La Prière de Conversion de Saint Thomas More « Que le Seigneur donne à ces négateurs la Grâce de tourner le dos à leur hérésie » :

« Que le Seigneur donne (à ces négateurs) la Grâce de tourner le dos à leur hérésie, afin que nous et eux soyons ensemble dans une seule Église Catholique, unis ensemble dans une seule et même Foi catholique, non pas ce qu'ils appellent « fides sola », mais la Foi accompagnée de bonne Espérance et de sa principale sœur : une Charité active en bonnes œuvres. Ainsi nous pourrons, eux et nous, recevoir les Sacrements du Christ ici-bas, et spécialement nous pourrons Le recevoir Lui-même, son Corps très béni (vraie Chair et vrai Sang) dans le Saint Sacrement et la Sainte Communion, afin qu'après le cours de cette vie transitoire, et le purgatoire où sa tendre Pitié se répandra sur nous, grâce à la prière des bonnes gens et à l'intercession des Saints, nous soyons avec eux et dans leur sainte compagnie, incorporés au Christ dans son éternelle Gloire. Amen. »


Saint Thomas More (1478-1535) - "Traité sur la Sainte Communion de Saint Thomas More" (p.13) d'après Jacques Mulliez

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Voir également de Saint Thomas More :
La « Biographie succincte de Thomas More » d’après Jacques Mulliez
La Prière de Saint Thomas More « Ô Trinité Sainte, Père, Fils et Esprit-Saint »
La Prière de Saint Thomas More « Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres »
La Prière de Saint Thomas More « Donne-moi Ta grâce, Seigneur bon, de voir en mes plus ennemis, mes plus grands amis »
La Prière de Conversion de Saint Thomas More « Que le Seigneur donne à ces négateurs la Grâce de tourner le dos à leur hérésie »



La « Biographie succincte de Thomas More » d’après Jacques Mulliez :

