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La Prière pour bien régler son Emploi du Temps « Ô Seigneur, ne permettez pas que je perde Tout en perdant le peu de Temps qui me reste à vivre » de Dom Robert Morel :

Il n'y a peut-être rien sur quoi nos sentiments paraissent plus bizarres et moins uniformes que sur le sujet du Temps. D'une part nous n'estimons rien tant que le temps, puisque nous y rapportons toutes choses ; que nous n'avons point de plus forte passion que celle de prolonger notre vie, et que nous sacrifions tout pour cela. D'autre part, le temps est une des choses dont il semble que nous faisons le moins d'état, qui nous est même le plus à charge, et que nous perdons avec moins de peine, ou que nous prodiguons plus volontiers. Seigneur, par qui le temps a été fait, et par l'ordre duquel il subsiste, inspirez-moi les sentiments que je dois avoir, et la conduite qu'il faut que je garde par rapport à lui. Apprenez-moi et l’estime et l'usage que j'en dois faire. Enseignez-moi à n'estimer rien tant que le temps, et à n'estimer le temps que par rapport à l'Éternité.

Ce n'est pas sans raison que Vous nous avertissez par le Sage de conserver le temps avec soin, d'en ménager tous les moments, et de prendre bien garde de n'en perdre aucun par notre négligence. Car il n'y a rien en effet ni de plus précieux que le temps, ni que l'on conserve avec moins de soin. Faudrait-il autre chose pour nous le rendre précieux que de savoir ce qu'il Vous coûte, et que c'est au Prix de votre Sang que Vous l'avez racheté ? Oui, Seigneur, c'est à votre Charité que nous sommes redevables de tout le temps qui nous est accordé. Il n'y en aurait point pour nous si Vous ne nous l'aviez mérité par votre Mort. Quelle estime cela ne devrait-il pas nous en inspirer, et ne sommes-nous pas bien ingrats, bien injustes, de faire si peu de cas d'une chose qui Vous coûte si cher ? Mais quelle est notre folie de perdre de nouveau si facilement ce que Vous avez recouvert pour nous avec tant de peine ?

Le temps de cette vie est court, s'écoule avec une rapidité que rien ne peut ni arrêter, ni ralentir ; c'est ce qui doit servir d'une part à m'en détacher et à la compter pour rien ; et de l'autre à m'en rendre plus précieux tous les moments, et à m'empêcher d'en perdre aucun. Hélas ! Je n'en ai déjà que trop perdu ; car je dois compter comme tels tous ceux que je n'ai pas employés pour votre Gloire et pour mon Salut ; et pourrais-je en dire le nombre ? Que me reste-t-il maintenant de tout le temps que j'ai vécu sur la terre sinon le regret d'en avoir abusé en le passant dans l'inutilité et dans le crime. Tous mes jours se sont évanouis comme une fumée qui se dissipe à mesure qu'elle grossit ; et au lieu que je serais plein de jours et de mérite si j'avais eu soin moi-même de les remplir ; je me trouve vide de tout et dans une affreuse pauvreté. Quel serait mon malheur, ô mon Dieu, si à la sortie de ce monde je paraissais devant Vous en cet état ? Ne le permettez pas, je Vous prie, les derniers moments de ma vie sont ceux que je dois regarder comme les plus importants, puisque c'est d'eux que dépend mon sort pour toujours. Faites que je ménage avec tant de soin, et que j'emploie si Saintement tous ceux qui me restent, qu'ils soient suivis d'une heureuse Éternité.

Que j'ai mal répondu à Vos intentions, mon Dieu, dans l'emploi que j'ai fait du temps dont je suis redevable à votre Miséricorde ! Vous me l'aviez accordé afin que je le consacrasse tout entier à Votre service, et que je fisse par-là de tous les jours de ma vie des jours de Salut ; je les ai employés pour la plupart à Vous offenser et à me perdre. Que ne puis-je les rappeler pour Vous les consacrer par un Saint usage, et pour en remplir les vides par de bonnes œuvres et par une exacte application à tous mes devoirs ? Mais le temps ne se rappelle pas, il n'y faut plus penser que pour pleurer devant Vous la perte que j'en ai faite, et pour en prendre occasion de Vous servir avec plus de Ferveur. Faites donc, mon Dieu, que je commence tout de bon dès-à-présent à me consacrer à Votre service, et que je n'ai rien désormais tant à cœur que d'éviter tout ce qui peut Vous déplaire, et de faire tout ce qui peut Vous agréer.

