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C’est principalement la Mère de Douleurs que Serge Barrault a magnifiée tout au long de sa somme poétique. Dans un « Portement de croix », nous voyons Marie conduisant son Fils au Calvaire. De la Vierge-prêtre il exalte le cœur viril qui la rend « digne d’être romaine ». Le Crucifié crie sa détresse devant le spectacle de cette Mère au pied de la Croix. Un Premier Stabat fait ainsi parler Celle qui associa sa passion à la Passion du Juste :

La Prière de Serge Barrault « Ô douloureuse Mère, c’est Votre chair crucifiée qui saigne sur cette Croix » :

« Je suis la douloureuse Mère, Fontaine droite, Source amère à l’intarissable pleur, la Victime sacrifiée, car c’est ma chair crucifiée qui saigne sur cette Croix. Avec le Fils, vois Ta servante, Père, s’offrir toute vivante pour qu’Adam rentre en ses droits. Il faut que l’Ève immaculée immole à Dieu, Femme immolée, le pur Abel qu’elle fit ; Mystère dur, sagesse amère de l’Éternel nommant la Mère sacrificateur du Fils. »

Ainsi soit-il.


Serge Barrault (1887-1976)


Voir également de Serge Barrault :
La Prière de Serge Barrault « Ô douloureuse Mère, c’est Votre chair crucifiée qui saigne sur cette Croix »
La Prière de Serge Barrault « Ô Agneau cloué dont le Sang coule et fuit »