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La Prière de conversion d’Hermann Cohen « Ô Jésus, je voudrais embraser mes amis d'autrefois de l'ardeur qui m'enflamme ! » :

« Qu'ils viennent donc maintenant ceux qui m'ont connu autrefois, et qui méprisent un Dieu, mort d’Amour pour eux ! Qu'ils viennent, et ils sauront si Vous changez les cœurs, ô mon Jésus ! Oui, mondains, je vous le dis, prosterné devant cet Amour méconnu, si vous ne me voyez plus m'évertuer sur vos tapis soyeux, pour mendier des applaudissements, briguer de futiles honneurs, c'est que j'ai trouvé ma gloire dans l'humble Tabernacle de Jésus-Hostie, de Jésus-Dieu. Si vous ne me voyez plus jouer sur une carte le patrimoine d'une famille entière, ou courir hors d'haleine pour acquérir de l'or, c'est que j'ai trouvé la Richesse, le Trésor inépuisable dans le Ciboire d'Amour qui renferme Jésus-hostie. Si je ne viens plus prendre place à vos tables somptueuses, m'étourdir dans vos fêtes frivoles, c'est qu'il est un Festin de délices où je me nourris pour l'immortalité, où je me réjouis avec les Anges du Ciel ; c'est que j'ai trouvé le Bonheur suprême ; oui, je L'ai trouvé, le Bien que j'aime : Il est à moi, je Le possède, et qu'on vienne m'en dessaisir ! Pauvres richesses, tristes plaisirs, humiliants honneurs que ceux que je pourchassais avec vous ! Mais maintenant que mes yeux ont vu, que mes mains ont touché, que sur mon cœur a palpité le Cœur d'un Dieu, oh ! Que je vous plains dans votre aveuglement de poursuivre les plaisirs impuissants à remplir le cœur ! Ô Jésus ! Mon Amour, que je voudrais donc embraser mes amis d'autrefois de l'ardeur qui m'enflamme ! Que je voudrais leur montrer le Bonheur que Vous me donnez ! Non, j'ose le dire, si la foi ne m'enseignait que Vous contempler au Ciel est une joie plus grande encore, je ne croirais jamais possible qu'il y existât de plus grande Félicité que celle que j'éprouve ! Quelle Paix délicieuse ! Quelle Béatitude ! Quelle sainte Allégresse ! »

Ainsi soit-il.


Le bonheur, je l'ai cherché dans la vie élégante, dans l'étourdissement des bals et des fêtes ; je l'ai cherché dans la possession de l'or, dans les émotions du jeu, dans l'intimité des hommes célèbres, dans tous les plaisirs des sens et de l'esprit... La plupart des hommes se trompent sur la nature même du bonheur; et ils le cherchent là où il n'est pas... On aime le bonheur, et Jésus-Christ, seul bonheur possible, n'est pas aimé... Ô mon Dieu ! Est-ce possible ? L’Amour n'est pas aimé ! Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas connu. On étudie tout, excepté Lui... Ô vous tous qui m'écoutez, faut-il donc que ce soit un Juif qui vienne supplier des Chrétiens d'adorer Jésus-Christ ?... Mais, dira-t-on : « Je ne crois pas en Jésus-Christ ». Et moi non plus je n'y croyais pas, et c'est précisément pour cela que j'étais malheureux ! (Hermann Cohen)


Augustin-Marie du Très Saint-Sacrement (1820-1871) - « Amour à Jésus-Christ », p.73

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Voir également du R. Père Augustin-Marie du Très Saint-Sacrement :
La Prière d’Augustin-Marie du Très Saint-Sacrement « Ô Jésus Eucharistie qui avez blessé mon cœur »
La Prière du Père Augustin-Marie du Très Saint-Sacrement « Ô Jésus qui se fait Eucharistie ce matin à l’autel »
La Prière de conversion d’Hermann Cohen « Ô Jésus, je voudrais embraser mes amis d'autrefois de l'ardeur qui m'enflamme ! »