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La Prière du Père Hubert Spitz « Marie, c'est un nom ordinaire » :

« Marie, c'est un nom ordinaire. Un nom tout simple, un nom qu'on chuchote. Marie, fais ceci ; Marie, fais cela. Marie toujours servante. Marie tellement discrète. Marie ! Myriam de Galilée ! Je te salue, Marie, pleine de grâce. Marie fleur et Marie fruit. Je te salue. Marie, pleine de vie, pleine de joie, pleine de santé. Pleine de printemps, pleine d'été, pleine d'automne. Pleine d'hivers aussi, au pied de la croix de l'agonie. Marie qui rit à Cana, Marie de la fête. Marie effondrée au Golgotha, Marie à la douleur immense. Je te salue, Marie, pleine d'amour. Marie des simples et des petits et Marie priant avec les apôtres. Je te salue. Marie, pleine de Dieu. Le Seigneur est avec toi. Tu es choisie par Dieu, Tu es l'élue de Dieu, l'Eve parfaite. Mais croyez-vous que c'était facile de porter l'enfant-Dieu quand les portes étaient closes et qu'il fallait se contenter d'une mangeoire d'animaux ? Puis partir avec le nouveau-né à la hâte en Egypte ? Marie inquiète devant son enfant qui ne rentre pas du pèlerinage. Avec toi, Marie, le Seigneur nourrit la foi de son peuple. Tu es bénie entre toutes les femmes. Oui, bénie entre les femmes des villes et des campagnes. Entre toutes les femmes au puits éloigné, au four qui ne sera pas chaud, à la pâte qui ne veut pas monter. Entre les femmes qui dansent, qui chantent, sages ou folles. Marie, tu es bénie entre les jeunes filles, les mamans, les dames ridées mais ouvertes à la confiance et à l'espérance. Simplement entre toutes les femmes. Une parmi les autres, perdue dans la foule. Mais tellement unique, tellement à sa place. Et Jésus, le fruit de ton sein est béni. Marie tendresse pour le Fils de Dieu. Tes mains qui ont porté le Prince de la Paix sont bénies. Tes mains usées par les corvées, le ménage, la lessive. Tes mains jointes pour la prière : « Mon cœur chante la grandeur du Seigneur. Dieu est mon Sauveur ! Oui, il a levé les yeux vers sa petite servante. Il a fait pour moi des choses étonnantes. Il ne reprend pas sa tendresse, il a pitié de l'homme pécheur. Les petites gens, les simples d'esprit et de cœur sont ses préférés ». Cette prière n'a pu jaillir que du profond de ton cœur. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ton cœur, Marie, est plein de pitié. Tu es préoccupée avec ceux qui ont des soucis, heureuse avec ceux qui sont dans la joie. Tu es toujours là pour intervenir auprès de ton Fils quand les hommes en ont besoin. Bénie sois-tu, Marie, pour tes "oui" sans frontières qui montrent les chemins de l'amour, de la joie, de la liberté. Apprends-nous à redire ton "oui" dans nos cœurs. Amen. »

Père Hubert Spitz (1958- ….)