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La Prière de Sœur Marie Caroline Rosier « Ô sainte Obéissance, que tu rends heureuse la Religieuse qui sait te pratiquer ! » :

« Je Vous remercie, mon Dieu, de me faire comprendre que mon obéissance est dépourvue de l'esprit de foi. Je ne Vous vois pas assez dans mes Supérieures ; voilà pourquoi je ne profite pas des avis qui me sont donnés. J'ai pourtant fait l'expérience que, lorsque je suis docile, j'ai la paix, je suis heureuse ; et que, si je fais le contraire, je me trouve plongée dans un abîme de peines. Quand je pense à vos Paroles, mon Jésus : « Celui qui vous écoute m'écoute, celui qui vous méprise me méprise », je sens mon cœur bouleversé, tout changé. Ô sainte Obéissance, que tu rends heureuse la Religieuse qui sait te pratiquer ! Désormais je veux recevoir les avis de mes Supérieures avec avidité, comme un contrepoison aux maladies de mon âme. Que je me trouve bien d'écouter mon Jésus ! Aujourd'hui j'ai eu le bonheur de passer plusieurs heures devant le Saint-Sacrement, uniquement occupée à prêter l'oreille à sa Voix. Ce bon Maître m'a encore instruite sur mes vœux, et toujours sur cet esprit de soumission, en me disant : « Je demande de toi une obéissance entière ; tout ce qui sera fait sans l'agrément de tes Supérieures sera rejeté de mon cœur comme un fruit corrompu par ta propre volonté et par conséquent indigne de récompense. »

Ainsi soit-il.


Sœur Marie Caroline Rosier (1818-1849) – « Vive Jésus ! » de notre Monastère de Bourg-en-Bresse, le 6 janvier 1857, page 28, imprimerie de Frédéric Dufour, 1857