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La Prière d’Hippolyte Violeau « Souvent à Tes autels une mère craintive retrouva son enfant plein de force et guéri » :

« Souvent à Tes autels une mère craintive,
T’implorant pour un fils tout baigné de ses pleurs,
Pour sauver de la mort son enfance chétive,
Voua ses premiers ans à Tes blanches couleurs ;
Souvent Ta douceur infinie
Rappela l'ange d'agonie
Qui se penchait déjà sur le berceau chéri,
Et la mère simple et fidèle,
En revenant de Ta chapelle,
Retrouva son enfant plein de force et guéri.

Vierge ! Je veux aussi, d'une muse innocente,
A Tes chastes autels vouer le premier né ;
Débile et sans couleur, il faut Ta main puissante
Pour soutenir ce fils de tous abandonné.
A son premier essor il tombe ;
Son berceau deviendra sa tombe
Si Ton front couronné ne se penche vers lui.
Il faut à sa vie éphémère
Toute Ta tendresse de Mère ;
A sa grande faiblesse il faut un grand Appui.

Oh ! S’il bégaie à peine et, tout petit encore,
N'a que des mots obscurs à son premier réveil,
Vierge : fais qu'il ressemble au brouillard de l'aurore
Qui précède un moment le rayon de soleil ;
Et, comme la mère pieuse
Vient T'offrir toute radieuse
Le berceau de l'enfant que Tu rendis au jour,
Si Tu souris à ma prière,
Je veux au bout de ma carrière
Suspendre à Tes autels le luth du troubadour ! »

Ainsi soit-il.


Hippolyte Violeau (1818-1892) - « Loisirs poétiques », dédicace du Recueil en mars 1840, chez Waille, 1844

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Voir également d’Hippolyte Violeau :
- La Prière d’Hippolyte Violeau à genoux dans la Crèche de Noël « Ô Jésus, petit Jésus, à ton Berceau, ma prière »
- La Prière d’Hippolyte Violeau « Souvent à Tes autels une mère craintive retrouva son enfant plein de force et guéri »