Louange-a-Dieu.jpg

La Prière pour attendre et recevoir la mort avec Joie « Faîtes, Seigneur, que mon espérance me fasse tressaillir de joie de me voir sur le point de mourir » de Dom Robert Morel :

Il n'est pas surprenant que des païens et des infidèles regardant la mort comme un souverain mal, soient saisis de crainte et de tristesse à ses approches, et qu'ils s'affligent et se désespèrent dans la nécessité où ils se trouvent de mourir ; parce que ne connaissant point d'autre vie que celle dont ils jouissent maintenant, ils la regardent comme un bien dont la perte est irréparable, et que rien ne peut remplacer ; mais pour moi, mon Dieu, qui par votre Miséricorde espère une autre vie, en comparaison de laquelle celle-ci n'est qu'une mort, comment se peut-il faire que je regarde la mort avec tant d'horreur, et que je puisse la voir venir sans en être troublé et affligé ? Donnez m'en, je vous prie l'idée, et les sentiments que j'en dois avoir ; faites que je la regarde comme un bien, et que par mon espérance je m'en fasse un sujet de joie. Mon bonheur consiste à m'unir à Vous ; tout ce qui m'en éloigne ou m'en sépare doit être pour moi un sujet de tristesse et de gémissement ; tout ce qui m'y conduit ou m'en approche doit me consoler et me réjouir. Que je gémisse donc et que je m'afflige de vivre, puisque la vie m'empêche de m'unir à Vous ; et que je tressaille de joie de me voir sur le point de mourir, puisque la mort doit me procurer ce bonheur.

Nous ne sommes plus dans un temps où il soit permis d'aimer la vie présente, et de s'affliger de la mort ; de tels sentiments étaient pardonnables lorsque le Ciel était encore fermé, même pour les Justes ; que la mort était, pour ainsi dire la porte de l'Enfer, et que l'on regardait une longue vie comme une grande bénédiction. Mais maintenant, Seigneur, que par votre Miséricorde les choses sont changées, nous devons aussi changer de sentiment. Le Ciel étant ouvert, la mort étant un passage pour y arriver, et la vie un obstacle qui nous en ferme l'entrée, nous devons nous affliger de vivre, et désirer de mourir. Seigneur qui avez ainsi changé les temps, changez aussi les cœurs ; donnez-nous pour la Vie Éternelle l'amour et l'ardeur que nous avons pour la vie présente ; donnez-nous pour la mort de l'âme l'éloignement et l'aversion que nous avons pour la mort du corps. Faites-nous bien comprendre que la mort est pour nous véritablement un gain, et la vie une perte, puisque nous ne saurions être heureux qu'en Vous possédant, et que nous ne pouvons Vous posséder qu'en mourant.

Que nos sentiments sont éloignés de ceux où étaient vos Apôtres, quand ils se virent sur le point de Vous perdre, et que Vous leur fîtes entendre que Vous alliez les quitter. La crainte de Votre éloignement les jeta dans une profonde tristesse, et rien ne put les consoler que l'espérance que Vous leur donnâtes de Votre retour. Hélas ! Faut-il que ce qui les affligea nous console, et que ce qui les consola soit pour nous un sujet de tristesse et d'affliction ? Faut-il que rien ne nous attriste et ne nous consterne tant que d'apprendre que Vous êtes proche, et que rien ne nous fasse tant de plaisir que de pouvoir nous flatter que Vous êtes encore éloigné, et que Vous ne viendrez pas sitôt ? Ah, Seigneur, donnez-nous des sentiments plus justes, plus salutaires, plus dignes de Vous ; faites que nous tressaillons de joie à la première nouvelle de Votre arrivée? Réglez notre joie et notre tristesse au sujet de la vie et de la mort. Faites que nous ne nous réjouissions point de vivre comme font ceux qui n'ont point de Foi, et que nous ne nous affligions pas de mourir, comme ceux qui sont sans Espérance. Que ma joie soit de savoir que le Seigneur est proche, et ma tristesse de ce que je ne suis pas encore avec Lui. Que ma mort soit pour moi une fête, et que je regarde le dernier jour de ma vie comme le premier de mon bonheur.

