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La Prière du Père Abbé de Forde « Ô Seigneur Jésus, enlève le pourrissement que suscite encore en moi la convoitise de la chair » :

« Seigneur Dieu, Tu as déjà daigné me trouver intérieurement et Te laisser trouver par moi. Et dans la mesure où je T'ai trouvé et où j'ai été trouvée par Toi, me voici débarrassée de ces tâches que sont mes fautes. De plus, j'ai obtenu de Toi la faveur de Ta conversation et le baiser de Ton inspiration. Mais, je T'en prie, enlève le pourrissement que suscite encore en moi la convoitise de la chair (cf. 1 Jn 2, 16) : en Te déplaisant, elle m'éloigne de Toi, pour mon malheur, et me prive des saints Baisers de Ta bouche (cf. Ct 1, 1). Que je Te trouve aussi « au-dehors » (Ct 8, 1), je Te prie, et que tout ce qui en moi se rebelle contre Toi soit précipité sous l'escabeau de Tes pieds (cf. Ps 109, 1). Que je devienne digne de Tes baisers, une fois que la loi de ma chair aura été engloutie par la loi de Ton Esprit (cf. Rm 8, 2) : Ô Seigneur Dieu, mon Epoux et mon Frère, Toi qui avec Dieu le Père et l'Esprit-Saint, vis et es glorifié, Dieu pour les siècles infinis des siècles ».

Ainsi soit-il.


Abbé Jean de Ford (1140-1214)

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Né en Angleterre en 1140, Jean entre comme moine à l'abbaye de Forde fondée en 1136. Il y devient le secrétaire de l’Abbé Baudouin que, comme prieur, il accompagne plusieurs fois au chapitre général de Cîteaux (cf. photo ci-dessus). En 1186, il est élu Abbé de l’abbaye de Bindon, fille de Ford fondée en 1149 sur un plateau rocheux. Le sol n’étant pas assez solide, elle a été déplacée à Wool en 1172. L’Abbaye a été fermée vers 1536 lors de la dissolution des monastères demandée par Henri VIII. Subsistent quelques ruines. Les restes de l’Abbaye sont maintenant une auberge. Puis Jean revient comme Abbé à Forde en 1191. John de Forde resta un ami et allié du roi Jean sans Terre même après son excommunication (1209). Il en recevait une rémunération. Il écrivit une « vita » de l'anachorète local et thaumaturge Wulfric de Haselbury (1080-1154) (Vita Wulfrici anchoretae Haselbergiae), mais il est surtout connu pour avoir achevé le commentaire du « Cantique des cantiques », commencé par Bernard de Clairvaux et continué par Gilbert de Hoyland. Il y ajoute 120 sermons, du cinquième chapitre à la fin du livre 2. John de Ford appartient à l’école bernardine de la spiritualité cistercienne. La Vierge Marie y a une place importante, dans son rôle au sein du mystère de l’Incarnation. Il se prolonge dans l’Église. Après sa mort en 1214, cependant, John de Ford fut presque entièrement oublié, pâtissant de la renommée de Saint Bernard de Clairvaux.


Voir également de l’Abbé Jean du Monastère de Ford :
La Prière de l’Abbé Jean de Ford « Ô Source de vie, Seigneur Jésus »
La Prière de Jean de Ford « Seigneur, ouvre mes lèvres »
La Prière du Père Abbé Jean de Forde « Ô Lumière toute belle »
La Prière du Cistercien Jean de Ford « Ô mon Roi et mon Dieu, qui nous donnera ce Feu très ardent et très doux »
La Prière de l’Abbé de Ford « Autrefois, Seigneur Jésus, Tu voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair »
La Prière du Père Abbé de Ford « Seigneur Jésus, Tu étais la grande Lumière cachée dans le sein du Père »
La Prière du Père Abbé Jean de Ford « Ô Seigneur Jésus, décharge-nous de Tes épaules et rends-nous à Tes saints Troupeaux »
La Prière du Père Abbé John de Ford sur la Chasteté « Ô Seigneur Jésus, enlève le pourrissement que suscite encore en moi la convoitise de la chair »