La Prière d’Habermann « Ô mon Dieu, je confesse d'un cœur contrit et humilié tous les innombrables péchés que j'ai commis contre Vous » :

« Ô Dieu Très Juste, Père Miséricordieux, moi, indigne et misérable pécheur, je confesse que non seulement j'ai été conçu et suis né dans le péché ; mais que, depuis le premier âge jusqu’à l'heure présente, j'ai passé le temps de ma vie à commettre les fautes les plus nombreuses, les fautes les plus graves. Je ne Vous ai pas craint, ô mon Seigneur et mon Dieu ; mais surtout je ne Vous ai pas aimé de toute mon âme, de toutes mes forces, de tout mon cœur. Vous n'avez pas été ma plus haute, ma suprême espérance ; votre Nom n'est pas monté de mon cœur jusqu'à mes lèvres, et il m'est arrivé, par mes serments, mes blasphèmes et mes mensonges, d'abuser, hélas ! de ce Nom que j'aurais dû entourer de tant de louanges. J'ai négligé trop souvent votre Parole et la doctrine de votre Verbe, et lors même que je les ai entendues, je n'y ai pas conformé ma vie et n'ai pas amendé mon âme. Mes parents et mes supérieurs, ceux qui devaient m'être le plus chers ici-bas, n'ont pas trouvé chez moi de soumission et d'obéissance. Je n'ai pas aimé mon prochain comme moi-même ; mais, tout au contraire, ô mon Dieu, je l'ai haï, je l'ai méprisé, je lui ai causé préjudice, ou j'ai permis que d'autres lui fissent tort. J'ai manqué devant lui de gravité, de respect et de retenue, en paroles et en œuvres. Dans mes actions et dans mes affaires de tous les jours, j'ai usé de moyens qui devaient nuire à mes frères et qui étaient certainement contraires à la charité. Loin de parler d'eux avec honneur et estime, j'ai trop souvent déchiré leur réputation. J'ai pris plaisir d'ailleurs à me laisser saisir et enlacer par tous les vices : oui, j'ai été orgueilleux, avare, colère, voluptueux, et, en particulier, indolent et mou dans tout ce qui touche à Votre service. Il y a plus : j'ai scandalisé mon prochain, je suis devenu pour mes frères l'occasion du péché, et j'ai été jusqu'à les encourager au mal. C'est ainsi, Seigneur, que j'ai transgressé toutes les promesses, tous les serments du Saint Baptême. J'avoue, j'avoue mon crime. Et je confesse aussi, d'un cœur contrit et humilié, tous les péchés que j'ai commis contre Vous en pensées, en paroles, en œuvres, devant mes frères ou secrètement. Vous lisez au fond des cœurs et Vous savez de quelles fautes j'ai été coupable. Je les avoue toutes. Je ne suis donc qu'un serviteur inutile, qui ai péché contre le ciel et contre Vous. Je ne mérite point d'être appelé Votre fils et n'ose même pas lever les yeux vers Vous. Je marche courbé sous le poids de mon âme, comme sous un fardeau énorme. Mais voici venir le temps de la Miséricorde et du Pardon. De Votre fidèle disciple, confiez-moi, je Vous en prie, à Marie et à Jean, afin que Justice, qui est rigoureuse, j‘en appelle à votre Bonté, qui est Infinie. Pardonnez-moi, Seigneur. Acceptez, en paiement de mes péchés, le Sang très innocent de votre Fils, et accordez moi de changer de vie ».

Ainsi soit-il.


Johannem Avenarium (1516-1590)

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Voir également de Johannes Avenarius :
La Prière d’un mari de Johann Habermann « Ô Dieu qui avez Vous-même institué le Saint Mariage »
La Prière d’une épouse de Johannem Avenarium « Ô Dieu qu'après Vous, je craigne, honore et aime mon mari »
La Prière de Johannes Avenarius pour tenir dans les épreuves « Ô mon Dieu, je Vous demande avant tout de me conserver dans la Foi »
La Prière de Johann Habermann « Ô mon Dieu, je confesse d'un cœur contrit et humilié tous les innombrables péchés que j'ai commis contre Vous »