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En 1793, les Vendéens s'insurgeaient contre le gouvernement révolutionnaire, persécuteur des Prêtres et de la religion Catholique. Pendant près d'un an, ils tinrent tête aux Armées de la Convention qui, pour en finir, organisa les « Colonnes Infernales » avec mission de mettre la Vendée à feu et à sang. Le Massacre des 109 enfants de moins de 7 ans des Lucs (actuellement Les Lucs-sur-Boulogne) est l'un des épisodes les plus tragiques de cette histoire. Le 28 février 1794, les soldats républicains, divisés en deux colonnes, entrent sur le territoire des Lucs-sur-Boulogne. La commune est alors scindée en deux paroisses ; le Grand-Luc avec 2 050 habitants et le Petit-Luc, peuplé d'une centaine de personnes. Face à l'arrivée des « Colonnes », une partie de la population court se réfugier dans la Chapelle du Petit-Luc. Mais les villageois ne sont guère en mesure de se défendre, la population présente compte principalement des vieillards, des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. La quasi-absence d'hommes adultes convainc les Républicains que ces derniers avaient participé aux combats sous les ordres de Charette. L'Abbé Voyneau, Curé du Petit-Luc, se présente alors aux soldats sur le chemin de la Malnaye, cependant ceux-ci se saisissent de lui le torturent et l'éventrent. Martincourt décide de ne pas faire de quartier. La Chapelle étant trop petite pour contenir toute la population, les soldats ouvrent le feu sur les personnes à l'extérieur, puis afin d'économiser les cartouches, lancent une charge à la baïonnette massacrant et achevant les blessés. Les survivants se barricadent à l'intérieur de la Chapelle, les Républicains incendient alors l'église.


La Prière de Mgr Antoine-Marie Cazaux « Seigneur Jésus, qui avez couronné de l’auréole des Martyrs les petits enfants de Bethléem » :

« Seigneur Jésus, qui avez couronné de l’auréole des Martyrs les petits enfants de Bethléem immolés à Votre place par Hérode, daignez nous accorder la Glorification des petits enfants des Lucs, victimes de l’impiété révolutionnaire. N’est-ce pas en haine de votre Nom qu’ils furent eux aussi massacrés, nouveaux Saints Innocents de cette paroisse justement surnommée la Bethléem de la Vendée ? Nous Vous supplions donc, ô divin Ami des enfants, d’exaucer les prières que nous adressons à ces petits anges afin que, bientôt, la Sainte Eglise puisse les donner pour modèles aux petits enfants de chez nous. Nous Vous demandons encore, ô Jésus, que l’exemple de leur mort nous apprenne l’Amour de votre Sacré-Cœur et la vraie dévotion au Rosaire, et que leur céleste protection nous aide à montrer dans tous les actes de notre vie une fidélité chrétienne digne de nos pères ! »
Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de nous !
Notre-Dame du Petit-Luc, Reine des martyrs, priez pour nous !

Ainsi soit-il.


Mgr Antoine-Marie Cazaux (1897-1975)

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