Que je commence tout de bon, au moins maintenant à Vous servir, mon Dieu, et que je rougisse de honte, que je meure de douleur d'avoir tant tardé à le faire. Hélas ! Je devrais l'avoir fait dès les premiers moments de ma vie, puisqu’il n'y en a pas un seul qui ne Vous appartienne, et que je n'ai dû employer à Votre service. Vous Vous êtes donné à nous selon votre Promesse, afin que nous Vous servions tous les jours de notre vie dans une Sainteté et une Justice qui soit Telle devant Vous. Mais puisque j'ai manqué à m'acquitter de ce devoir, il faut que je tâche de réparer par la Pénitence le tort que je Vous ai fait, ou plutôt celui que je me suis fait à moi-même et que je travaille à Vous rendre et à regagner pour moi les années de ma vie que je Vous ai fait perdre et que j'ai perdues. Donnez-moi, Seigneur, l'esprit de Pénitence, et rien de tout cela ne me sera impossible ; car un véritable Pénitent ne perd aucun temps, mais les met tous à profit. Il rappelle le passé, il conserve le présent, il pourvoit à l'avenir. Encore un coup, mon Dieu, donnez-moi l'esprit de Pénitence, et je Vous rendrai tout.

Mais n'est-ce pas présomption à moi de dire que je Vous rendrai tout, quoique je n'ai rien devant moi et que je me vois dans une extrême pauvreté. Je serais en effet bien présomptueux, si en Vous faisant une telle promesse, je faisais fonds sur moi-même pour l'exécuter. Non, mon Dieu, ce n'est point sur moi-même, mais sur votre Bonté et sur les Mérites de mon Sauveur que je me fonde, et avec de si bons Garants, je ne crains point de Vous rien promettre que je ne puisse tenir. Qui est-ce qui connaît la grandeur de Votre colère à l'égard des pécheurs impénitents ? Mais qui est-ce qui peut comprendre l'excès de Votre bonté envers ceux qui se reconnaissent, et qui implorent votre Miséricorde ? Tous nos jours se sont consumés, et nous sommes consumés nous-mêmes par la rigueur de Votre colère ; mais votre Miséricorde est telle par rapport au pécheur Pénitent, qu'elle répand une surabondance de Grâce où il y a eu une abondance de péchés ; et qu'elle lui rend quelquefois en un moment tout ce qu'il a perdu et au-delà de tout ce qu'il a perdu en plusieurs années. Quel pécheur ne serait point attiré par une Bonté si bienfaisante et si libérale !

Vous ne mesurez pas tant le mérite d'un Pénitent, ni les Grâces que Vous lui faites sur la longueur du temps qu'il emploie à faire Pénitence, que sur la grandeur de sa douleur, de son amour et de sa confiance. Si ma Pénitence était accompagnée d'une douleur aussi vive et aussi amère que celle de l’enfant prodigue ; d'un amour aussi tendre et aussi ardent que celui de la femme pécheresse ; d'une confiance aussi humble et aussi ferme que celle du bon larron, je recevrais en un instant la Rémission de tous mes péchés comme la femme pécheresse ; je serais revêtu de ma Première Robe comme l'enfant prodigue, et je goûterais par avance les douceurs du Paradis par une vive espérance d'y être bientôt avec Vous comme le bon larron. Donnez donc, mon Dieu, je Vous prie, tous ces caractères à ma Pénitence. Percez mon cœur d'une vive douleur d'avoir offensé en Vous le meilleur de tous les Pères. Embrasez-le du feu de votre Amour, et faites qu'il Vous aime à proportion de ce qu'il a péché, et de ce que Vous lui avez remis. Inspirez-lui une humble confiance qui le rassure contre la crainte que lui causent l'énormité de ses péchés et la sévérité de vos Jugements.

