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La Prière de Guillaume d'Auvergne « Ô Très Douce Mère de Dieu, je Vous supplie de me réconcilier avec votre Fils très Miséricordieux » :

« Est-ce en vain et contre la vérité, ô Très Sacrée Vierge, que toute l'Église des Saints Vous appelle son Avocate et le Refuge des misérables ? Non, non, il ne sera jamais dit que la Mère de Dieu, qui a enfanté et donné à tout le monde Celui qui est la Fontaine de toute piété, dénie l'assistance de Sa miséricorde à qui que ce soit, qui l'invoquera dans les misères de cette vie. Nous avons devant les yeux un nombre innombrable d'exemples des effets merveilleux de votre Miséricorde envers les misérables pécheurs ; exemples qui nous enseignent et nous persuadent puissamment de nous confier en votre Miséricorde, d'espérer en votre Piété et de nous réfugier confidemment en toutes nos nécessités sous les ailes de votre Protection. La multitude innombrable de ceux qui gémissent à Vos pieds et qui implorent Votre secours est-elle trop onéreuse à une Miséricorde qui n'a ni borne ni mesure, telle qu'est la Vôtre ; ou bien est-il difficile à Celle qui est pleine de Grâce et la Mère de la Grâce, d'impétrer de votre Fils le pardon ou la Grâce qu’Elle Lui demande pour un pécheur ? Non, non, ô Mère de Miséricorde, car je sais que ce Vous est une grande joie d'employer Vos suffrages pour les misérables et de retirer par Vos très agréables et très efficaces Prières ceux qui sont dans le péril de la perdition. Vous savez bien, ô Très Douce Mère de Dieu, que le souverain plaisir de Votre béni Fils, c'est notre salut : et il est constant que Vous aimez plus la Gloire de ce très cher Fils que ne font tous les hommes et tous les anges, et Vous n'ignorez pas qu’Il en reçoit une très grande en la conversion et au salut des pécheurs ; c'est pourquoi c'est avec un merveilleux contentement que Vous le procurez, en impétrant de Lui le pardon et la grâce de ceux qui sont dans l'état du péché. Quand donc je Vous supplie de me réconcilier avec votre Fils très Miséricordieux, je suis bien certain que je Vous demande une chose qui Vous est très agréable. Vous ne pouvez donc pas me refuser ce que je Vous demande ; car si Vous me refusiez une chose qui Vous est très agréable, que pourrait-on jamais espérer de Vous, ô ma Très Douce Dame, et qu'est-ce que l'on pourrait Vous demander ? Il n'y a aucune créature, soit au ciel, soit en la terre qui puisse obtenir de votre Fils bien-aimé tant et de si grande choses pour les misérables, comme Vous le pouvez et comme Vous le faites tous les jours ; car Il veut Vous honorer par ce moyen comme Sa très véritable Mère. Si Vous alléguez mes péchés contre moi, ô Très Douce Mère de Dieu, j'opposerai Votre miséricorde à mes péchés. Quoi ! Sera-t-il dit que mes péchés l'emporteront sur votre Miséricorde ? Nullement, parce qu’Elle est plus forte et plus puissante incomparablement que tous les vices et tous les péchés de l'univers ».

Ainsi soit-il.


Saint Guillaume d'Auvergne (1190-1249)

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Voir également du Saint Guillaume d'Auvergne :
La Prière de Saint Guillaume de Paris « Ô Mère de Miséricorde, daignez m’obtenir la Grâce d’expier mes péchés et d'en faire une sincère pénitence »
La Prière de Guillaume d'Auvergne « Ô Très Douce Mère de Dieu, je Vous supplie de me réconcilier avec votre Fils très Miséricordieux »