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La Prière de l’Abbé Pagani « Venez, ô bon Jésus, dans mon âme qui Vous désire » :

« Mon Dieu, mon Dieu, ô le seul Ami de mon âme, que pouviez-Vous faire de plus pour me contraindre à Vous aimer ? Oui, je sens que je Vous aime et je n'aime que Vous ; je Vous aime plus que ma vie ; je Vous aime pour Vous plaire, puisque Vous voulez mon amour. Sortez de mon âme, affections étrangères, laissez la place à l’Amour de mon Dieu. Vous voulez, ô bon Jésus, Vous donner à moi aujourd'hui, et moi, je me donne tout à Vous : mes sens, ma liberté, ma volonté, mes affections, tout mon être. Je déclare, qu’à la face du ciel et de la terre, que je ne veux plus vivre que pour Vous ; travailler, parler, respirer que pour Vous, en Vous et avec Vous. Que toute créature Vous aime, ô mon Dieu, et, que nous soyons tous des victimes parfaites de Votre saint Amour ! Combien j'ai regret, ô mon aimable Rédempteur, d'avoir vécu si longtemps loin de Vous ! Vous êtes mort pour moi ; ingrat, insensé, j'ai pu renoncer à votre Grâce, insulter votre Amour ! Je me repens, ô mon Dieu, et voyez ma douleur ; j'espère que Vous m'aurez pardonné. Mais, si Vous ne l'aviez pas fait encore, pardonnez-moi maintenant avant que je m'approche de Vous. Recevez-moi, par pitié, dans votre Grâce, puisque bientôt Vous daignerez loger en moi. Je m'approche maintenant pour que Votre Très Sainte Chair me devienne nourriture. Mais qui suis-je, et qui êtes-Vous, ô mon Dieu ! Vous êtes le Dieu trois fois Saint, et je suis une créature immonde, un pécheur. Les Séraphins ne sont pas assez purs en Votre présence ; et moi, cendre, moi, misère et péché, moi, qui ai mérité de vivre éternellement loin de Votre face, je pourrais Vous posséder au fond de mon âme, Vous presser dans mon cœur ! Mon Dieu, mon Dieu, mon indignité est bien grande ; mais puisque Vous m'appelez dans votre Miséricorde, je viens confus et repentant : votre Bonté, votre Amour, voilà tout mon espoir. Venez, ô bon Jésus, venez dans mon âme qui Vous désire. Soyez le Feu qui consume ce qui se trouve en moi indigne de votre Présence ; renversez ce qui peut être un obstacle à votre Grâce ; donnez-moi cette pureté, cette innocence virginale que Vous demandez de ceux qui viennent se ranger à Votre table ; faites que j'oublie tout ce qui est étranger à votre Amour. Ô Bienheureuse Vierge Marie, ma Mère, donnez-moi Vous-même votre Fils ; je veux Le recevoir de Vos mains ; dites-Lui que je suis Votre esclave ; Il fera mon bonheur ».

Ainsi soit-il.


R. P. Giovanni Battista Pagani (1806-1860) – « L'âme dévote à la Très Sainte Eucharistie », p. 7-9, chez Delsol (1843)


Voir également de l’Abbé Giovanni Battista Pagani :
La Prière de l’Abbé Pagani avant la Sainte Communion « Venez, ô bon Jésus, dans mon âme qui Vous désire »
La Prière de l’Abbé J-B Pagani « Que je sois consolé, ô bon Jésus, par une de Vos pieuses Visites dans l'instant de mon agonie mortelle »