Affermissez-moi, Seigneur, et dans la confiance que je dois avoir en votre Bonté, et dans la Fidélité avec laquelle il faut que je Vous serve. Que me servirait-il de réparer le passé si je néglige le présent ; de recouvrer le temps que j'ai perdu, si je perds celui où je me trouve ? Ne serait-ce pas travailler inutilement, et en ramassant des richesses, les mettre dans un sac percé ? Un véritable Pénitent se conduit avec bien plus de sagesse ; ses pertes passées le rendent attentif à n'en plus faire ; il ne néglige rien, mais il profite de tout. Plus il a été infidèle dans les grandes choses, plus il se rend fidèle même dans les petites. Plus il a été prodigue du temps, plus il en devient avare. C'est là, Seigneur, le caractère d'un vrai Pénitent, mais dans lequel je ne me reconnais point ; car je ne vois pas que mes pertes passées m'aient rendu plus sage, plus circonspect, ni que pour avoir été infidèle à mes devoirs, j'en sois maintenant plus fidèle. J'ai perdu le temps passé, je perds le temps présent ; et si votre Miséricorde ne vient à mon secours, je perdrai encore le temps à venir.

Secourez-moi, Seigneur, et ne permettez pas que je perde Tout en perdant le peu de temps qui me reste à vivre : donnez-moi l'esprit de Pénitence qui me fasse réparer le passé par des larmes, des travaux, et des fruits de Pénitence qui répondent à mes péchés ; et pourvoir à l'avenir par une sage prévoyance, par de fortes résolutions, par d'instantes prières, par une continuelle vigilance, et par une constante fidélité. Un vrai Pénitent met à profit ses fautes passées ; les chutes qu'il a faites sont pour lui des leçons qui lui apprennent à ne plus tomber. Plus il se sent faible, plus il s'efforce de se fortifier par de bonnes résolutions, et l'impuissance où il se trouve de les exécuter sans Votre secours, fait qu'il ne cesse de L'implorer. A la prière, il joint la vigilance, parce que Vous ne voulez pas qu'on l'en sépare, et que l'une et l'autre nous sont nécessaires. Enfin il tâche de Vous être fidèle jusqu’à la fin, évitant les rechutes et toutes les occasions qui pourraient le faire retomber, parce qu'il sait que le Salut est attaché à la Persévérance ; et que c'est par la Fidélité qu'on l'obtient. Faites de moi, ô mon Dieu, un véritable Pénitent, et Vous me ferez accomplir tous ces devoirs.

Nous devons compter pour perdu tout le temps que nous passons dans l'oisiveté et regarder comme une oisiveté tout le travail que nous ne rapportons pas à votre Gloire et à notre Salut. Comme hommes nous sommes nés pour le travail. Nous y sommes condamnés comme pécheurs ; et comme Chrétiens, la Loi et l'Exemple de notre Sauveur nous y obligent. Ainsi tout nous engage à une vie occupée et laborieuse ; mais ce travail et cette occupation ne sauraient passer pour un emploi légitime du temps, ni pour être d'aucun fruit, s'ils ne sont conformes à nos devoirs, et si nous n'avons soin de Vous les rapporter. Tout est travail devant Vous, mon Dieu, l'action, la souffrance, la maladie, le repos même quand c'est Votre ordre qui nous y met, et votre Amour qui Vous le rapporte. Mais tout est oisiveté à Vos yeux quand il se fait sans cet Ordre et sans cet Amour. Hélas ! Seigneur à ce compte que de gens oisifs dans le monde que l'on regarde comme fort occupés. Mais que puis-je penser moi-même, et de mes occupations, et de mes travaux, n'ai-je pas lieu de craindre que Vous ne me regardiez comme un de ces gens occupés et oisifs ?