Hé pourquoi m'affliger de Votre arrivée ? Un malade s'afflige-t-il de voir arriver son médecin, un enfant son père, une épouse son époux ? N'est-ce pas au contraire ce qui fait toute la joie de leur cœur ; n'est-ce donc pas aussi ce qui doit faire la mienne, puisque Vous m'êtes tout cela, et plus que tout cela, étant mon Dieu, mon Sauveur et mon Tout ? Venez-donc, charitable Médecin, donner une santé parfaite à mon âme, en la délivrant par la mort de toutes les maladies qui l'accablent. Venez, Père plein de Bonté, me mettre en possession de l'héritage que Vous destinez à Vos enfants ; venez, aimable et divin Époux, m'unir à Vous par les doux et indissolubles liens d'une Alliance Éternelle, et me faire entrer dans tous les droits de Vos épouses, venez à moi et appelez-moi à Vous ; faites-moi entendre Votre voix ; frappez à la porte, me voici prêt à Vous ouvrir et à Vous recevoir ; entrez selon Votre promesse pour souper avec moi, et me faire souper avec Vous. Ô jour heureux où Jésus mon Sauveur doit entrer pour toujours dans mon cœur, et me faire entrer dans le sein de son Père, pour m'y remplir de Ses biens et m'y rassasier de Ses délices !

Il est vrai, mon Dieu, qu'une épouse infidèle n'a guère lieu ni de s'affliger de l'absence de son époux, ni de se réjouir de son retour, surtout si elle est persuadée qu'il ne peut ignorer ses infidélités. Or c'est la situation où je me trouve par rapport à Vous, et ce qui serait capable de me désoler et de me désespérer, si je ne trouvais dans votre grande Miséricorde de quoi me consoler et me rassurer. Hélas, Seigneur, puis-je rappeler toutes mes infidélités passées, et avoir l'assurance de paraître devant Vous ? Mais puis-je faire réflexion sur l'indulgence dont Vous usez à l'égard de Vos épouses infidèles, et manquer de confiance en votre Bonté ? Vous savez, mon Dieu, quelle a été ma mauvaise conduite, et combien de fois je Vous ai manqué de fidélité en prostituant mon cœur à des étrangers. Il n'en faudrait pas tant parmi les hommes pour fonder une répudiation perpétuelle et sans retour. Mais pour Vous, mon Dieu, Vous avez une Bonté qui est à l'épreuve de toutes les infidélités de Vos épouses ; quelqu'infidèles qu'elles Vous aient été, Vous êtes toujours prêt à les recevoir, quand elles reviennent à Vous avec une sincère douleur et une humble confiance. Vous Vous êtes corrompus avec plusieurs qui Vous aimaient, leur dites-Vous par un de vos Prophètes, et néanmoins retournez à moi et je Vous recevrai. Ô Bonté infinie, y-a-t-il de cœur que de telles avances ne gagnent et ne rassurent ? Recevez-moi, Seigneur, selon votre Parole, et mettez en moi les dispositions que Vous demandez pour cela.

Donnez-moi, Seigneur, la douleur et la confiance que Vous inspirâtes autrefois à la femme pécheresse, et souffrez que prosterné comme elle à Vos pieds je les arrose de mes larmes, et que je les embrasse avec toute la tendresse de mon cœur. Ô que je serais heureux de mourir en les baisant, puisque par le baiser de Vos pieds je mériterais celui de Votre bouche ! Encore un coup, mon Dieu, donnez-moi la douleur et la confiance dont son cœur était pénétré, et faites que je mérite par-là d'entendre comme elle de Votre bouche que mes péchés me sont pardonnés. Quelle paix, quelle consolation, quelle joie de si douces paroles ne produisirent-elles pas dans son âme ? Dites-les moi, je Vous prie, au fond de mon cœur ; parlez-moi dans votre Bonté, et faites-moi sentir que Vous êtes content de ma pénitence, et que mes péchés me sont remis. Il n'y a que cette voix de Salut qui puisse consoler mon âme, et la rassurer contre cette réponse de mort qui répand le trouble et la tristesse dans toutes ses puissances. Rien ne m'afflige et ne m'inquiète tant que le souvenir de mes péchés ; rien ne me rassure et ne me réjouit tant que celui de votre Miséricorde.

