Ce chant de Sydney Carter évoque toute l'œuvre de Dieu, depuis l'élan créateur jusqu'au retour de Jésus vers son Père, et jusqu'à notre vie pour eux dans l'Esprit Saint, par un hymne à la danse. Il ne s'agit nullement d'exaltation continue, d'excitation au plaisir facile, mais de cette exultation tout intérieure, de cette calme joie qui vient de Dieu, de la certitude de lui être uni, quoi qu'il se passe en nous, autour de nous, pourvu que nous demeurions orientés vers qui comme l'aiguille de la boussole, et que notre attention reste nourrie de sa parole.


La Prière de Sydney Carter « Le Seigneur de la danse » :

« Je dansais le matin lorsque le monde naquit, je dansais entouré de la lune, des étoiles, du soleil, je descendis du ciel et dansais sur la terre et je vins au monde à Bethléem. Dansez où que vous soyez, car, dit-Il, je suis le Seigneur de la danse je mènerai votre danse à tous, où que vous soyez, dit-Il, je mènerai votre danse à tous. Je dansais pour le scribe et pour le pharisien mais eux n'ont voulu ni danser ni me suivre ; je dansais pour les pêcheurs, pour Jacques et pour Jean, eux m'ont suivi et ils sont entrés dans la danse. Je dansais le jour du Sabbat, je guéris le paralytique, les saintes gens disaient que c'était une honte. Ils m'ont fouetté, m'ont laissé nu et m'ont pendu bien haut sur une Croix pour y mourir... Je dansais le Vendredi quand le ciel devint ténèbres, il est difficile de danser avec le démon sur le dos ! Ils ont enseveli mon corps et ont cru que c'était fini, mais je suis la danse et je mène toujours le ballet. Ils ont voulu me supprimer, mais j'ai rebondi plus haut encore car je suis la Vie, la Vie qui ne saurait mourir. Je vivrai en vous, si vous vivez en moi car, dit-Il, je suis le Seigneur de la danse. Ainsi soit-il. »

Sydney Carter (1915-2004)


Autre traduction en français de la Prière de Sydney Carter « Lord of the Dance » :

« Je dansais le premier matin de l’univers, je dansais entouré de la lune, des étoiles, du soleil. Je descendis du ciel et dansais sur la terre et je vins au monde à Bethléem. Dansez, où que vous soyez, dit Dieu, car je suis le Seigneur de la danse : je mènerai votre danse à tous. Où que vous soyez, je mènerai votre danse à tous. Je dansais pour le scribe et pour le pharisien, mais eux n’ont voulu ni danser, ni me suivre ; je dansais pour les pêcheurs, pour Jacques et pour Jean, eux m’ont suivi et ils sont entrés dans la danse. Je dansais le jour du sabbat, je guéris le paralytique, les saintes gens disaient que c’était une honte. Ils m’ont fouetté, laissé nu et m’ont pendu bien haut sur une croix pour y mourir… Je dansais le vendredi quand le ciel devint ténèbres. Oh, qu’il est difficile de danser avec le démon sur le dos ! Ils ont enseveli mon corps et ils ont cru que c’était fini. Mais je suis la danse et je mène encore le bal. Ils ont voulu me supprimer mais j’ai rebondi encore plus haut car je suis la Vie qui ne saurait mourir : et je vivrai en vous, et vous vivrez en moi car je suis, dit Dieu, le Seigneur de la danse. Ainsi soit-il. »

Sydney Carter (1915-2004)