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La Prière du Révérend Père Joseph de Galliffet « Recevez, ô Cœur virginal, cet acte de réparation aux mépris, haines et blasphèmes des Hérétiques » :

« Ô Marie, très-digne Mère de mon Créateur et de mon Sauveur, qui avez été choisie avant tous les siècles pour écraser la tête du serpent, et à qui l’Eglise reconnaît qu’Elle est redevable de la victoire qu’Elle a remportée sur toutes les Hérésies : Vous êtes devenue par-là l’ennemie capitale du démon, l’objet de sa haine et de sa fureur, aussi bien que des Hérétiques ses enfants, qui, possédés de l’esprit de leur père, n’ont cessés de Vous faire la guerre, et de Vous persécuter, depuis le commencement de l’Eglise. Ils n’ont rien oublié pour détruire votre Gloire. Ils ont combattu vos Privilèges, votre Pureté, votre Maternité divine, votre Virginité. Ils ont contesté votre Pouvoir, votre Bonté, votre Crédit auprès de Dieu, votre Miséricorde pour les pécheurs. Ils Vous ont refusé les Titres les plus glorieux que l’Eglise Vous donne. Ils ont méprisé votre Protection. Ils ont voulu abolir votre Culte. Ils ont défendu de Vous invoquer. Ils ont fait mille outrages à vos Images et à votre Nom. Ô divine Reine ! Ô la plus Parfaite et la Plus aimable des créatures ! Comment l’enfer a-t-il pu venir à bout d’inspirer contre Vous, à des chrétiens, des sentiments si injurieux ! Comment s’est-il pu trouver des cœurs assez ingrats, assez dénaturés, pour s’en prendre à Vous, pour Vous mépriser et Vous haïr : Vous qui êtes si digne de la vénération la plus profonde et de l’amour le plus tendre des Anges et des hommes ! Ô mon auguste Maîtresse, prosterné à Vos pieds sacrés, je désire de Vous marquer ma juste douleur de tant d’outrages, et de Vous en faire toute la réparation qui est possible à ma faiblesse. Et comme Votre divin Fils a voulu que ce fût à son Cœur, comme au siège de son Amour, qu’on fît la réparation des outrages qu’Il a soufferts de l’impiété et de l’ingratitude des hommes, je crois me conformer à Ses désirs et aux Vôtres, d’adresser à votre Cœur maternel, qui est la source de votre Miséricorde, la réparation que je Vous offre pour les injures que vous avez souffertes Vous-même de la malice et de l’ingratitude de ces mêmes hommes. Recevez donc, ô Cœur virginal, cet acte de réparation. Je prends à Votre égard tous les sentiments de respect, d’amour et de reconnaissance, qui Vous sont dus. Je Vous offre mes hommages, mes louanges, mes services, ma douleur et mes regrets. Que ne suis-je un sujet assez digne pour réparer par ces faibles sentiments le mépris, la haine et les blasphèmes des Hérétiques ! Animé d’un nouveau zèle pour votre Gloire, ô Mère de mon Dieu, au souvenir de ces injures, et pour en faire à votre Cœur la réparation la plus convenable qu’il m’est possible, je fais hautement profession de croire tout ce que ces impies ont nié, et de Vous attribuer tout ce qu’ils ont voulu Vous ôter. Je crois Votre divine Maternité, Votre Virginité perpétuelle, votre Gloire au-dessus de toutes les créatures. Je révère, avec la Sainte Eglise, votre Conception Immaculée, et votre Assomption triomphante. Je crois que votre Puissance, que votre Bonté, que votre Miséricorde, que toutes vos Perfections sont proportionnées à votre Dignité ineffable de Mère de Dieu, et à votre qualité de Reine de l’Univers. Je Vous regarde avec joie, ainsi que le chante l’Eglise, comme la Mère de Miséricorde, la Mère de la Grâce, le Refuge des pécheurs, leur Avocate, et leur Espérance auprès de Jésus-Christ. Je regarde votre Protection et votre Faveur comme le moyen infaillible d’obtenir de la Miséricorde de votre Fils tous les biens que j’en espère, et pour cette vie, et pour l’autre. Et comme les Hérétiques ont travaillé à abolir votre Culte, je mettrai ma gloire toute ma vie à Le soutenir, à Vous honorer, à Vous invoquer, à être du nombre de Vos serviteurs, à défendre Vos intérêts, à procurer que Vous soyez honorée, aimée et servie partout, autant que ma faiblesse me le permettra. Daignez agréer, divine Mère, ces sincères désirs que je forme à Vos pieds. Daignez m’ouvrir votre Cœur, et m’y donner une place avec Vos fidèles serviteurs. Faites-moi goûter la douceur de ce Cœur sacré, source de paix, de miséricorde et d’amour : afin que, par l’imitation de Ses vertus, je puisse continuer à Vous louer dans l’éternité, et à bénir la Puissance infinie de Dieu qui Vous a faite si Grande, si Sainte, si Aimable, si Admirable ».

Ainsi soit-il.


Révérend Père Joseph de Galliffet (1663-1749) – « De l'excellence de la dévotion au Cœur adorable de Jésus-Christ », pages 303-305, Seguin Aîné, 1832