La Prière de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix « Qui es-Tu douce Lumière ? » :

« Qui es-Tu douce Lumière qui me combles et illumines la ténèbre de mon cœur ? Comme la main d'une mère, Tu me conduis et, si Tu me lâchais, je ne saurais faire un pas de plus. Tu es l'espace environnant mon être et l'abritant en Toi. Le rejetterais-tu, il coulerait à pic dans l'abîme du néant d’où Tu le tiras pour l'élever vers la lumière. Toi, qui m'es plus proche que je ne le suis moi-même, qui m'es plus intérieur que mon propre cœur, et pourtant insaisissable, inconcevable, au-delà de tout nom, Saint-Esprit, éternel Amour ! N'es-tu pas la douce manne qui déborde du cœur du Fils dans mon cœur, Nourriture des anges et des bienheureux ? Lui qui s'éleva de la mort à une vie nouvelle m'a éveillée aussi du sommeil de la mort à une vie nouvelle et me donne vie nouvelle jour après jour. Sa Plénitude viendra un jour m'inonder, Vie de Ta vie, oui Toi-même Esprit Saint, Vie éternelle. Es-tu le rayon qui jaillit du trône du Juge éternel et fait irruption dans la nuit de l'âme, qui jamais ne se connut elle-même ? Miséricordieux, impitoyable, il pénètre les replis cachés. Effrayée à la vue d'elle-même, elle est saisie d'une crainte sacrée, le commencement de cette Sagesse, qui nous vient d'en haut et nous ancre solidement dans les hauteurs par Ton action qui nous crée à neuf, Esprit Saint, Rayon qui pénètre tout. Es-Tu la plénitude de l'esprit et de la force par laquelle l'Agneau délie les sceaux de l'éternel dessein de Dieu ? Envoyés par Toi, les messagers du jugement chevauchent de par le monde et séparent d'un glaive acéré le royaume de la Lumière du royaume de la nuit. Alors le ciel devient nouveau et nouvelle la terre et tout vient à sa juste place Sous Ton souffle Esprit Saint, Force victorieuse. Es-Tu le maître qui édifie la Cathédrale éternelle, qui de la terre s'élève dans les cieux ? Vivifiées par Toi, les colonnes s'enlacent bien haut et se dressent à jamais inébranlables. Marquées du nom éternel de Dieu, elles se haussent dans la lumière et portent la coupole puissante qui couronne la Cathédrale sacrée, Ton œuvre qui embrasse le monde, Esprit Saint, Main de Dieu qui façonne. Est-ce Toi qui créas le miroir clair tout proche du trône du Très-Haut, pareil à une mer de cristal, où la Divinité se contemple avec amour ? Tu Te penches sur la plus belle œuvre de Ta création, reflet lumineux de Ton propre rayonnement et de tous les êtres, pure beauté Unie à la figure aimable de la Vierge, Ton épouse immaculée Esprit Saint, Créateur de l'univers. Es-tu le doux cantique d'amour et de crainte sacrée qui retentit près du trône de La Trinité, qui marie en Lui le son pur de tous les êtres ? Harmonie qui assemble les membres à la Tête, et se répand plein d'allégresse, libre de toute entrave dans Ton jaillissement Esprit Saint, Allégresse éternelle. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (1891-1942)

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Voir également de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix :
La Prière de Sainte Thérèse-Bénédicte de La Croix « Toi qui as aimé les tiens comme jamais aucun homme n’a aimé sur cette terre »
La Prière de Sainte Edith Stein aux malades « Mon Dieu, Bénis l'esprit brisé des souffrants »
La Prière de Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix « Laisse-moi, Seigneur, marcher sans voir sur les chemins qui sont les Tiens »
La Prière de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix « Qui es-Tu douce Lumière ? »
La Prière de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix pour les défunts « Dieu notre Père, donne à tous les morts le repos dans Ta paix éternelle »
La Prière d’Édith Stein « Mon Seigneur et mon Dieu, rien ne pourra jamais me séparer de Ton Amour »
La « Lettre à Pie XI du 12 avril 1933 » d’Édith Stein
La Prière de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix à Marie, Reine du Carmel « Aujourd'hui près de Toi je demeure au Calvaire »