Pourquoi, mon âme, êtes-vous triste et me troublez-vous ? Espérez en Dieu. Soutenez-moi au milieu des maux présents par l'espérance des biens à venir. Que le souvenir de vos Bontés et le sentiment de vos Miséricordes me console dans mes peines, et dissipent la tristesse de mon cœur. Dissipez-la Vous-même en me regardant avec Bonté, en répandant sur mon visage la lumière du Vôtre, et en faisant que je Vous regarde comme mon Père, mon Sauveur et mon Dieu. Ce ne sera pas en moi, mais en Vous, que je trouverai ma paix, ma consolation et ma joie. C'est de moi que vient tout le mal ; c'est de Vous que j'attends le remède. Je ne sens rien en moi qui ne me désole ; mais je trouverai en Vous une source intarissable de consolation. Mes péchés élèvent sans cesse leur voix contre moi, et crient à mon âme qu'il n'y a point de Salut à espérer pour elle en son Dieu ; mais faites-moi entendre la voix de votre Miséricorde, et je ne m'épouvanterai pas de celle de mes péchés. Apprenez-moi par une humble et ferme confiance qu'ils me sont pardonnés, et mon âme n'aura plus de quoi s'affliger, ni de quoi se troubler ; ou j'aurai au moins de quoi la consoler, et de quoi apaiser ses troubles.

Il n'y a, mon Dieu, ni de véritable joie, ni de solide consolation, ni de salutaire sûreté qu'à espérer en Vous. Augmentez en moi, je Vous en supplie, l'Espérance que Vous y avez mise ; fortifiez-la, affermissez-la, et rendez-la si vive et si ferme, que rien ne soit capable ni de l'affaiblir, ni de l'ébranler. C'est le grand, le souverain remède à nos tristesses, à nos craintes, à nos inquiétudes. Sans elle nous vivons ou dans une fausse sécurité qui nous perd, ou dans une crainte excessive qui nous désole. Faites, Seigneur, que je dorme au milieu des deux forts de l'Éternité, en me reposant avec confiance entre Vos bras au sujet de ma destinée, et attendant tout de votre Bonté. Qu'il est triste, mon Dieu, de vivre et de mourir sans Espérance ; mais qu'il est vain, qu'il est dangereux de se réjouir en mettant son Espérance ailleurs qu'en Vous ! Car telle qu'est l'espérance, telle est la joie ; qui n'espère que dans la vanité ; ne peut procurer qu'une joie vaine et trompeuse ; mais celui qui met son espérance dans la Vérité, peut aussi se promettre une joie véritable et solide. Faites donc, mon Dieu, que je n'espère qu'en Vous, que toute ma joie vienne de l'espérance que j'ai en votre Miséricorde, et de la confiance que Vous m'inspirez que Vous m'aimez, que Vous prendrez soin de moi, et que Vous me sauverez.

Hé, sur quel autre fondement pourrais-je établir et mon espérance et la joie qui m'en doit revenir ? Serait-ce sur l'innocence de ma vie ou sur les travaux de ma pénitence ? Hélas, Seigneur, Vous savez combien je suis éloigné de pouvoir me flatter ni d'avoir conservé mon innocence, ni de l'avoir réparée. Je me sens au contraire coupable devant Vous d'une infinité de crimes sans que je voie que j'ai rien fait qui soit capable de Vous satisfaire et de me rassurer. Mais quand je serais ou plus innocent ou moins impénitent, ce ne serait point encore là ma ressource. C'est votre Miséricorde, ô mon Dieu, qui est le principal fondement et de mon espérance et de ma joie. Tout autre appui me peut manquer ; mais je ne saurais manquer en m'appuyant sur elle. Établissez-moi bien sur ce fondement, et rien ne sera capable ni de m'abattre, ni de m'ébranler. Je mourrai avec joie, sans regretter la vie, sans me trop inquiéter pour mes péchés, parce que votre Miséricorde vaut infiniment plus que toutes les vies, et qu'elle couvre tous les péchés.

