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La Prière de Monsieur l’Abbé F. Esmonin « Ô mon Dieu, je viens Vous offrir mes supplications pour ces chères âmes affligées » :

« Ô Dieu qui nous enseignez dans les divines Ecritures que c'est une pensée sainte et salutaire de prier pour les morts, je viens, obéissant à votre Parole, Vous offrir mes supplications pour ces chères âmes affligées par la main de Votre rigoureuse Justice. Mais qui suis-je, Seigneur, pour me croire digne d'ouvrir le Ciel aux autres, pour espérer que ma prière montera jusqu'au pied de votre Trône ? Hélas, je sais que je suis indigne d'être auprès de Vous l'avocat des malheureux ; je m'unis donc à Jésus-Christ, votre cher Fils, et je me propose de Vous offrir demain, avec le Prêtre, la Victime de propitiation pour les vivants et pour les morts. Je veux même, tant j'ai confiance en vos Miséricordes, faire la Sainte Communion à l'intention d'abréger le temps d'épreuve des âmes pour lesquelles je Vous prie dès aujourd'hui. N'ayez point égard à l'indignité de Votre serviteur, mais aux Mérites infinis de Jésus, aux prières de votre Eglise, à la puissante intercession de Marie et de tous les Saints. Je Vous offre en particulier cette Communion, ô mon Dieu, pour l'âme de ………… Je l'aimais, Seigneur, cette âme ; je l'aimais à bien des titres, et parce que je l'aimais, et que les liens qui m'attachaient à elle entraient dans les vues de votre Providence, je multiplierai mes prières et mes invocations ; je Vous offrirai Vous-même à Vous-même, jusqu'à ce que votre Miséricorde l'ait introduite dans l'asile éternel de la paix, où la vie est immortelle, sans corruption, sans tristesse et sans douleur ».

Ainsi soit-il.


Abbé F. Esmonin - « Le bonheur à la Table sainte ou l'union de l'âme fidèle avec Dieu », éditions Pellion et Marchet Frères, Dijon (1873)