La Prière du Prince Alexandre de Hohenlohe à Jésus notre Rédempteur « Venez donc, Rédempteur de mon âme » :

« Ô mon aimable Rédempteur, il faut que Vous aimiez mon âme d'un Amour excessif, puisque pour la racheter Vous avez répandu votre Sang sur la Croix : mais comme si ce premier Sacrifice était insuffisant, Vous offrez tous les jours à votre Père le prix infini de ce Sang répandu sur l'autel. Par Lui je paie les dettes que j'ai contractées auprès de la Justice divine, et je satisfais entièrement pour le reste de mes fautes. Que vos Miséricordes, mon Rédempteur, Vous louent éternellement ! Elles seules peuvent Vous rendre des actions de grâces dignes de Vos bienfaits. Mais quoi ! Lorsque Vous daignez me visiter, auriez-Vous le dessein de m'abandonner de nouveau entre les mains des pécheurs ; et mon cœur, où Vous descendez, serait-il de nouveau pour Vous un sépulcre infect ? Ah ! Mon Jésus, il n'est pas juste que Vous veniez si souvent dans une âme pleine d'iniquités ; qu'il me suffise, en ce moment, que votre Grâce toute puissante me visite, et qu'elle brise les chaînes de la passion, qui m'ont livré comme un esclave entre les mains de Vos ennemis. Venez donc, Rédempteur de mon âme, je Vous embrasse par mes désirs ; prosterné à Vos pieds, comme devant un autel de refuge, je Vous supplie, vivez toujours en moi, et que je vive toujours en Vous ! Vous savez, ô mon Dieu, ce qui me sépare de Votre intime Familiarité ; votre Gloire sera de détruire ces obstacles, et de Vous montrer pleinement mon Sauveur. Souvenez-Vous, je Vous en conjure, que je suis le fruit de Vos souffrances, et que je Vous appartiens à double titre, comme créé, et racheté par Vous. Vous devez donc abaisser sur moi les yeux de votre Miséricorde, Vous devez me protéger de votre Main puissante. Pour moi, je publierai les obligations infinies que j'ai de Vous aimer et de Vous servir à jamais, ô mon Dieu, mon unique et souverain Bien. Ainsi s'accomplira, Seigneur, ce que Vous avez dit : « Je n'ai perdu aucun de ceux qui m'ont été confiés » parce que Vous n'êtes pas venu nous perdre, mais nous sauver. Plaise au Ciel que je ne devienne pas moi-même la cause de ma perte ! »

Ainsi soit-il.


Alexandre de Hohenlohe (1794-1849) - « Le Fidèle au pied de la Croix », méditations et prières, p. 11-13, Libraire Potet (1824)

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Voir également du Prince Hongrois Alexandre de Hohenlohe :
La Prière du Prêtre Alexandre de Hohenlohe « Je ne suis pas digne que Vous, ô mon Dieu, daigniez habiter dans mon cœur »
La Prière d’Alexander de Hohenlohe « Mon Seigneur et mon Roi, aidez celui qui sans Vous est solitaire et n'a personne pour le secourir ! »
La Prière du Prince Alexandre de Hohenlohe « Je reviens à Vous, divin Époux de mon âme, baigné des larmes du repentir »
La Prière du Prince Hongrois A. de Hohenlohe sur la Charité « Ô divin Pasteur qui donna Sa vie pour Ses brebis »
La Prière du Prince de Hohenlohe sur la Justice de Dieu « Ô redoutable Majesté, ne me soyez pas un sujet de terreur, Vous, mon Espérance pour le Jour de l'affliction »
La Prière du Prince Alexandre de Hohenlohe à Jésus notre Rédempteur « Venez donc, Rédempteur de mon âme »