Oui, Seigneur, ce qui me rassure dans mes craintes, et ce qui me console dans mes peines, c'est le souvenir de vos Bontés et la vue de vos Miséricordes. Je sais que la multitude de mes péchés est presque infinie ; mais je sais aussi que votre Bonté l'est infiniment davantage. Depuis que je suis au monde ; je n'ai cessé de Vous offenser ; mais Vous pouvez remettre en un instant plus de péchés que je n'en ai commis en toute ma vie, Hé, pourquoi chercher dans le fond de ma misère de quoi m'abattre et me désespérer ? Que ne cherché-je plutôt dans votre Bonté de quoi me consoler et me soutenir ? Ô mon Dieu, ma Miséricorde ! Quelle douce parole, quelle consolante réflexion ? Faites, Seigneur, que je l'ai sans cesse et dans le cœur et dans la bouche. Mon Dieu, ma Miséricorde ! C'est ce que je puis Vous dire de mieux, pour Vous marquer ma reconnaissance, et pour implorer votre Secours. C'est ce que je puis penser de plus propre à dissiper ma tristesse, et à fortifier ma confiance. Vous êtes ma Miséricorde ; que ne Vous dois-je donc pas et que n'ai-je pas lieu d'attendre de Vous ? Non je ne veux plus penser avec inquiétude ni à mes péchés, ni aux peines que j'ai méritées. Je ne veux plus m'occuper que de mon Dieu et de ses Miséricordes, et ne regarder mes péchés qu'en Jésus-Christ mon Sauveur, qui a bien voulu s'en charger et y satisfaire pour moi.

C'est en Vous, Jésus mon Sauveur, que je dois regarder en mourant et ma mort et mes péchés, si je veux m'en rendre la vue supportable et méritoire. Car la mort considérée en elle-même, et sans Vous, ne donne que de l'horreur et les péchés n'inspirent que le désespoir ; mais quand on les regarde en Vous, on ne voit plus rien ni d'horrible dans la mort, ni de désespérant dans les péchés. C'est donc en Vous que je veux tout considérer. Hé pourquoi m'accabler d'une tristesse stérile, comme si je n'avais point de Sauveur, et que tous mes maux fussent sans remède ? Que ne considéré-je avec quelle tendresse Vous receviez les pécheurs dans le temps de Votre vie mortelle ? Votre Gloire n'a rien diminué de votre Charité ; Vous êtes le même dans tous les temps. C'est notre foi qui change, et non votre Bonté. Quelque sujet que j'ai de craindre pour mes péchés, je dois aller à Vous avec une pleine confiance, ne mesurant pas votre Bonté sur ma malice, mais prenant dans Votre vie ce qui manque à la mienne. Vous êtes plus Saint que je ne suis pécheur, et mes dettes ne sauraient être aussi grandes que le prix dont Vous avez bien voulu les acquitter. Vous m'avez ouvert Vos plaies pour me servir d'asile et de lieu de sûreté ; c'est là où il faut que je me tienne ; et malheur à moi si j'en sors ou par confiance en moi-même, ou par défiance de votre Bonté.

Hé ! Quel prétexte puis-je avoir de m'en défier, ou plutôt quel sujet n'ai-je pas de m'y appuyer avec une pleine confiance, et de m'abandonner entièrement à elle ? Ai-je lieu de craindre qu'elle ne me manque, ou qu'elle ne soit pas suffisante pour couvrir la multitude de mes péchés ? Ah ! Seigneur, que je Vous connaîtrais peu, si j'avais de tels sentiments de Vous. Tout ce que Vous avez fait pour moi ne serait-il donc pas capable de me rassurer contre une pensée si injuste et si criminelle ? Vous n'avez rien épargné pour mon Salut ; Vous avez ouvert les trésors de votre Miséricorde en me donnant votre Fils. Il a ouvert Lui-même ceux de sa Charité en répandant son Sang et donnant sa Vie pour moi. Je trouve dans Votre sein un fonds de bonté que toute ma malice ne peut épuiser. Je trouve dans le Sien des Mérites infinis et une Rédemption abondante, qui suffirait pour racheter tous les mondes possibles. En faut-il donc davantage pour Vous mériter toute ma confiance ; pour me faire tout espérer de Vous, pour calmer toutes mes inquiétudes, et pour dissiper toutes mes tristesses.

