La Prière de Vincenzo da Filicaja « Ô Vierge Mère, vers qui, tremblant et faible, j'élève la voix » :

« Ô Vierge Mère, vers qui, tremblant et faible, j'élève la voix, — et il est bien temps désormais que je Te prie, — ah ! Viens, et Tes beaux yeux, abaisse-Les sur moi, pécheur affligé, qui T'invoque. Viens, car il me reste peu de jours à vivre ; il me reste beaucoup à pleurer et beaucoup à craindre, parce que j'ai passé dans le crime et les malheurs, mon huitième lustre (40 ans) déjà, et que je meurs petit à petit. La mort peut-être aurait mis fin à ma souffrance et à ma vie ; ce corps misérable reposerait peut-être dans le tombeau, mais elle voit imprimée en moi Ta noble et tendre Lumière ; elle admire en moi Ta divine Image et n'ose me frapper ».

Ainsi soit-il.


Vincenzo da Filicaja (1642-1707) – « Poésie toscane di Vincentio da Filicaia », page 267, Firenze (1708)

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Voir également de Vincenzo da Filicaja :
La Prière du poète Vincenzo da Filicaja « Ô Vierge Mère, vers qui, tremblant et faible, j'élève la voix »
La Prière de Vincenzo da Filicaia « La Renommée, Vierge Sainte, voilà de quoi pleurer ! »