Tout ce qui se fait à contretemps doit encore passer au moins pour oisiveté et ne saurait être regardé comme un bon emploi du temps. Pour travailler avec fruit, et ne pas perdre son travail et son temps, il faut faire tout à propos, et rien hors de saison ; chaque chose a son temps ; heureux celui qui connaît le temps de chaque chose, et qui le règle sur cette connaissance dans tout ce qu'il a à faire. C'est témérité à nous de vouloir savoir les temps, et les moments que Vous avez réservés à votre souverain Pouvoir ; mais c'est sagesse, c'est devoir d'étudier ceux qui doivent nous servir de règle pour nos actions, et qu'il nous importe de savoir pour nous conformer à vos Volontés. Il est également dangereux pour nous ou de prévenir les moments que Vous avez marqués, ou de les laisser passer. Tous les temps sont bons à ceux qui ne cherchent qu'à faire leur propre volonté ; mais pour moi qui ne veux point avoir désormais d'autre volonté que la Vôtre, faites, je Vous prie, que je n'ai point d'autre temps, que celui que Vous me marquez.

Vous appelez Votre temps celui de Vos souffrances et de Votre mort, parce que votre Père Vous l'a marqué, que Vous l'avez accepté, que Vous l'avez même désiré avec ardeur pour consommer votre Sacrifice. Faites, mon Seigneur, qu'à votre Exemple je regarde aussi le temps des souffrances et de la mort comme mon temps, que je me l'approprie par une acceptation volontaire, une humble soumission, et une patience infatigable qui m'en rende le maître aussi bien que de mon âme. Le temps de souffrir et de mourir est pour un Chrétien ce que le temps des semailles est pour le laboureur ; or qui est le laboureur qui laisse passer, ou qui s'efforce d'éloigner le temps de la semence ? C'est ce que l'on ne voit guère dans le monde, mais ce qui n'est que trop ordinaire parmi les Chrétiens. Hélas ! Combien de fois m'est-il arrivé quand il a été question ou des souffrances, ou de la mort, de reculer autant que j'ai pu, et de me dire à moi-même que mon temps n'est pas encore venu ?

Le monde appelle son temps le bonheur dont il jouit, et il met ce bonheur dans la jouissance des biens, des plaisirs, des honneurs du siècle, et dans l'exemption de ses maux. Avoir la fortune toujours favorable sans en éprouver jamais les revers ; être toujours à son aise, et jouir de toutes ses commodités, sans souffrir jamais ni disgrâces, ni maladies ; ne rien éprouver de triste et d'affligeant ; n'avoir jamais à soutenir ni perte dans ses biens, ni atteinte à sa réputation ; être estimé, aimé, honoré de tout le monde ; vivre sans crainte, sans inquiétude, sans chagrin : c'est là, Seigneur, ce que le monde appelle être heureux ; c'est ce qu'il recherche ; c'est ce qu'il regarde comme son temps. Mais que cet état est terrible, quand on le compare avec ce que Vous appelez Bonheur ! Que ce temps est à craindre quand on le regarde par rapport à l'Éternité ! Malheur au monde et à tous ceux qui ne connaissent point d'autre bonheur que le sien ! Pour moi, mon Dieu, la Grâce que je Vous demande, c'est que Vous ne me donniez point de part ni à son temps, ni à son bonheur ; ou que si Vous m'y en donnez quelqu'une, Vous m'en fassiez faire un Saint usage en ne m'y attachant point, et le faisant servir à mon Salut.

Je ne saurais rien faire de mieux dans l'usage que je fais du temps, que de me conformer et à Vous, mon Dieu, et à mon Sauveur, dans Celui que Vous en faites l'Un & l’Autre. Vous n'êtes jamais oisif ; et dans Votre repos même Vous agissez sans cesse. Mon Sauveur agit aussi incessamment comme Vous ; mais dans tout ce que Vous faites, Vous et Lui, il n'y a jamais rien qui ne soit Juste, Saint, et que Vous ne rapportiez à votre Gloire et à notre Salut. Que ce soit là, mon Dieu, le Modèle que j'ai toujours devant les yeux, et que je m'efforce d'imiter dans l'usage que je fais du temps ; que j'agisse sans cesse comme Vous ; mais qu'en agissant je tâche de rendre mes actions conformes aux Vôtres. Que je prenne pour moi ces Paroles de mon Sauveur : Il faut que je fasse les Œuvres de Celui qui m'a envoyé, pendant qu'il est jour. La nuit viendra, où personne ne peut agir. Elle vient en effet et vient à grand pas cette nuit où il n'y aura plus rien à faire pour le Salut ; où il ne me restera que ce que j'aurai fait durant le jour de cette vie, où tout ce qui ne sera point en moi Votre œuvre, c'est-à-dire, tout ce qui n'aura point eu votre Esprit pour principe ; votre Volonté pour règle ; votre Gloire pour fin, sera la matière de votre Jugement et de ma condamnation. Faites, Seigneur, que je profite de ce jour pendant qu'il m'éclaire, et avant qu'il se perde dans cette nuit.

