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La Prière à genoux dans la Crèche de Noël d’Hippolyte Violeau « Ô Jésus, petit Jésus, à ton Berceau, ma prière » :

« A l'enfant qui Te révère
Tu ne Te dérobes pas :
Si jusqu'au mont du Calvaire
Il ne peut suivre Tes pas,
S'il ne vient pas à Ta table
Manger le Pain des Élus
Tu l'appelles dans l'étable,
Ô Jésus, petit Jésus !

L'étable est le petit temple
Que ton Amour lit pour nous ;
Là souvent je Te contemple,
Et je Te parle à genoux.
A ton Berceau, ma prière
N’a point de vœux superflus,
Elle cherche ta Lumière,
Ô Jésus, petit Jésus !

Que ta Bonté me retire
Loin des chemins hasardeux,
Pour que nous puissions sourire
En nous regardant tous deux !
Que ta Sagesse m'instruise
De ce qui Te plaît le plus ;
Que ta Grâce me conduise,
Ô Jésus, petit Jésus !

Si ta Parole me reste
En tout temps au fond du cœur,
Si de tout penchant funeste
Je puis demeurer vainqueur ;
Si jamais je ne dévie
Dans la route des vertus,
Prolonge beaucoup ma vie,
Ô Jésus, petit Jésus !

Mais si mon adolescence,
Marche dans l'iniquité,
Si ma robe d'innocence
Doit perdre sa pureté,
N'attends pas ce jour, arrête
L'essor de mes pas perdus !
Frappe ! Ma jeune âme est prête,
Ô Jésus, petit Jésus ! »

Ainsi soit-il.


Hippolyte Violeau (1818-1892) - « Recueil général de Cantiques », pages 238-239, chez Sagnier et Bray, 1848

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