La Prière de la Bienheureuse María Romero Meneses « Accorde-moi, ô mon Dieu, d’adoucir toute amertume et tout désaccord » :

« Accorde-moi, ô mon Dieu, tandis que je parcours la rude montée de ma vie, de pouvoir essuyer sans interruption toutes les larmes que je rencontre, adoucir toute amertume et tout désaccord, émousser les âpretés et verser un peu de baume sur toute blessure. Fais que je puisse aider à sourire tous ceux qui sont tristes ou angoissés, redonner de la sérénité à tous ceux qui sont malheureux, réunir les cœurs éloignés et mettre la paix là où il y a des rancœurs ou des violences. Fais que je puisse offrir au moins une bouchée de pain aux affamés qui m’en font la demande, un verre d’eau à celui qui a soif ; une toile à celui qui n’a pas de quoi se vêtir et un toit, au moins dans mon âme, à tous les pèlerins. Fais que je sache donner un rayon de lumière à tous ceux qui avancent dans l’obscurité ; orienter vers le bien tous ceux qui sont sur la route du mal ; tendre la main à tous ceux qui sont en danger de tomber, et relever avec délicatesse celui qui est tombé. Fais que je sache extraire les épines de tous les cœurs accablés, redonner la paix à tous ceux qui l’ont perdue ; couvrir du manteau de la charité tous les pauvres pécheurs ; et répandre partout du soulagement, du réconfort, du bien-être et de la tranquillité. Oui, mon Dieu, accorde-moi la grâce de pouvoir consoler tous ceux que je rencontre en train de souffrir sur le chemin du Calvaire ; et d’être un instrument de ta bonté miséricordieuse. Comble mon cœur de mansuétude, d’humilité, de bonté et de douceur ; de compréhension et de pitié ; grave dans mon âme ton image bénie, sainte et aimée, de sorte que celui qui me voit ne voie en moi que Toi, mon doux Amour ! Qu’il n’y ait pas une seule âme qui passe à côté de moi sans que je la conduise immédiatement vers ton amour ; et qui, depuis ce moment-là, ne se préoccupe que de fuir le péché et de Te faire plaisir. J’ai faim et soif de justice : de Te faire connaître, aimer et servir. C’est pourquoi, comme pour Isaïe, touche mes lèvres, cependant pas avec un charbon ardent, mais avec une goutte de ton très précieux Sang : afin qu’elles s’ouvrent pour proclamer ton Nom et annoncer à tous les vents tes merveilles, tes grandeurs et surtout les tendresses de ton divin et adorable Cœur ! Ô Marie, ma Mère, avec Jésus, en Jésus et pour Jésus, pour sa gloire je me donne et je m’abandonne aveuglément et complètement dans tes bras maternels, pour passer directement, à l’heure de ma mort, des tiens à ceux de l’infinie miséricorde du Seigneur. Amen. »

Bienheureuse María Romero Meneses (1902-1977)

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La Bienheureuse María Romero Meneses est née à Granada de Nicaragua le 13 janvier 1902, dans une famille aisée. Elle trouva en dom Bosco, qu'elle découvrit au collège des Filles de Marie Auxiliatrice, l'incarnation de ses idéaux spirituels. En 1923, elle devint Fille de Marie Auxiliatrice, et mena une activité apostolique inlassable. Envoyée au Costa Rica en 1931, elle envoya ses jeunes élèves comme « missionnaires » dans les villages pauvres autour de la capitale. Elle conquit ces populations par son zèle charitable et son audace. Elle obtint d'abord des visites médicales gratuites et la collaboration des entrepreneurs pour la formation professionnelle des jeunes filles. Rapidement, la Bienheureuse María Romero Meneses fonda un dispensaire pour les familles les plus pauvres, des salles annexes étant consacrées au catéchisme et à l'alphabétisation. Une chapelle, un jardin et une véranda complétaient ce lieu d'accueil et d'assistance. Confiante dans la Providence, la Bienheureuse María Romero Meneses s'occupa également des familles sans logement. Elle fit construire de véritables petites maisons dotées d'un jardin, pour redonner confiance et dignité aux plus malheureux, les « ciudadelas de María Auxiliadora », une œuvre qui se poursuit aujourd'hui grâce à l'Association laïque de Asayne (Asociación Ayuda a los Necesitados). Elle eut enfin une intense activité de conseillère spirituelle qu'elle partageait avec une intense vie mystique. Celle-ci fut la source de la force et de l'efficacité de son apostolat, inspiré par Jésus et Marie, « son Roi » et « sa Reine ». Son premier jour de repos fut celui du repos éternel, le 7 juillet 1977.


Invoquons Dieu, notre Père, auteur de tout projet de sainteté, pour qu’il nous indique le chemin de sanctification qu’il a tracé pour nous :

En la Bienheureuse María Romero tu nous as donné un modèle de sainteté qui s’inspire de la charité apostolique de Saint Jean Bosco et de Sainte Marie-Dominique Mazzarello : que, grâce à toi et en suivant son exemple, nous vivions fidèlement notre vocation salésienne avec la sainteté d’une vie remplie d’amour. Guide-nous, Seigneur, sur la voie de tes volontés.

Donne à ton Eglise la force de l’Esprit que, grâce à la conduite de saints pasteurs et au témoignage de personnes consacrées, elle continue à engendrer de nouveaux saints dans toutes les parties du monde. Donne aux missionnaires l’ardeur de la charité que tu as mise dans le cœur de sœur María pour qu’ils sachent répondre aux appels de l’évangélisation et construire ton Royaume. Donne aux éducateurs et aux éducatrices beaucoup d’humilité et de dévouement patient pour qu’ils puissent cueillir les signes au moyen desquels tu continues à manifester ton amour pour les jeunes et tes appels à aller au milieu d’eux. Guide-nous, Seigneur, sur la voie de tes volontés.

A tous ceux qui sont pauvres et tourmentés par toute sorte de souffrance, accorde de percevoir dans la solidarité chrétienne un reflet de ton amour paternel et d’en faire l’expérience. Guide-nous, Seigneur, sur la voie de tes volontés.

Tu as accueilli la Bienheureuse María Romero à ton banquet de noces, en compagnie des vierges saintes, admets les fidèles défunts à la table des noces éternelles. Guide-nous, Seigneur, sur la voie de tes volontés.


Prions : Dieu, Père de toute consolation, qui donnes à ton peuple les signes de ta bonté et de ta grâce, accorde-nous, par l’intercession de la bienheureuse vierge María Romero, de pouvoir consoler ceux qui traversent des tribulations et d’être comptés au jour du jugement parmi les bénis. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.