Si j'avais autant de zèle pour votre Gloire que Vous en avez pour mon Salut, je n'aurais point de plus ardent désir que celui de votre Règne, ni de plus grande joie que de savoir qu'il est proche, et de le voir arriver. Combien de fois Vous l'ai-je demandé ce Règne dans la Prière que Vous nous avez apprise, et que Vous nous avez commandé de Vous adresser ? Mais quel lieu n'ai-je pas de douter de la sincérité de mon cœur dans la prière qu'il Vous fait ; s'il se trouble, et s'il s'afflige aux approches de la mort ; car qui fuit la mort fuit votre Règne, puisque c'est par elle que Vous régnez parfaitement en nous. Ne permettez pas que j'entre dans des sentiments si injurieux à Votre souveraine puissance, ni que je sois du nombre de ces malheureux sujets qui ne veulent point Vous avoir pour Roi. Soyez Le mien, et soyez-Le pour toujours. Venez, et venez au plus tôt établir votre Règne en moi. Vous y régnez déjà si votre Amour est l'affection dominante de mon cœur ; mais comme cet amour est faible et imparfait pendant cette vie, votre Règne n’a point la stabilité, et la perfection qu'il doit avoir. Quand viendra-t-il, mon Dieu, ce Règne parfait et éternel, cet Amour souverain et consommé ? Quand n'y aura-t-il rien en moi qui ne Vous soit parfaitement soumis ? Quand mon âme verra-t-elle son Dieu régner à jamais en elle ? Mais quand règnera-t-elle elle-même pour jamais avec Lui ?

Ce ne sera pas tandis qu'elle sera unie à ce corps de mort et de péché qui la tient en servitude, et qui lui inspire un esprit de désobéissance et de rébellion contre Vous. Le temps de cette vie est destiné à combattre, et non pas à régner. Il n'y a ni paix, ni trêves à espérer, ni avec le Démon, ni avec le monde, ni avec nous-mêmes pendant que nous vivons. Notre vie est un continuel combat, et une perpétuelle tentation où nous sommes toujours en danger de succomber et de périr. C'est la mort qui délivre notre âme de la servitude, qui termine toutes nos tentations, tous nos combats, et qui nous met à couvert de tout danger. C'est par elle que nous sommes rappelés de notre exil en notre chère Patrie, et que nous sortons de prison pour monter sur le Trône. Enfin c'est la mort qui est le terme de notre course, la fin de nos travaux, et le temps de notre Récompense. Ne faudrait-il donc être bien peu raisonnable pour s'en faire un sujet de tristesse et de chagrin. Éloignez de moi, je Vous prie, Seigneur, de tels sentiments. Je suis entré dans ce monde en pleurant ; faites que j'en sorte avec joie. Job votre serviteur maudit le jour de sa naissance, comme le commencement de sa misère. Faites que je bénisse celui de ma mort, comme le commencement de mon bonheur.

Ainsi soit-il.


Dom Robert Morel (1653-1731) – « Entretiens Spirituels en forme de Prières pour servir de préparation à la mort », Prière pour attendre et recevoir la mort avec Joie, p. 419-436, chez Jacques Vincent (1746)

Dom-Robert-Morel.jpg

Voir d’autres Prières pour attendre et recevoir la mort avec Joie dans « Toutes les Prières sur la Miséricorde de Dieu », dans « Toutes les Prières sur l’Espérance » et dans « Toutes les Prières sur la Joie » (plus d’une centaine)

