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La Prière d’Offrande de sa propre vie pour les Missions du Bienheureux Giovanni Mazzucconi « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit » :

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, moi pauvre pécheur, animé des plus vifs sentiments de gratitude et d’amour envers Votre bonté infinie que par grâce inestimable j’ai eu la chance de connaître, et ému au plus profond de mon cœur par l’indicible disgrâce de tant de mes frères qui, dans les pays les plus reculés, ont jusqu’à présent été inaccessibles à la belle lumière de l’Evangile, j’ai décidé au prix de n’importe quel sacrifice, même de ma vie, de me donner entièrement pour le salut de ces âmes même si elles devaient coûter tout le sang de la Rédemption. Bienheureux ce jour où il me sera donné de souffrir beaucoup pour une cause aussi sainte et humaine, mais plus bienheureux encore celui où j’aurai été jugé digne de répandre pour elle mon sang et de trouver la mort au milieu des tourments. Mon Dieu, Vous qui m’inspirez ces buts tellement supérieurs à mes faibles forces, soutenez-moi avec cet Esprit tout puissant qui en premier a investi vos saints Apôtres. Très Sainte Mère Immaculée, notre Avocate et notre Mère très tendre, obtenez-nous la grâce de porter jusqu’aux extrémités de la terre le nom adoré de votre Fils divin et Votre aimable nom, Marie. Les Anges protecteurs des nations, les Saints Apôtres Pierre et Paul, saint François Xavier, priez pour nous ! »

Bienheureux Giovanni Mazzucconi (1826-1855)

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La lettre du Bienheureux Giovanni Mazzucconi avant son dernier voyage :

« Demain je monterai à bord et samedi, après-demain, je serai déjà en haute mer vers Woodlark. Cette année, alors que je me trouvais en mer en direction de Sidney, nous fûmes, le mercredi de la Semaine Sainte, surpris par un ouragan qui déchira nos voiles, nos cordages et la moitié supérieure de notre mât ; puis qui nous obligea à errer en mer, pendant quatre jours, sans direction et avec très peu d’espoir, jusqu’à ce que le soleil de Pâque resplendisse comme quelque chose de nouveau au-dessus de nous, et nous, nous étions vraiment comme ressuscités. Et bien, ce Dieu qui me sauva alors sera avec moi dans ce voyage aussi, et si je ne L’abandonne pas, Il veut être avec moi toujours, et tant qu’Il est avec moi tout ce qui peut m’arriver sera toujours une grâce, une bénédiction pour laquelle je devrai Le remercier. Si au milieu du danger Il voudra se retirer, ou fera semblant de dormir à la pointe du bateau, moi, comme l’Apôtre, j’irai Le réveiller et Lui faire voir le danger que je cours. Et s’Il ne voudra pas m’écouter, je Lui dirai : Seigneur ordonne que je vienne à Toi, et mon âme marchera sur les eaux, elle se mettra à Tes pieds et sera contente pour toujours. Je ne sais pas ce qu’Il me prépare de nouveau pour ce voyage que je commence demain ; je sais seulement qu’Il est bon et qu’il m’aime immensément, tout le reste : le calme et la tempête, le danger et la sécurité, la vie et la mort, ne sont que des expressions changeantes et momentanées du cher Amour immuable, éternel. Oui, mes chers amis, nous avons un autre pays, une autre patrie, un royaume où nous devons nous retrouver tous, où il n’y aura plus ni séparations ni départs, où les douleurs et les dangers passés ne serviront qu’à augmenter la consolation, la gloire. »