Le souvenir de Sainte Clotilde (475-545) se rattache avant tout à l’événement majeur de l'histoire des Francs, la conversion et le baptême de Clovis en 496 (voir la « Prière du Roi Clovis » par Saint Grégoire de Tours). Celui-ci n'avait-il pas invoqué le « Dieu de Clotilde » sur le champ de bataille de Tolbiac ? Sainte Clotilde s’attacha, en effet, à convertir son époux sachant que si le roi devenait chrétien tout le royaume, peu à peu, se christianiserait. Mais la vie de la princesse burgonde qui avait fait avec le roi des Francs un mariage plein de tendresse et de respect mutuel devait connaître aussi des heures atroces. Clotilde avait donné à Clovis quatre fils et une fille. Devenue veuve à moins de 40 ans en 511, elle eut la douleur de voir son fils Clodomir mourir d'une manière ignominieuse, puis un autre de ses fils, Clotaire, égorger de sa propre main les enfants de Clodomir. Meurtrie dans son cœur de mère, elle se retira à Tours, près de la tombe de saint Martin, où elle vécut dans la prière et l'obscurité, soucieuse avant tout de parvenir au Christ par l'humilité. Elle mourut en 545 et on ramena son corps à Paris dans la basilique des Saints-Apôtres, où reposaient Clovis et Geneviève.


La Prière de Sainte Clotilde au sépulcre de Saint Martin « Ô, Mon Dieu, recevez mes humbles Prières » :

« Ô, Mon Dieu, vous savez mon cœur, et que ce n’est ni par crainte du travail, ni par manquement de courage que je me suis retirée de la cour de mes enfants ; mais, voyant leur déportement et ne pensant pas leur pouvoir aucunement profiter par mes conseils, j’ai choisi le moyen que j’estimais le plus sortable pour les aider, qui est celui des prières. Et me voici maintenant prosternée au tombeau d’un de vos plus grands serviteurs pour supplier, par ses mérites et par ses cendres, d’apaiser les querelles, de ces malheureux enfants et regarder de l’œil de vos miséricordes accoutumées ce pauvre peuple et cette France à qui vous avez consigné tant d’arrhes de vos fidèles amitiés. Ainsi soit-il. »


Autre Prière de Sainte Clotilde :

« Mon Dieu, si vous jugez que ma présence puisse servir pour adoucir l’aigreur de ces esprits, je n’aurai considération ni de mon âme, ni de ma santé, mais je me sacrifierai en ce voyage pour le public. Mais si je ne puis servir d’autre chose que d’un fardeau inutile, comme je me le persuade assez raisonnablement, je vous conjure, par votre bonté, de recevoir mes humbles prières de faire cesser cette discorde entre mes fils et me conserver dans la tranquillité de mon humble retraite. Ainsi soit-il. »


Sainte Clotilde (475-545)



Voir les autres Prières de Sainte Clotilde :
La Prière de Sainte Clotilde au sépulcre de Saint Martin « Ô, Mon Dieu, recevez mes humbles Prières »
La Prière pour la France à Sainte Clotilde « Regarde avec bonté, Seigneur, le peuple de France »