L’Hymne de Saint André de Crète sur la Pénitence « Ô Rédempteur, reçois en moi un vrai pénitent » :

« Le Prophète ayant appris Votre futur Avènement, Seigneur : que Vous deviez naître d'une Vierge et Vous montrer au monde, fut saisi de crainte, et il dit : « J'ai entendu le bruit de Votre arrivée, et je me suis effrayé ». Gloire soit à votre Puissance, Seigneur ! Juste Juge, ne méprisez pas l'ouvrage de Vos mains ; ne dédaignez pas Votre œuvre. Quoique j'aie moi seul péché, Vous, ô Dieu clément, supérieur à tous les hommes dans Votre humanité, Vous avez encore le pouvoir de remettre les péchés, étant le Seigneur de tous. La fin s'approche, ô mon âme ! Elle est tout près, et tu ne t'inquiètes pas ? Tu ne te prépares pas ! Le temps presse, lève-toi : le Juge est à la porte. La vie passe comme un songe, se flétrit comme une fleur : pourquoi donc nos vaines agitations ? Rentre en toi-même, ô mon âme ! Repasse tes œuvres, remets-les devant tes yeux, verse d'abondantes larmes. Raconte au Christ tes actions et tes pensées, et deviens juste. Ô Sauveur ! Il n'est point dans la vie de l'homme de péchés, d'actions mauvaises que je n'aie commises, dans la pensée du moins et dans l'intention ; personne n'a été plus coupable que moi dans l'affection au mal, dans les jugements de l'esprit et dans les œuvres. C'est pourquoi j'ai encouru la damnation ; c'est pourquoi, malheureux, je suis tombé avec justice, et ma conscience est pour moi un juge plus terrible que tout ce que renferme le monde. Ô Juge ! Ô Rédempteur ! Tu me connais ; pardonne, délivre et sauve Ton serviteur. Le temps de ma vie est court, plein de fatigues et d'ennuis ; reçois en moi un vrai pénitent ; rappelle près de Toi celui qui Te reconnaît. Que je ne sois point la possession et la proie de l'étranger ; Tu es mon Sauveur, aie pitié de moi. Je suis encore trop parleur, trop audacieux dans la témérité de mon cœur ; ne me condamne pas avec le Pharisien, Toi qui seul es Miséricordieux ; donne-moi l'humilité du Publicain. Juste Juge, place-moi avec lui. J'ai été ma propre idole ; j'ai corrompu mon âme par le péché ; reçois en moi un vrai pénitent ; rappelle près de Toi celui qui Te reconnaît ; que je ne sois point la possession et la proie de l'étranger : Tu es encore mon Sauveur, aie pitié de moi ».

Ainsi soit-il.


Saint André de Crète (660-740)

Andre-de-Crete.jpg

Voir également de Saint André de Crète :
La « Première Ode du Grand Canon » de Saint André de Crète
La deuxième Ode du Grand Canon « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis » de Saint André de Crète
Homélie de Saint André de Crète sur la Nativité de la Vierge Marie « Aujourd'hui est apparu l'éclat de la Pourpre divine »
La Prière de Saint André de Jérusalem « Ô Marie ! Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le Fruit de vos entrailles est béni »
La Prière de Saint André « Ô Vierge Sainte, accordez-nous le secours de Vos prières auprès de Dieu »
L’Homélie de Saint André de Crète pour le Dimanche des Rameaux « Gloire au Christ vainqueur de la mort »
La Prière de Saint André de Crète « Ô mon Dieu, cherche-moi et retrouve-moi, telle la drachme perdue »
L’Hymne de Saint André de Crète sur la Pénitence « Ô Rédempteur, reçois en moi un vrai pénitent »