Ainsi soit-il.


Dom Robert Morel (1653-1731) – « Entretiens Spirituels en forme de Prières pour servir de préparation à la mort », Prière pour régler son Temps, p. 231-246, chez Jacques Vincent (1746)

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Voir d’autres Prières pour bien régler son Emploi du Temps dans « Toutes les Prières pour les personnes Agonisantes », dans « Toutes les Prières sur la Pénitence », dans « Toutes les Prières sur l’Espérance » et dans « Toutes les Prières sur la Persévérance » (plus d’une centaine)

Voir également de Dom Robert Morel (o.s.b.) :
- La Prière pour régler sa vie Chrétiennement sur les Exemples de Jésus-Christ « Seigneur, faites-moi vivre Saintement comme vivent ceux qui se disposent à bien mourir » de Dom Robert Morel
- La Prière pour régler sa vie Chrétienne sur Celle de Jésus-Christ « Ai-je jamais bien compris ce que c'est que d'être Chrétien, et ce qu'il faut faire pour en mériter le Nom, et pour en remplir les devoirs ? » de Dom Robert Morel
- La Prière pour vivre de la Foi Chrétienne « Seigneur, augmentez en moi la Foi que Vous m'avez donnée » de Dom Robert Morel
- La Prière pour être Fidèle à nos devoirs de Chrétien « Soutenez-moi, mon Dieu, dans la Volonté que Vous me donnez de Vous être plus fidèle » de Dom Robert Morel
- La Prière pour toujours vivre en la Présence de Dieu « Ô mon Dieu, votre Providence nous rappelle sans cesse votre Présence dans notre vie » de Dom Robert Morel
- La Prière pour réparer et recouvrer la Grâce de Dieu « Donnez-moi, Seigneur, ce cœur diligent, humble, reconnaissant qu'il faut avoir pour conserver et pour recouvrer votre Grâce » de Dom Robert Morel
- La Prière pour nous purifier de nos souillures « Ô mon Sauveur, que de Sang n'avez-Vous pas répandu pour nous laver et nous purifier des souillures de notre origine » de Dom Robert Morel
- La Prière pour guérir les plaies et les maladies de l’âme « Apprenez-moi, Seigneur, ce que je dois faire pour guérir mon âme et rendez-moi fidèle à observer ce que Vous m'en aurez appris » de Dom Robert Morel
- La Prière pour s’acquitter de toutes nos dettes « Seigneur, faites je ne vienne jamais à bout de m'acquitter parfaitement de Vous payer ce que je Vous dois avant ma mort soit pour mes péchés, soit pour vos Grâces » de Dom Robert Morel
- La Prière sur l’Humilité « Seigneur, rien ne contribue tant à rendre l'orgueilleux humble que l'humiliation » de Dom Robert Morel
- La Prière sur la Pureté « Esprit-Saint, purifiez-moi de toutes mes iniquités » de Dom Robert Morel
- La Prière sur la Sincérité « Ô Dieu de Pureté, rendez-moi pur et sincère » de Dom Robert Morel
- La Prière pour régler ses sens et sa langue par la raison « Ô Seigneur, apprenez-moi et à parler et à me taire en mettant une sûre garde à ma bouche et une porte à mes lèvres » de Dom Robert Morel
- La Prière de soumission à la Volonté du Seigneur « Sauvez-moi, mon Dieu, parce que je suis à Vous » de Dom Robert Morel
- La Prière pour faire la Volonté de Dieu « Ô mon Dieu, mon cœur est préparé soit à tout faire, soit à tout souffrir » de Dom Robert Morel
- La Prière sur la Miséricorde de Dieu « C'est à votre Miséricorde, ô mon Dieu que je suis redevable » de Dom Robert Morel