Cet « uomo completo », cet homme complet, selon l'expression du pape Pie XI le jour de sa canonisation en 1935, vit dans une période de profonde transformation des esprits, la Renaissance, très analogue à notre temps. Ce fils d'un juge londonien dont la vive intelligence frappe tous ceux qui sont ses maîtres le conduit au métier d'avocat, souhaité par son père, sans avoir négligé pour autant une connaissance assez approfondie des philosophes anciens, facilité par sa grande maîtrise du latin et du grec.
Un temps de discernement de quatre années chez les Chartreux de Londres, en même temps qu'il commence à exercer son métier d'avocat, lui donne l'habitude de prier longuement chaque jour tout au long de sa vie tout en s'immergeant dans les textes de la Bible et des Pères de l'Eglise.
Son Mariage avec Joan Colt avec laquelle il eut quatre enfants lui donne la possibilité de mettre en œuvre ses talents d'éducateur d'avant-garde, (même éducation pour les garçons et pour les filles par exemple) et de père aimant et tendre, comme l'a dit à plusieurs reprises celui qui devient son ami le plus intime, Erasme, le « prince des humanistes ».
Très rapidement ses talents d'avocat le font remarquer; sa carrière s'annonce brillante avec un début d'engagement dans la cité par son élection de député au Parlement à moins de 30 ans. Nommé juge, il poursuit sa carrière, appelé en tant qu'habile négociateur pour défendre les intérêts des marchands anglais lors d'ambassades sur le continent. C’est au cours de l’une de ces ambassades qu'il écrit son ouvrage le plus célèbre dont la parution en 1516, puis une édition enrichie complétée en 1518 le fait connaître dans toute l'Europe.
Le roi Henry VIII veut alors l'attacher à son service, ce que Thomas More finit par accepter à son corps défendant car il était épris de liberté et que le service d'un roi est un métier à hauts risques si l'on refuse de se comporter en courtisan flagorneur, ce que ne sera jamais Thomas More. En effet, sa profonde cohérence de vie entre ce qu'il croit, pense, dit et fait, ainsi que son souci permanent du bien commun lui interdit une telle attitude.
Après une succession de postes de plus en plus prestigieux de 1518 à 1533 tels que Ministre des Finances ou Président de la Chambre des Communes, il est finalement nommé Chancelier du Royaume d'Angleterre en 1529.
On doit noter que, soit pour défendre son ami Erasme, soit pour répondre aux demandes des évêques anglais, mais aussi venant du roi, (ce dernier est alors déclaré par le Pape Léon X « Défenseur de la Foi » pour son livre sur la « Défense des 7 Sacrements »), il prend la défense des idées humanistes et de l'Eglise catholique, face au protestantisme naissant, sans omettre une riche méditation, inachevée, sur la mort et le péché, « Les Fins Dernières ».
Pendant cette période intense de travail, Thomas a le souci constant de sauvegarder les relations personnelles avec ses amis et avec chacun des siens dans leur vie de chaque jour. S'il est retenu à la Cour ou par une mission diplomatique, il prend le temps d'écrire régulièrement à sa famille, s'intéressant aux moindres détails de l'éducation de ses enfants.
Au milieu de ces responsabilités et de ces lourdes charges, Thomas consacre du temps, et beaucoup de temps, à la prière personnelle, à la méditation des Ecritures, en particulier du récit de la Passion du Christ, à la lecture approfondie des Pères de l'Eglise, ainsi qu'à la prière familiale. Cette prière, comme sa fidélité à l'Eucharistie, lui permet de tenir fermement dans les épreuves qui approchent.
En effet, le 16 mai 1532, écœuré par la capitulation de la hiérarchie devant la mainmise du roi sur l'Eglise, qui se fait reconnaître comme « Chef Suprême de l'Eglise d'Angleterre », Thomas More demande à être déchargé de ses fonctions de Chancelier du Royaume. Le roi va l'accepter à regret, car sans doute espérait-il convaincre Thomas More de soutenir sa volonté d'épouser Anne Boleyn, après avoir fait annuler son mariage avec la reine Catherine par l'Eglise d'Angleterre dont il était devenu le chef.
1532-1534, deux années de vie privée où Thomas More écrit de nombreux ouvrages et, où, plutôt que de renier sa conscience, il se détache peu à peu de tous ses liens terrestres. S'abstenant de cautionner, malgré les pressions de toutes natures, les décisions royales acceptées par tous les grands du royaume, clercs comme laïcs, à l'exception de quelques chartreux et de l'évêque John Fisher, il en sait les conséquences. En refusant d'assister le 1er juin 1533 au couronnement d'Anne Boleyn, il signe son futur arrêt de mort. C'est alors que la primauté de la conscience chez St Thomas More s'affirme pleinement.
Convoqué devant le Conseil du roi, il refuse de prêter serment d'allégeance au roi comme « Chef de l'Eglise d'Angleterre ». Emprisonné le 17 avril 1534, le même jour que son ami l'évêque John Fisher, pendant 14 mois à la Tour de Londres, Thomas More, malade, affaibli, rédige ses plus beaux écrits spirituels, « Dialogue du Réconfort dans les Tribulations », « Tristesse du Christ » et ses lettres les plus émouvantes ; pendant cet emprisonnement, privé périodiquement de moyens d'écriture, il écrit avec un morceau de charbon de bois.
Son procès débute le 1er juillet 1535. Condamné à mort, il est décapité le 6 juillet 1535, non sans avoir adressé à sa fille Margaret une dernière lettre de réconfort, d'espérance et d'attentions pour chacun des siens. Il prend la foule à témoin qu'il meurt « fidèle serviteur du roi, et de Dieu premièrement ».
Béatifié par Léon XIII le 29 décembre 1886, jour de la fête de St Thomas Becket, il est canonisé par Pie XI en 1935. Jean-Paul II le proclama « Patron des Dirigeants et des Hommes de Gouvernement » en octobre 2000, à la demande de plus de 300 parlementaires de nombreux pays, dont de très nombreux non-chrétiens.

Jacques Mulliez, marié à Céliane de L’Épine (descendante de Thomas More), Père de Famille, ex-dirigeant d’entreprise, ancien vice-président des EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens), chemine depuis plus de 25 ans avec Thomas More, dont l’exemple de vie l’a fortement influencé. Il est l’auteur de nombreux livres sur Saint Thomas More

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