Voir également de Dom Robert Morel :
- La Prière pour se procurer une heureuse mort par une Sainte vie « Seigneur, faites-moi vivre Saintement comme vivent ceux qui se disposent à bien mourir » de Dom Robert Morel
- La Prière pour nous purifier de nos souillures « Ô mon Sauveur, que de Sang n'avez-Vous pas répandu pour nous laver et nous purifier des souillures de notre origine » de Dom Robert Morel
- La Prière pour guérir les plaies et les maladies de l’âme « Apprenez-moi, Seigneur, ce que je dois faire pour guérir mon âme et rendez-moi fidèle à observer ce que Vous m'en aurez appris » de Dom Robert Morel
- La Prière pour s’acquitter de toutes nos dettes « Seigneur, faites je ne vienne jamais à bout de m'acquitter parfaitement de Vous payer ce que je Vous dois avant ma mort soit pour mes péchés, soit pour vos Grâces » de Dom Robert Morel
- La Prière sur l’Humilité « Seigneur, rien ne contribue tant à rendre l'orgueilleux humble que l'humiliation » de Dom Robert Morel
- La Prière sur la Pureté « Esprit-Saint, purifiez-moi de toutes mes iniquités » de Dom Robert Morel
- La Prière sur la Sincérité « Ô Dieu de Pureté, rendez-moi pur et sincère » de Dom Robert Morel
- La Prière de soumission à la Volonté du Seigneur « Sauvez-moi, mon Dieu, parce que je suis à Vous » de Dom Robert Morel
- La Prière pour faire la Volonté de Dieu « Ô mon Dieu, mon cœur est préparé soit à tout faire, soit à tout souffrir » de Dom Robert Morel
- La Prière sur la Miséricorde de Dieu « C'est à votre Miséricorde, ô mon Dieu que je suis redevable » de Dom Robert Morel
- La Prière avant la Confession « Seigneur, ouvrez-moi les yeux sur mes péchés » de Dom Robert Morel
- La Prière après la Confession « Faites, Seigneur, que ma Pénitence soit le sacrifice d'un cœur contrit et humilié » de Dom Robert Morel
- La Prière pour les Personnes Malades « Seigneur, faites-moi bien comprendre l'honneur que Vous me faites en me visitant par des maladies » de Dom Robert Morel
- La Prière pour attendre la mort avec Vigilance, Patience et Persévérance « Rendez-moi, Seigneur, vigilant, attentif, pieux et patient pour comparaître avec confiance devant Votre Tribunal à l’heure de ma mort » de Dom Robert Morel
- La Prière pour attendre et recevoir la mort avec Crainte et avec Confiance « Secourez-moi, Seigneur, dans la nécessité où je me trouve de régler ma Crainte et ma Confiance comme il faut » de Dom Robert Morel
- La Prière pour mourir dans un esprit de Pénitence « Ô mon Dieu, c'est la Pénitence qui nous prépare à votre Royaume mais c'est votre Grâce qui prépare nos cœurs à la Pénitence » de Dom Robert Morel
- La Prière pour soupirer et gémir après la Vie du Ciel « Seigneur, n'est-il pas temps que je vive comme un de Vos enfants et que j'élève mes yeux et mon cœur vers mon Père qui est dans le Ciel ? » de Dom Robert Morel
- La Prière pour éviter l’Enfer « Ah ! Seigneur, ne me réservez pas à ce feu ténébreux » de Dom Robert Morel
- La Prière pour travailler à se procurer un Jugement favorable « Redressez-moi, mon Dieu, changez-moi et convertissez-moi de telle sorte que je puisse attendre votre Jugement avec confiance et même Le souhaiter avec sincérité » de Dom Robert Morel
- La Prière pour mourir comme meurent les Saints « Que je meure, ô mon Dieu, de la mort des Justes et que ma fin soit semblable à la leur pour mériter d'avoir part à leur Bonheur » de Dom Robert Morel
- La Prière avant de recevoir le Saint Viatique « Accordez-moi, Seigneur, Votre puissant Secours pour une Sainte mort » de Dom Robert Morel
- La Prière pour attendre et recevoir la mort avec Joie « Faîtes, Seigneur, que mon espérance me fasse tressaillir de joie de me voir sur le point de mourir » de Dom Robert Morel