- La Prière avant la Confession « Seigneur, ouvrez-moi les yeux sur mes péchés » de Dom Robert Morel
- La Prière après la Confession « Faites, Seigneur, que ma Pénitence soit le sacrifice d'un cœur contrit et humilié » de Dom Robert Morel
- La Prière pour les Personnes Malades « Seigneur, faites-moi bien comprendre l'honneur que Vous me faites en me visitant par des maladies » de Dom Robert Morel
- La Prière pour faire un Saint usage de la Santé « Ô Seigneur, Vous seul pouvez donner la Santé à l'âme et au corps parce que Vous seul avez une souveraine Puissance sur l'un et sur l'autre » de Dom Robert Morel
- La Prière pour bien régler son Emploi du Temps « Ô Seigneur, ne permettez pas que je perde Tout en perdant le peu de Temps qui me reste à vivre » de Dom Robert Morel
- La Prière pour se détacher de la vie présente « Détachez-moi, Seigneur de toutes les douceurs de la vie présente, et je n'aurai plus ni de crainte ni d'aversion de la mort » de Dom Robert Morel
- La Prière pour attendre la mort avec Vigilance, Patience et Persévérance « Rendez-moi, Seigneur, vigilant, attentif, pieux et patient pour comparaître avec confiance devant Votre Tribunal à l’heure de ma mort » de Dom Robert Morel
- La Prière pour attendre et recevoir la mort avec Crainte et avec Confiance « Secourez-moi, Seigneur, dans la nécessité où je me trouve de régler ma Crainte et ma Confiance comme il faut » de Dom Robert Morel
- La Prière pour mourir dans un esprit de Pénitence « Ô mon Dieu, c'est la Pénitence qui nous prépare à votre Royaume mais c'est votre Grâce qui prépare nos cœurs à la Pénitence » de Dom Robert Morel
- La Prière pour penser souvent à l'Éternité « Heureux celui qui s'occupe dans le temps de ce qui doit l'occuper dans l'Éternité » de Dom Robert Morel
- La Prière pour soupirer et gémir après la Vie du Ciel « Seigneur, n'est-il pas temps que je vive comme un de Vos enfants et que j'élève mes yeux et mon cœur vers mon Père qui est dans le Ciel ? » de Dom Robert Morel
- La Prière pour éviter l’Enfer « Ah ! Seigneur, ne me réservez pas à ce feu ténébreux » de Dom Robert Morel
- La Prière pour travailler à se procurer un Jugement favorable « Redressez-moi, mon Dieu, changez-moi et convertissez-moi de telle sorte que je puisse attendre votre Jugement avec confiance et même Le souhaiter avec sincérité » de Dom Robert Morel
- La Prière pour régler nos jugements sur Ceux de Dieu « Apprenez-moi, Seigneur, à régler mes jugements sur les Vôtres selon les Règles immuables de votre Vérité » de Dom Robert Morel
- La Prière pour attendre et recevoir la mort avec Joie « Faîtes, Seigneur, que mon espérance me fasse tressaillir de joie de me voir sur le point de mourir » de Dom Robert Morel
- La Prière pour recevoir la mort avec Amour « Faites, mon Dieu, que je meure par Amour avec Vous et comme Vous sur la Croix » de Dom Robert Morel
- La Prière pour mourir comme meurent les Saints « Que je meure, ô mon Dieu, de la mort des Justes et que ma fin soit semblable à la leur pour mériter d'avoir part à leur Bonheur » de Dom Robert Morel
- La Prière avant de recevoir le Saint Viatique « Accordez-moi, Seigneur, Votre puissant Secours pour une Sainte mort » de Dom Robert Morel