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La Prière après la Sainte Communion du Prince Alexandre de Hohenlohe « Je possède enfin mon Jésus après Lequel j’ai longtemps soupiré » :

« Je possède enfin mon Jésus après Lequel j’ai longtemps soupiré ; je L’embrasse, Celui que j’ai désiré, je Le presse, cet unique objet de mes désirs. Entrez en jubilation, facultés de mon âme, entrez en jubilation, chantez des airs de triomphe et applaudissez à Jésus qui vient d’entrer dans mon cœur. J’étais triste et dans l’humiliation, j’étais étranger à toute joie, car mon Bien-Aimé, Celui que j’aime par-dessus tout, était absent ; mais aussitôt qu’Il est venu, et qu’Il est entré sous la tente de mon âme, oh ! Quelle douce consolation a pénétré mon cœur ! Moins consolant est pour la terre l’astre du jour lorsqu’il dissipe par ses rayons les ombres qui la couvrent, moins bienfaisante est une douce pluie à l’herbe des champs desséchée par les ardeurs de l’été, que ne l’est Dieu à mon âme triste et languissante, quand Il renouvelle son courage et l’enrichit de nouveaux dons. Heureux temps, heure fortunée où Vous me visitez, ô Jésus ! Trop beau jour, jour trop radieux où Vous daignez venir à moi ! Celui que Vous enrichissez de Vous-même, que peut-il désirer de plus, puisqu’en Vous possédant, il possède la Source de la vraie Félicité ? Qui pourrait, Seigneur, en contemplant ce que Vous faites pour moi, ne pas admirer votre Bonté ? Je cours à Vous, Vous courez à moi, et Vous me permettez de mêler mes embrassements aux Vôtres dans la plus intime familiarité ! Je n’étais rien, et Vous m’avez tiré de l’obscur néant ; Vous avez orné mon âme d’un rayon de votre Intelligence divine ; Vous avez voulu naître pour moi dans une étable abandonnée ; pour moi encore Vous avez voulu mourir ignominieusement sur une Croix ! Chaque jour Vous me comblez de nouveaux dons, et, non content de tant de bienfaits, Vous me donnez aujourd'hui un mets plus doux que le miel. Ô très-doux Jésus, Volupté de mon cœur, régnez en moi, Fils de l’Éternel, régnez, régnez en moi sans obstacles. Immolez en moi l’amour-propre mais avec tant de puissance que je n'aime et n’adore plus que Vous seul autant que Vous le méritez. Arrachez de mon cœur tout ce qui blesse la pureté de Vos regards, afin que dans les siècles à venir je sois plus étroitement à Vous. Le matin quand le soleil se lève, le soir lorsqu’il se couche, ô bon Jésus, restez avec moi, demeurez toujours avec moi, que rien ne me sépare de Vous ; ni la mort, ni la vie, que rien ne me sépare de Vous ! Que notre union soit infinie ! Qu’aucune puissance ne soit capable de la troubler ! Tant que je respirerai, ma bouche chantera le cantique de la reconnaissance. Mille fois je le répèterai dans la céleste Patrie, lorsque tout voile étant déchiré je Vous contemplerai dans Votre beauté, et que mêlé aux anges du Ciel je Vous aimerai éternellement ».

Ainsi soit-il.


Alexandre de Hohenlohe (1794-1849) – « Le Cœur de Jésus », Ascétisme et littérature d’après le R-P Eugène Desjardins, pages 455-459, aux éditions Julien-Lanier, 1855

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Voir également du Prince Hongrois Alexandre de Hohenlohe :
- La Prière du Prêtre Alexandre de Hohenlohe « Je ne suis pas digne que Vous, ô mon Dieu, daigniez habiter dans mon cœur »
- La Prière d’Alexander de Hohenlohe « Mon Seigneur et mon Roi, aidez celui qui sans Vous est solitaire et n'a personne pour le secourir ! »
- La Prière du Prince Alexandre de Hohenlohe « Je reviens à Vous, divin Époux de mon âme, baigné des larmes du repentir »
- La Prière du Prince Hongrois A. de Hohenlohe sur la Charité « Ô divin Pasteur qui donna Sa vie pour Ses brebis »
- La Prière du Prince de Hohenlohe sur la Justice de Dieu « Ô redoutable Majesté, ne me soyez pas un sujet de terreur, Vous, mon Espérance pour le Jour de l'affliction »
- La Prière du Prince Alexandre de Hohenlohe à Jésus notre Rédempteur « Venez donc, Rédempteur de mon âme »
- La Prière du Prince Alexandre de Hohenlohe à Jésus notre Médecin « Ô mon charitable Médecin, venez, guérissez-moi et je serai guéri »
- La Prière sur la Nativité du Prince Alexander de Hohenlohe « Ô Jésus, qui prîtes naissance à Bethléem, je Vous adore »
- La Prière après la Sainte Communion du Prince Alexandre de Hohenlohe « Je possède enfin mon Jésus après Lequel j’ai longtemps soupiré »