont l'oreille s'incline
Au nid du pauvre passereau,
Au brin d'herbe de la colline
Qui soupire après un peu d'eau ;

Providence qui les console,
Toi qui sais de quelle humble main
S'échappe la secrète obole
Dont le pauvre achète son pain ;

Toi qui tiens dans ta main diverse
L'abondance et la nudité,
Afin que de leur doux commerce
Naissent justice et charité ;

Charge-toi seule, ô Providence,
De connaître nos bienfaiteurs,
Et de puiser leur récompense
Dans les trésors de tes faveurs !

Notre cœur, qui pour eux t'implore,
À l'ignorance est condamné ;
Car toujours leur main gauche ignore
Ce que leur main droite a donné. »

Ainsi soit-il.


Alphonse de Lamartine (1790-1869)

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Voir également d’Alphonse de Lamartine :
La Prière d’une servante d’Alphonse de Lamartine « Ô mon Dieu, faites-moi la Grâce de trouver la servitude douce et de l'accepter sans murmure »
La Prière d'A. de Lamartine d'un indigent sur la Providence « Ô Toi dont l'oreille s'incline »
La Prière d’Alphonse de Lamartine « Quand on se rencontre et qu'on s'aime, que peut-on échanger de mieux que la prière ? »
Le Poème d’Alphonse de Lamartine sur « La Prière »
Le Poème de Lamartine sur « Le Crucifix »
Le Poème de Lamartine pour le premier Jour de l’année « Ô Seigneur, Père des temps, Maître des destinées, qui comptes comme un jour nos mille et mille années »