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La Prière de Saint Guillaume de Paris « Ô Mère de Miséricorde, daignez m’obtenir la Grâce d’expier mes péchés et d'en faire une sincère pénitence » :

« Je viens à Vous, glorieuse Mère de Dieu, que l'Église des Saints appelle Mère de Miséricorde ; Vous êtes, ô Marie, Celle qui n'a jamais essuyé de refus, dont la Miséricorde n'a jamais manqué à personne, ni la Clémence repoussé aucun suppliant ; à Dieu ne plaise, Médiatrice des hommes, et leur unique espérance après votre Fils, que mes péchés soient un obstacle à ce que Vous exerciez envers moi Votre office miséricordieux. Ah ! Non sans doute, j'espère que Vous daignerez m'obtenir la Grâce de les expier et d'en faire une sincère pénitence. Ainsi soit-il. »


Autre traduction plus complète : « Ô Mère de Dieu, j'ai recours à Vous, et je viens Vous conjurer de ne pas me rejeter ; puisque toute l'Eglise des fidèles Vous appelle et Vous proclame Mère de la Miséricorde. Vous êtes tellement chérie de Dieu qu'Il Vous exauce toujours. Votre Bonté n'a jamais manqué à personne : Votre bienveillante Affabilité n'a jamais méprisé aucun pécheur, quelque énormes que fussent ses crimes, dès qu'il s'est recommandé à Vous. Quoi ! Serait-ce faussement ou en vain que l'Eglise Vous nomme son Avocate et le Refuge des malheureux ? Puisse-t-il ne jamais arriver que mes fautes Vous empêchent de remplir le ministère de Bonté dont Vous êtes investie, et en vertu duquel Vous êtes l'Avocate et la Médiatrice, l’unique Espérance et le Refuge le plus assuré des malheureux. Oh ! Non, que jamais la Mère de mon Dieu, Celle qui enfanta, pour le bonheur du monde entier, la Source de la Miséricorde, n'ait à refuser Sa commisération à un malheureux qui a recours à Elle. Votre office est d'être Médiatrice de paix entre Dieu et les hommes ; n'écoutez donc pour me secourir que Votre grande Bonté qui surpasse de beaucoup l’énormité de mes fautes toutes ensemble. Ainsi soit-il. »

Saint Guillaume de Paris (1190-1249)