La Prière d’Eugénie Fénoglio « Ô Amour, donnez-moi votre Flamme que je brûle, moi aussi, pour Vous » :

« Mon Maître adoré, voici à Vos pieds divins ce qu'il y a sur la terre de plus bas, de plus vil, de plus méprisable, de plus souillé ; un ver d'ordure. Comment se peut-il que Vous, Dieu, Vous ayez pu vouloir Vous pencher sur tant d'horreur, et cela avec tant de pitié, de miséricorde, d'amour ? Non seulement moi, mais personne sur la terre ne pourra le comprendre, car cela dépasse tout ce que notre compréhension peut embrasser. Ô Miséricorde infinie ! Ô Amour ! Ô Mystère ! Je me prosterne à Vos pieds sans souffle, sans pensées, sans rien, car il est des choses si hautes qu'elles réduisent l'être au néant. Vous dire que je suis Vôtre, que je m'abandonne entièrement à Vous, que je ne veux que Votre bonté, cela est tellement naturel après ce que Vous avez fait pour moi, ô mon Maître adoré ! À quoi bon le dire ? Cela est. Mais, ô Vous qui avez tout fait pour moi, permettez-moi de Vous demander bien humblement, mais si fortement, qu'à mon tour je Vous aime. Oui, Seigneur, j'ose Vous le dire, tout ce que Vous avez fait pour moi ne serait rien si, à mon tour, je ne Vous aimais pas ; j'en ai la conviction absolue, car tout mon être crie après cet Amour, comme l'affamé après un morceau de pain. Ô Amour, Amour, donnez-moi votre Flamme ; que je brûle, moi aussi, pour Vous, que je me consume, que j'en meure ! Oui, mon Maître, je Vous donne tout le sang de mes veines, tout le sang de mon cœur, comme Vous m'avez donné le Vôtre, ô Jésus. Acceptez cette lettre, mon Sauveur bien-aimé, je la dépose entre les Mains de votre Sainte Mère. Lisez-la, mon Roi, ne Vous en offensez pas ; surtout n'y voyez que l'ardent désir d'une âme éperdue de reconnaissance et qui se meurt de ne pouvoir Vous la prouver. Ô mon Maître bien aimé, ô mon Jésus d'Amour, permettez-moi de baiser la trace de Vos pieds divins avec les lèvres de mon cœur. Ce que je suis ? Un ver d'ordure. Comment je m'appelle ? Ça ! Voilà ce que Vous avez été chercher, ô mon Jésus ! Voilà pourquoi Vous êtes mort ! Voilà qui Vous aimez ! Mystère d'amour ! Que je voudrais Vous aimer, ô mon Dieu ! »

Ainsi soit-il.


Sœur Eve-Marie du Cœur de Jésus (1866-1929)

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Voir également de Sœur Eve-Marie du Cœur de Jésus :
La Prière de Sœur Eve-Marie du Cœur de Jésus « Ô mon Maître aimé, par Vos mains attachées à la Croix, je Vous supplie d'effacer tous les péchés commis par mes mains criminelles »
La Prière d’Eugénie Fénoglio « Ô Amour, donnez-moi votre Flamme que je brûle, moi aussi, pour Vous »
La Prière d’Ève Lavallière « Ô Père bien-aimé, je voudrais ressembler à Jésus, être vraiment Sa petite sœur et Votre vraie fille »