La Prière de Sainte Agnès de Rome « Dieu qui m'as fait traverser sans souillure les impuretés du démon » :

« Dieu tout-puissant, seul Adorable, seul Redoutable, Père de Jésus-Christ notre Seigneur, je Te bénis, Toi qui, par ton Fils unique, m'as fait échapper aux menaces de ces hommes impies et m'as fait traverser sans souillure les impuretés du démon. Voilà que maintenant, par ton Esprit-Saint, je suis comme pénétrée d'une rosée céleste, le feu s'arrête et s'éteint devant moi, la flamme se partage et l'embrasement du foyer se reporte contre ceux qui l'ont allumé. Je Te bénis, ô Père glorieux, qui me donnes un coeur intrépide pour aller à Toi, même à travers les flammes. Voilà que ce que j'ai cru, je Le vois ! Ce que j'ai espéré, je Le tiens ! Ce que j'ai désiré, je L'embrasse ! Mes lèvres et mon cœur Te confessent et j'aspire à Toi du plus profond de mon être. Je vais, je vais à Toi, ô seul vrai Dieu qui, avec ton Fils Jésus-Christ notre Seigneur, et avec ton Esprit-Saint règnes dans tous les siècles des siècles. Amen. »

Sainte Agnès de Rome (290-303)

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Voir une autre traduction de la Prière de Sainte Agnès de Rome « Ô mon Dieu qui empêchez les flammes de me faire aucun mal, je Vous bénis »


Le « De Virginibus » de saint Ambroise prononcé le 21 janvier 375 pour la fête de Sainte Agnès :

« A douze ans, Agnès accomplit son Martyre ; détestable cruauté qui n'épargna point cet âge si jeune ou plutôt admirable puissance de la foi qui jusque dans cet âge sut trouver un témoin. En un si petit corps, y eut-il place pour la blessure ? Et pourtant, n'ayant pas où recevoir le glaive, elle eut de quoi vaincre le glaive. Les filles de cet âge ne peuvent soutenir le regard irrité de leurs parents, une piqûre d'aiguille les fait pleurer, comme si c'était une blessure ; Agnès, intrépide entre les mains sanglantes des bourreaux, immobile au milieu des lourdes chaînes qu'on tire avec fracas, offre tout son corps à la pointe du glaive que le soldat brandit contre elle avec fureur. Sans savoir encore ce qu'est la mort, elle est prête à la subir. Si, malgré elle, on la traîne aux autels, à travers leurs feux elle tend les mains vers le Christ ; sur les foyers sacrilèges, elle forme le signe victorieux de la Croix du Seigneur. Au carcan et aux menottes de fer, elle passe son cou et ses deux mains ; mais il n'en était pas qui pussent serrer des membres si délicats. Martyre d'un genre inconnu, elle n'a point l'âge requis pour le supplice et elle est capable d'en triompher. À grand'peine elle peut être admise à combattre et, sans peine, elle ravit la couronne. Elle est maîtresse consommée en fait de courage, elle qui en était dispensée par son âge. L'épousée n'irait pas aussi allègrement à la salle nuptiale que la vierge alla, joyeuse de son succès, hâtant le pas vers le lieu de son supplice, ayant pour orner sa tête non la coiffure bien tressée, mais le Christ, ayant pour couronne non les fleurs, mais les vertus. Tous pleuraient, elle seule était sans larmes. On s'étonnait qu'elle fût si facilement prodigue de sa vie, qu'elle la donnât sitôt, non encore goûtée, comme si elle en était rassasiée déjà. Chacun s'émerveillait de la voir se présenter déjà en témoin de la divinité, à un âge où l'on ne peut encore disposer de soi. Elle fit tant qu'on accepta, quand il s'agissait de Dieu, son témoignage qu'on n'aurait pu recevoir s'il se fût agi d'un homme ; ce qui dépasse la nature ne dénote-t-il pas l'auteur de la nature. Quel appareil de terreur employa le juge pour l'intimider, que de douces paroles pour la persuader ! Combien lui exprimèrent le vœu de l'obtenir pour épouse ! Mais c'est faire injure à mon fiancé, dit-elle, que s'attendre à me plaire. Celui-là m'aura pour sienne qui le premier m'a choisie. Pourquoi, bourreau, tant de retards ? Périsse un corps qui peut être aimé par des yeux auxquels je me refuse ! Elle se tient droite, elle prie, elle infléchit le cou. Le juge frémit comme s'il était le condamné. Le bourreau sentit sa main trembler, son visage pâlir ; il redoutait pour Agnès ce qu'Agnès ne redoutait pas pour elle-même. Vous avez donc en une seule victime un double martyre : celui de la pudeur et celui de la religion. Agnès est restée vierge et elle a obtenu le Martyre. Amen. »


Saint Ambroise de Milan (340-397)

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Voir également sur Saint Ambroise de Milan :
La « Catéchèse de Benoît XVI » sur Saint Ambroise
La Prière « Nous avons tout dans le Christ » de Saint Ambroise
La Prière « Viens, Seigneur Jésus » de Saint Ambroise
La Prière du Matin « Éternel créateur du monde » de Saint Ambroise
L'Hymne du soir de Saint Ambroise « Dieu créateur de toute chose »
La Prière « Splendeur de la gloire du Père » de Saint Ambroise
La Prière du « Notre Père » de Saint Ambroise
La Prière de Saint Ambroise de Milan « Seigneur, je T'en supplie, accueille en Ta miséricorde les prières de Tes serviteurs »
La Prière de Saint Ambroise de Milan « Père aimant et glorieux, protège Ta servante en lui donnant les parures de la sainte Virginité »
La Prière de Saint Ambroise de Milan « Viens, Rédempteur des nations »
La Prière de Saint Ambroise « Ô mon Seigneur Jésus, je Te dois plus qu'un autre »
La Prière de Saint Ambroise « Laisse-moi, ô mon Jésus, laver Tes pieds sacrés »
La Prière de Saint Ambroise « Ô mon Dieu, que même la nuit mon cœur s'unisse à jésus »
La Prière de Saint Ambroise pour les morts « Je T'implore, ô Dieu souverain, ne me sépare pas de ceux que j'ai tendrement aimés sur terre »
« Il est interdit de divorcer » selon Saint Ambroise
La Prière de Saint Ambroise « J'ai un chant magique à la Sainte Trinité »
Le « De Virginibus » de saint Ambroise prononcé le 21 janvier 375 pour la fête de Sainte Agnès
La Prière de Saint Ambroise « Église, épouse du Christ »
La Prière de St Ambroise « Seigneur Jésus, lave moi de tes Larmes pour laver mes péchés »
La Prière de Saint Ambroise « Êtes-vous malade et voulez-vous guérir ? »