La Prière d’Avenarius « Penchez Vous, ô Dieu Très-Saint, sur les cœurs des jeunes gens » :

« Ô Dieu plein de Miséricorde, Dieu éternel, qui aimez les enfants d'un Amour tout particulier, jusque-là que Vous avez voulu Vous les faire amener et présenter par votre Fils ; à cause de cet Amour même que Vous leur portez, Vous ayez voulu que la jeunesse et l'enfance fussent élevées dans la crainte et la confession de votre Nom, et Vous nous avez commandé de ne pas négliger un seul instant le soin de leur éducation. Je Vous en supplie donc au Nom de votre Fils bien-aimé qui s'est fait petit Enfant pour notre salut et qui, sur l'autel de la Croix, a versé son Sang pour tous les hommes et en particulier pour tous les enfants, répandez votre Grâce sur les pères, les mères, les maîtres. Faites qu'ils élèvent chrétiennement l'enfance et la jeunesse dans le respect de votre Nom et de votre Volonté, dans les arts libéraux, dans la modestie et dans la probité, dans le Vrai, dans le Beau et dans le Bien : le tout, ô mon Dieu, pour l'honneur de votre Nom et le salut des âmes, afin que la jeunesse et l'enfance apprennent à Vous craindre et à Vous aimer par-dessus toutes choses, à se confier en Vous et à marcher dans la voie de Vos commandements, ô Créateur, ô Rédempteur du monde. Puisse la jeunesse n'être pas séduite par les fausses doctrines, par les mauvaises mœurs, par des fréquentations impies. Préservez-la Vous-même des sociétés impures, de l’oisiveté, des dérèglements et principalement des mauvais exemples et du scandale. Que les enfants se laissent instruire et reprendre : qu'ils obéissent à leurs supérieurs et à leurs maîtres ; qu'en toute simplicité de cœur, ils se pénètrent, ils s'imprègnent d'intelligence et de sagesse : que la Crainte de Dieu soit leur première science. Puisque l'âme humaine est altérée par le péché de nos premiers parents ; puisque notre pensée, depuis notre première jeunesse, est en pente vers le mal, détruisez, ô mon Dieu, la folie et la déraison qui sont en quelque manière inséparables du cœur des enfants. Puissent-ils ne pas se laisser aller à leur faiblesse innée et au mille qu'ils ont hérité d'Adam, ne pas lâcher la bride à leur volonté propre, ne pas tomber dans le vice, dans l'opiniâtreté, dans l'orgueil ! Penchez Vous, ô Dieu Très-Saint, sur les cœurs des jeunes gens, et inspirez-leur la crainte de votre Nom. Qu'ils se laissent conduire à l'Esprit-Saint dont ils ont reçu la Vertu dans les eaux de leur Baptême, afin qu'ils connaissent bien votre Verbe, votre Loi et vos Commandements ; afin qu'ils attachent indissolublement vos Préceptes à leurs cœurs et qu'ils en fassent en quelque sorte le vêtement de leurs âmes ; afin qu'ils Vous servent dans l'obéissance et dans la foi, ici-bas pour un temps, mais là-haut éternellement. »

Ainsi soit-il.


Johannem Avenarium (1516-1590) – « Le livre de tous ceux qui souffrent : recueil de prières d'après les manuscrits du Moyen-Age » de Léon Gautier, pages 274-277, chez Victor Palmé (1872)

Johannes-Avenarius.jpg

Voir également de Johannes Avenarius :
La Prière d’un mari de Johann Habermann « Ô Dieu qui avez Vous-même institué le Saint Mariage »
La Prière d’une épouse de Johannem Avenarium « Ô Dieu qu'après Vous, je craigne, honore et aime mon mari »
La Prière de Johannes Avenarius pour tenir dans les épreuves « Ô mon Dieu, je Vous demande avant tout de me conserver dans la Foi »
La Prière de Johann Habermann « Ô mon Dieu, je confesse d'un cœur contrit et humilié tous les innombrables péchés que j'ai commis contre Vous »
La Prière d’Avenarius « Ô Dieu Miséricordieux, qui m'avez délivré de la vraie et éternelle servitude »
La Prière de J. Avenarius « Ô Esprit de Dieu, venez, consolez moi et relevez mon espérance »
La Prière de Johann Habermann dit Avenarius « Penchez Vous, ô Dieu Très-Saint, sur les cœurs des jeunes gens »