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La Prière de l’abbé Jacques Merle d’Horst pour une Communion spirituelle « Seigneur Jésus, je ne suis pas digne que Vous entriez dans ma maison » :

« Seigneur Jésus, je reconnais que Vous êtes le vrai Pain vivant descendu du Ciel, et que Vous êtes caché sous ces Espèces par une merveilleuse Bonté, une Miséricorde étonnante, et une Puissance admirable, afin de nous nourrir de Vous-même ; car je sais que Vous avez un désir ardent de nourrir mon âme. Je crois en Vous, et que dans ce Sacrement adorable, Vous renfermez des Trésors infinis de Dons spirituels, et de Grâces célestes auxquelles mon âme pauvre et misérable désire ardemment de participer. Je crois à cette Parole que Vous avez dit : « Celui qui me mange vivra pour moi ». Me voici donc, ô Pain vivant, misérable et languissant de faim et de froid, sujet à une infinité de faiblesses, j'ose néanmoins m'approcher de Vous afin qu'en Vous recevant je vive pleinement, et véritablement de votre Vie, que Vous me rendiez la santé et la force de l'âme ; j'ai la confiance de croire que Vous ne rejetterez pas mon indignité, ma faiblesse, et ma pauvreté. J'avoue, il est vrai, que je ne suis pas digne que Vous entriez dans ma maison, c'est pourquoi je n'ose Vous introduire dans mon cœur pour Vous y loger, en recevant réellement Votre sacré Corps ; mais je sais, et je crois avec le Centenier, que quoique Vous soyez absent, c'est-à-dire, que sans la Communion Sacramentelle, Vous pouvez d'une seule Parole me guérir, m'enrichir et me sanctifier. Car si la vue du serpent d’airain avait tant de vertu, qu'elle guérissait ceux qui avaient été mordus par les serpents de feu, la foi avec laquelle je Vous contemple, aura-t-elle moins de force pour guérir les morsures du serpent infernal ? Ce n'était qu'une figure, et Vous êtes la Vérité ; ce n'était qu'une ombre, et Vous êtes le Corps : si le simple attouchement du bord de Votre robe guéris soit les maux les plus incurables, que ne pourra pas l'attouchement de Votre auguste Corps et de votre Sang tout divin, quoique cet attouchement ne se fasse que par les désirs et par la confiance ? Si l'ombre de Pierre votre Apôtre a pu chasser toutes les maladies du corps, quelle maladie de l'âme pourra résister et ne cédera pas aussitôt à l'éclat de votre Majesté ! Venez donc en moi, Seigneur, et guérissez mon âme pécheresse, nourrissez-la dans sa faim, et fortifiez-la dans sa faiblesse, Vous qui par la Volonté du Père, avec l'opération du Saint-Esprit, ayez donné la Vie au monde par votre Mort ; vivifiez-moi, nourrissez-moi, sanctifiez-moi par votre Corps sacré, et par votre Sang ; délivrez-moi de tout péché ; faites que je sois toujours attaché à l'observance de vos Commandements, et ne permettez pas que je sois jamais séparé de Vous ».

Ainsi soit-il.


Jacobus Merlo Horstius (1597-1644) - « Paradisus animae christianae » (Le Paradis de l’âme chrétienne), pages 338-341, Chez la Veuve Nyon (1802)


Voir également de Jacques dit Merlo Horstius Merler :
- La Prière de Jacobus Merlo Horstius « Je m'offre à Vous, Père Très-Clément, et tout ce que j'ai au monde »
- La Prière de Jacques Merlo Horstius « Ô aimable Jésus, je m'offre à Vous tout entier tel que je suis »
- La Prière d’Horstius « Ô Esprit Saint, purifiez-moi par l'infusion de Vos dons »
- La Prière de l’abbé Jacques Merle « Ô Père Très Clément, que nous puissions participer efficacement au Sacrifice sanglant de votre Fils »
- La Prière de l’abbé J. Merle Horstius sur la Communion spirituelle « Seigneur, venez dans mon âme par la Communion du Prêtre qui Vous reçoit »
- La Prière de l’abbé Horstius pour se préparer à l’Oraison « Ô mon Dieu, aidez-moi de votre Grâce pour Vous prier »
- L’Oraison de l’abbé Jacques Merle Horstius après avoir prié « Que ma prière, Seigneur, s'élève vers Vous comme la fumée de l'encens »
- La Prière de Collecte de l’abbé Jacques Merle d’Horstius « Dieu Tout-Puissant, nous Vous prions de recevoir et exaucer les prières de votre Eglise »
- La Prière pour les Prêtres de l’abbé Jacques Merle d’Horstius « Que vos Prêtres, Seigneur, soient revêtus de justice, de pureté, d’innocence et de sainteté »
- La Prière de l’abbé Jacques Merle d’Horst pour une Communion spirituelle « Seigneur Jésus, je ne suis pas digne que Vous entriez dans ma maison »